Le Sénat veut ralentir la mise en place des ZFE, le gouvernement botte en touche
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Les Sénateurs proposent de repousser les dates d'interdiction des Crit-Air 3 pour 2030.
Reuters
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Les Sénateurs proposent de repousser les dates d'interdiction des Crit-Air 3 pour 2030.
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C'est une politique publique vertueuse sur le plan sanitaire mais qui se heurte à des résistances politiques et sociales sur le terrain: les ZFE-m pour zones à faibles émissions-mobilité. Derrière cet acronyme barbare, il s'agit d'espaces routiers où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée au nom de la qualité de l'air. Depuis la loi d'orientation des mobilités (LOM) de 2019, les onze plus grandes métropoles les ont déjà mises en place, suivies, au 1er janvier 2025 au plus tard, des trente-deux autres agglomérations de plus de 150.000 habitants.
Nées dans la loi LOM et renforcées dans la loi Climat & Résilience de 2021, ces ZFE visent à lutter contre la pollution de l'air. Le 17 octobre 2022 et pour la deuxième fois, l'Etat a été condamné par le Conseil d'Etat. Selon Santé publique France, les particules fines et les oxydes d'azote, notamment émis par les véhicules automobiles, ont causé en effet la mort de 47.000 Français rien qu'en 2021.
Sur le terrain, ces espaces routiers se matérialisent par des rectangles blancs bordés de rouge avec, en leur cœur, des cercles rouges surmontés de la mention « Zone » et, juste en dessous, un panonceau où il est écrit « Sauf catégories 1, 2, 3 » avec des cercles vert (pour les véhicules électriques, Ndlr), violet (Crit'Air 1), jaune (2) et orange (3).
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Sauf que tout ne passe pas comme prévu, les particuliers et les professionnels peinant à changer de voiture, faute d'accompagnement et de moyens suffisants de l'Etat et des collectivités concernées. Dès octobre 2022, deux députés MoDem et PS alertent donc l'opinion publique sur un risque de « bazar complet » et de « grogne populaire » suivi par une réponse du gouvernement qui a souhaité apaiser les tensions.