Fin de vie, le grand débat commence à l’Assemblée

Nicolas Prissette
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Olivier Falorni à l’Assemblée nationale en mars.
© LTD / NICOLAS MESSYASZ/SIPA

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C'est la deuxième grande réforme de société d'Emmanuel Macron, après la PMA. Les députés entament demain l'examen du projet de loi autorisant l'aide à mourir. Le texte donnera le droit à certains malades en fin de vie d'être accompagnés pour mettre fin à leurs jours, sous conditions. Une évolution historique, attendue depuis des décennies par les associations de malades. Seules les personnes majeures atteintes de pathologies mortelles irrémédiables dont les souffrances ne peuvent plus être soulagées y auront accès. Actuellement, la loi interdit en France le suicide assisté ainsi que l'euthanasie (assimilée à un homicide), contrairement à la plupart des pays voisins.
Bien qu'une majorité de Français se montre favorable à cette évolution, selon plusieurs sondages, le débat traverse tous les camps. « Ce n'est pas un sujet politicien. La question engage chaque parlementaire selon sa conscience. Aucun parti ne donnera de consigne de vote », observe Olivier Falorni, rapporteur (MoDem) de la commission spéciale qui a examiné le texte il y a dix jours. Les opposants se trouvent, pour beaucoup, au RN ou chez LR, mais ils sont aussi présents au sein de la majorité, et parfois à gauche.
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Preuve que la mort n'est pas réductible aux clivages habituels, le projet de loi recevra le soutien de nombreux députés LFI. Plusieurs d'entre eux voient même dans la discussion à venir « une lutte des classes » qui opposerait des patients démunis dans la souffrance aux plus riches pouvant se rendre en Suisse pour leurs derniers instants. Au sein de la société, ce sont surtout les associations de soignants et les croyants conservateurs qui sont mobilisés contre (lire ci-dessous).
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