Derrière Le Pen, l’omniprésent M. Tanguy
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Le député RN à l’Assemblée nationale, le 21 mai.
© LTD / Xose Bouzas / Hans Lucas
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Le député RN à l’Assemblée nationale, le 21 mai.
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De son propre aveu, l'intervention n'était pas terrible. « J'étais ému », plaide Jean-Philippe Tanguy. Vendredi, au Palais-Bourbon, le député Rassemblement national de la Somme apprend comme ses collègues la mort de Marie-France Garaud, la très droitière éminence grise de Georges Pompidou puis de Jacques Chirac dans les années 1970. Beaucoup de Français l'ont oubliée, lui non. À la reprise de séance, le numéro deux du groupe RN à l'Assemblée nationale bredouille un éloge funèbre. Lorsqu'on l'interroge plus tard, Jean-Philippe Tanguy retrouve sa verve habituelle : « Garaud a théorisé le gaullisme sans de Gaulle, le bonapartisme sans César. Elle a fondé toute la doctrine souverainiste jusqu'à 2012. » La forme, cocktail d'emphase et de technicité, est typique du personnage. Inconnu pendant ses huit années passées au côté de Nicolas Dupont-Aignan, le diplômé de Sciences-Po et de l'Essec s'est vite plu dans l'hémicycle, terrain de jeu qu'il guignait de longue date.
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