Législatives : un programme si coûteux que le RN l’élague

Nicolas Prissette
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Jean-Philippe Tanguy
© LTD / Frederic Petry / Hans Lucas

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Les promesses du RN s'évanouissent au fur et à mesure que la campagne avance. À la veille du week-end, Jordan Bardella a lourdement insisté sur la situation dégradée des finances publiques, laissant entendre que le programme de Marine Le Pen ne serait pas applicable in extenso faute de moyens. Le président du RN s'est même imaginé que la situation serait pire qu'elle n'apparaît aujourd'hui : « Je suis certain, en arrivant à la tête de l'État, qu'on va découvrir beaucoup de dossiers dans les placards », a-t-il fantasmé sur BFMTV vendredi. Une manière d'évacuer les promesses intenables de son parti ou de prévenir la sanction des marchés.
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Sans avancer la moindre recette nouvelle, ni la moindre économie, Bardella a repoussé sine die plusieurs engagements, dont l'exonération d'impôts pour les moins de 30 ans ainsi que la ristourne de charges sur les hausses de salaire jusqu'à 10 %, et il est resté flou sur le retour à l'âge légal de 60 ans pour la retraite, promesse historique de Marine Le Pen. On n'entend plus parler de la baisse de la TVA sur 100 produits de première nécessité ni de la nationalisation des autoroutes. Le projet 2022 de la candidate à l'Élysée avait été évalué au total exorbitant de 120 milliards d'euros par l'Institut Montaigne, ce sera sans doute moins cette fois-ci.
Nicolas Prissette
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