Européennes : Reconquête miné par les guerres de clans
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Marion Maréchal
© LTD / Laurent Coust/ABACAPRESS.COM$
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Et la campagne s'acheva dans l'acrimonie. Éric Zemmour et Marion Maréchal, qui devaient déambuler ensemble vendredi dans un marché du 17e arrondissement de Paris pour leur dernier déplacement, ont fait chambre à part. La nièce de Marine Le Pen a décommandé. « Marion Maréchal est beaucoup allée à la télévision, moi, je suis allé sur le terrain », a pris soin de préciser, le matin même, le président de Reconquête sur CNews. Cela fait des mois que les coutures cèdent au sein du parti d'extrême droite, miné par les luttes internes entre les proches du chef et ceux de sa tête de liste aux européennes.
Question de différends stratégiques, d'abord. Les zemmouristes ont bâti leur aventure politique sur un contraste violent avec le Rassemblement national et ses tentatives de normalisation ; les marionistes ont pour but de remplacer Les Républicains et préfèrent ménager le RN, allié potentiel à leurs yeux. Question humaine, surtout, Reconquête étant l'un des mouvements les plus homogènes sur l'échiquier : l'immigration et le péril supposé de la civilisation française face à l'islam sont le principal combat idéologique de tous ses cadres.
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Rarement mesurées au-delà des 6-7%, les intentions de vote en faveur de Marion Maréchal sont restées mornes tout le printemps. Du reste, que la Zemmourie obtienne ou non une poignée d'élus au Parlement européen, son avenir politique semble ardu. La détestation qui s'est développée entre Sarah Knafo, compagne et conseillère d'Éric Zemmour, mais aussi candidate éligible, et l'entourage de sa tête d'affiche a obéré toute chance de collaboration saine à Strasbourg. Où que ce soit, d'ailleurs.