Habituellement, seuls quelques clients plus ou moins tapageurs d'une célèbre discothèque parisienne perturbent le calme de l'avenue Foch. Mais depuis lundi, c'est un tout autre spectacle qui vient briser le silence de l'écrin paisible du XVIe arrondissement. En lieu et place des habituels Champs-Élysées, voilà une semaine que les 4 000 défilants du 14-Juillet s'y donnent rendez-vous à tour de rôle avant l'aube et s'échinent à répéter leur procession millimétrée. Ultimes révisions avant la grande représentation ce matin. Au loin, même l'Arc de Triomphe est présenté dans une asymétrie nouvelle, symbole d'une édition qui rompt avec les coutumes.
Pour parler du défilé qu'il organise en partie, le général Éric Chasbœuf, adjoint au Gouverneur militaire de Paris, se refuse à employer le terme « réduit » et préfère le mot « adapté ». Face à l'impossibilité de défiler sur les Champs-Élysées - la place de la Concorde étant occupée par les Jeux olympiques -, c'est cette avenue longue de 600 mètres, aux appartements bourgeois et luxueux, qui a été préférée il y a dix mois. Moins large, elle a contraint le gouvernorat militaire de Paris à faire des choix. « Le volume des défilants à pied a été réduit de 20 %, et le défilé motorisé sera aussi écarté », reprend le général. Le défilé aérien reste quant à lui intact pour cette édition.