La Normandie mise gros sur l’économie du cheval
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Deauville est la troisième place de marché mondiale pour la vente de jeunes pur-sang, les yearlings, derrière les places américaines et britanniques.
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Deauville est la troisième place de marché mondiale pour la vente de jeunes pur-sang, les yearlings, derrière les places américaines et britanniques.
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Contrairement à ce qu'affirme l'adage, il arrive que l'argent se trouve sous le sabot d'un cheval. Les Normands en savent quelque chose. Nulle part ailleurs en France, le sport équestre et toutes les activités connexes ne pèsent aussi lourd dans l'économie que dans les vertes prairies du bocage. Dans le bestiaire local, le cheval occupe une place à part. La région en nourrit et élève près de 160.000. Plus qu'on ne compte d'humains dans la ville de Caen intra-muros.
Autour de l'équidé, s'est construit un écosystème diversifié qui emploie 20.000 personnes et génère un chiffre d'affaires annuel proche du milliard et demi d'euros. Éleveurs, entraîneurs, selliers, maréchaux-ferrant, cabinets vétérinaires spécialisés (au nombre de 220 ! ), centres de formation... Plus de 5.000 entreprises gravitent autour des champs de course et des haras dont quelques cadors tels que l'incontournable fabricant de vans Théault installé dans la Manche ou la société Normandie Drainage, passée experte dans l'aménagement de pistes et de haras et bâtisseuse du pôle hippique de Versailles aux JO de Paris.
« Cela n'est pas un hasard si c'est dans le Calvados qu'a été créé le tout premier conseil des chevaux [en 1997 ndlr] qui a, depuis, été imité partout », fait valoir l'éleveuse Laurence Meunier, présidente dudit conseil et fondatrice du pôle de compétitivité Hippolia, un cluster ultra-spécialisé dont le nom dit bien la vocation.
Les Jeux équestres mondiaux de 2014 suivis deux ans plus tard de l'élection d'Hervé Morin, lui-même éleveur, à présidence de la Normandie réunifiée, ont donné un nouvel élan à la filière. Des investissements publics de belle taille sont venus la consolider. Dans l'Orne et la Manche, Départements et Région se sont ligués pour remettre à neuf les anciens haras nationaux de Saint-Lô et du Pin, lâchés par l'État.
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Dans le Calvados, le Conseil régional sollicité par l'école de Maisons-Alfort a mis plus de quarante millions sur la table pour pouvoir accueillir à Goustranville les 240 étudiants vétérinaires de l'établissement et leurs enseignants-chercheurs. Les intéressés bénéficient d'un environnement doré sur tranche. « Ici, tout est pensé pour repousser les frontières du savoir et de la performance », vante le président de la Région.
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