Il n'y a pas qu'en France que les zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) rencontrent des problèmes d'acceptabilité. Lauréat de la mise en place et l'exploitation de la « Clean Air Zone » du Grand Manchester, Egis en fait l'amère expérience depuis l'été 2021. Tout avait pourtant bien commencé pour le Français, groupe international de conseil, d'ingénierie de la construction et d'exploitation. Sa feuille de route était claire : réduire l'utilisation des véhicules à fortes émissions, modifier le comportement des utilisateurs du réseau de transport et encourager l'utilisation de véhicules plus propres et plus économes. Plusieurs véhicules se trouvaient dans le viseur : les bus et autocars, les poids lourds, les véhicules utilitaires légers, les camionnettes, les minibus, les taxis et les véhicules de location privés non réglementaires.
Les autorités locales avaient tout planifié : une phase de mise en œuvre dès juillet 2021 jusqu'à fin janvier 2022, puis une période d'essai et de test sur quatre mois entre février et mai 2022, et enfin, une date de mise en service publique au 1er juin 2022. Et ce, pour une durée de cinq ans, voire une prorogation de trois années supplémentaires.