Guillaume Trichard : « Le droit à mourir dans la dignité sera un progrès majeur »
Guillaume Trichard
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Guillaume Trichard, Grand maître du Grand Orient de France
© PASCAL BONNIERE//VOIX DU NORD/MAXPPP
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Guillaume Trichard, Grand maître du Grand Orient de France
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Progrès scientifique et médicaux placent l'humanité face à de nouveaux et immenses défis. Leurs avancées sont pour la plupart hautement bénéfiques. Par bien des aspects, nos vies se sont améliorées, elles se sont allongées aussi. Nous vivons mieux. Mais mourrons-nous pour autant dans des conditions améliorées, dans des conditions moins douloureuses, moins souffrantes, moins désespérées ? L'insuffisance des structures palliatives en France reste très problématique. Mais ce sont surtout les lacunes de notre dispositif législatif d'accompagnement des mourants qui demeurent frappantes. Il est urgent que notre pays se dote d'un droit à mourir dans la dignité.
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Or le gouvernement vient à nouveau, cette semaine, d'en repousser la perspective. Depuis des décennies, la France tergiverse, hésite, doute. La plupart de nos voisins, eux, ont statué : en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne ou encore en Suisse et en Allemagne, chaque homme et chaque femme est désormais maître de sa fin. S'il ou elle estime que les maux infligés par la maladie ou l'extrême vieillesse attentent à son intégrité physique et morale, s'il a l'intime conviction que son existence n'est plus qu'un long cortège de plaintes insoutenables, de diminution inexorable et d'affaiblissements innommables, il peut recourir à ce droit: mourir dans la dignité. Aujourd'hui, comme en attestent toutes les études d'opinion, nos concitoyens sont prêts à inscrire ce droit dans la loi. Ils le réclament. Et le Comité consultatif national d'éthique en a acté la nécessité. Une convention citoyenne également, voulue par le président de la République, qui s'y était engagé durant la dernière campagne présidentielle.
Guillaume Trichard
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