Comment Marine Le Pen a imposé sa présence à la marche
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Marine Le Pen et Jordan Bardella, en juin à l’université d’été du RN à Beaucaire (Gard).
@ ALEXANDRE BRÉ/HANS LUCAS
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Marine Le Pen et Jordan Bardella, en juin à l’université d’été du RN à Beaucaire (Gard).
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C'est où exactement, « au milieu des Français » ? Au Rassemblement national (RN), Marine Le Pen et ses lieutenants martèlent cette expression, aux contours brumeux, pour qualifier la place qu'ils occuperont aujourd'hui dans la marche contre l'antisémitisme organisée à Paris. « Chacun ira où il veut, selon l'ordre d'arrivée dans le cortège », nous expliquait l'avant-veille un poids lourd du parti, tout en reconnaissant que les choses étaient flottantes. D'après Renaud Labaye, secrétaire général du groupe à l'Assemblée nationale, plus de la moitié des 88 députés RN seront présents.
L'un des plus en vue s'interroge : s'ils ne restent qu'entre eux, isolés des autres participants, l'image sera mauvaise. « En même temps, être avec l'élite actuelle, qui a une responsabilité dans la montée de l'islamisme, ce n'est pas top non plus », ajoute le même. Cela tombe bien, les co-organisateurs de l'événement - le président du Sénat, Gérard Larcher, et son homologue du Palais-Bourbon, Yaël Braun-Pivet - ont prévenu qu'ils ne défileraient « pas à côté » des représentants du parti à la flamme. Va pour le milieu, donc.
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