Éric Dupond-Moretti, le procès d’un ministre qui s’est imposé
Ludovic Vigogne
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Le ministre de la Justice en octobre 2022.
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Le 9 octobre, dans l'avion qui emmenait une bonne partie du gouvernement à Hambourg, Éric Dupond-Moretti s'est épanché auprès d'Emmanuel Macron. La veille, sur BFMTV, Élisabeth Borne a été interrogée sur le procès automnal qui attend le garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République (CJR). Celui-ci n'a pas du tout apprécié ce qu'elle a dit. « S'il est condamné, Éric Dupond-Moretti peut-il rester dans le gouvernement ? » a-t-il été demandé à la Première ministre. « Il y a une règle claire qui existe et qui s'est appliquée, y compris dans le précédent quinquennat, à certains ministres », a-t-elle répondu, faisant référence au départ de l'ancien ministre délégué chargé des PME Alain Griset, après sa condamnation pour avoir minoré son patrimoine. Le ministre de la Justice estime que la réponse d'Élisabeth Borne a piétiné sa présomption d'innocence. Il le fait savoir au chef de l'État. Pour un avocat, la dextérité oratoire est la clé de tout.
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