Comment Guerini veut payer les fonctionnaires au mérite
Fanny Guinochet et Nicolas Prissette
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Stanislas Guerini.
© Sandrine Marty/Hans Lucas via Reuters
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Stanislas Guerini.
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L'idée était dans les cartons du gouvernement Borne depuis plusieurs mois. Emmanuel Macron l'a inscrite sur la feuille de route de Gabriel Attal, mardi lors de sa conférence de presse à l'Élysée. Le chef de l'État veut changer la paie des 5,7 millions de fonctionnaires : « Le principal critère d'avancement et de rémunération devra être, à côté de l'ancienneté, le mérite, en tout cas bien davantage qu'aujourd'hui. »
Une petite révolution. La gratification individuelle - ou par service - serait généralisée, afin de récompenser l'atteinte d'objectifs, les initiatives remarquables, etc. Parmi les effets positifs escomptés, l'exécutif espère aussi attirer davantage de candidats aux concours d'entrée, pour beaucoup délaissés. Et permettre aux maires de fidéliser des personnels parfois tentés par le privé. « Les élus locaux sont nos principaux alliés dans ce projet », glisse un proche du dossier.
Le versement de bonus ponctuels et facultatifs est actuellement accessible dans des cas limités, pour les fonctionnaires de l'État. L'ensemble des primes et indemnités représente officiellement 23,8 % des rémunérations, mais ce chiffre est trompeur car il inclut pour l'essentiel des primes permanentes, assimilables au traitement de base.
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Pour réussir cette transformation, Stanislas Guerini va devoir convaincre des syndicats hostiles. Ce fidèle du président devrait rester en place. Emmanuel Macron l'a implicitement reconduit à son poste lundi soir en évoquant la réforme devant des parlementaires de la majorité. Avant le remaniement, il avait prévu de rencontrer les syndicats pour entamer une concertation. Les rendez-vous, annulés, seront repris après la nomination complète du gouvernement. Un projet de loi d'une vingtaine d'articles est attendu fin février.
Fanny Guinochet et Nicolas Prissette