C'est l'un des rares sujets de divergence entre l'Élysée et Matignon. Le « cas » Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux olympiques sous le gouvernement Borne, qui a vu son portefeuille considérablement élargi à la faveur du dernier remaniement puisqu'elle a aussi hérité du ministère de l'Éducation nationale. Une super-ministre, cinquième dans l'ordre protocolaire gouvernemental, qui n'en finit pas d'enchaîner les fautes de carre. Dès sa toute première prise de parole, elle a remis en question l'école publique et ses « paquets d'heures non remplacées », pour tenter de justifier l'inscription de ses trois enfants dans le très sélectif établissement privé Stanislas à Paris. Des débuts impardonnables pour les syndicats de l'Éducation nationale. L'ampleur de la grève du monde de l'éducation jeudi dernier a sonné comme une première alerte. Un enseignant sur cinq s'est mobilisé contre la politique scolaire de l'exécutif, une nouvelle grève est prévue mardi.