Jusqu’à quel point Bayrou a-t-il troublé le MoDem ?
Ludovic Vigogne et Caroline Vigoureux
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François Bayrou
© Alain Apaydin/ABACAPRESS via Reuters
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François Bayrou
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Dans cette semaine folle, François Bayrou s'est posé beaucoup de questions. Y compris celle de rester haut-commissaire au Plan, fonction qu'Emmanuel Macron lui avait confiée en 2020. « J'envisage de quitter mon poste », glisse-t-il mercredi soir à ses troupes
MoDem, attablées chez Marc Fesneau, au ministère de l'Agriculture. L'ambiance au dîner est plus que pesante. Juste avant, sans prévenir personne, François Bayrou a appelé l'AFP pour dire qu'il ne participerait pas au gouvernement pour cause de « désaccord de fond ». Au sein de la majorité, une crise s'ouvre. L'explication de gravure est sévère entre François Bayrou et ses députés, qui n'apprécient pas, malgré toute l'affection qu'ils ont pour leur chef, d'être ainsi mis devant le fait accompli. « Je ne serai l'otage de personne » : dès le début des échanges, Marc Fesneau a mis les pieds dans le plat.
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Depuis lundi et sa relaxe dans l'affaire des assistants du MoDem (le parquet a fait appel jeudi), qui a compris ce qui s'est passé dans la tête de François Bayrou ? La semaine précédente, quand la possibilité de sa nomination au ministère de l'Éducation a commencé à circuler, il s'est montré sans ambiguïté avec ses proches : jamais il ne serait ministre de Gabriel Attal. Et puis, tout a changé. Le centriste, qui a vu dès lundi le chef de l'État, est finalement prêt à revenir Rue de Grenelle, vingt-sept ans après avoir quitté le ministère. Ses proches tentent pourtant de l'en dissuader : « Tu as plus de coups à prendre que de lauriers. »
Ludovic Vigogne et Caroline Vigoureux