C'est un décret publié au Journal officiel le 25 mars 2023 qui a surpris plus d'un responsable politique. Alors qu'elle aurait pu s'abstenir sur la réforme des retraites et qu'elle s'est fait entendre contre le gouvernement sur la fusion de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de son bras technique (IRSN), Barbara Pompili a été chargée d'une mission par la Première ministre. Elisabeth Borne a mandaté la députée (Renaissance) de la Somme sur « l'acceptabilité de la transition écologique à travers l'étude d'un cas emblématique : la mise en place des zones à faibles émissions (ZFE-m) ». Ces espaces où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée, voire interdite au nom de la lutte contre la pollution de l'air.
« Tout cela est absurde », rétorque-t-elle d'emblée à La Tribune, en réponse aux commentaires politiciens qui fleurissent depuis une semaine. « En tant que militante, puis comme élue et enfin comme ministre, j'ai, à chaque fois, été confrontée sur l'acceptabilité de la transition écologique dans ce qu'elle implique de concret », ajoute l'ex-ministre de la Transition écologique de 2020 à 2022.