ZFE : à l'Assemblée, les Insoumis poussent au changement des règles du jeu
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Après les sénateurs, c'est au tour des députés de s'inviter dans le débat politique autour des zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m). Le groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale vient de déposer une proposition de loi visant à changer les règles du jeu. Depuis la loi d'orientation des mobilités (LOM) de 2019, les onze plus grandes métropoles ont mis en place ces espaces routiers où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée au nom de la qualité de l'air. Suivront, au 1er janvier 2025 au plus tard, les trente-deux autres agglomérations de plus de 150.000 habitants, conformément à la loi « climat et résilience » de 2021.
Sauf que sur le terrain, tout ne se passe pas comme prévu. Selon une étude du Sénat réalisée auprès de 51.300 citoyens, 77% des particuliers sondés jugent trop élevé le coût d'acquisition des véhicules propres. Ils déplorent que l'accès des métropoles depuis les zones périurbaines ou rurales est insuffisant pour 51% d'entre eux, tout comme les offres de transports alternatives (42%). Un sondage qui a convaincu le député (LFI) de la 8ème circonscription de l'Hérault, Sylvain Carrière, de présenter un texte « visant au bon développement des ZFE-m ».
À lire également
A la différence du groupe Rassemblement national du Palais-Bourbon qui avait déposé, en janvier, une proposition de loi visant à supprimer cette politique publique, avant qu'elle ne soit rejetée, les Insoumis de l'Assemblée n'entendent pas en finir avec les zones à faibles émissions-mobilité, mais s'affichent « contre en l'état actuel des choses ».
César Armand