« La compétition ne me fait pas peur » (Édouard Philippe)
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Édouard Philippe, jeudi à la mairie du Havre.
© ÉLIOT BLONDET/ABACAPRESS POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Édouard Philippe, jeudi à la mairie du Havre.
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La semaine prochaine, Édouard Philippe débutera une série de déplacements au long cours. Pendant trois jours, il s'installera dans les Pays de la Loire et sillonnera la Mayenne et la Sarthe. La semaine suivante, il en passera quatre à La Réunion. Au début de mars, il rééditera l'exercice dans une autre région... À chaque fois, privilégiant les sous-préfectures, celui qui prépare sa candidature à la présidentielle de 2027 cherchera à prendre le pouls des profondeurs du pays. « On sent que lui voit des électeurs », avait noté à travers ses interventions Jordan Bardella, cet automne, à l'occasion des deux rendez-vous de Saint-Denis, organisées par Emmanuel Macron avec les chefs de parti. Le maire du Havre va continuer à tracer sa route.
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Autour de lui, cet hiver, le paysage a pourtant considérablement changé. Emmanuel Macron vient d'opérer un big bang qui l'a forcément impacté. À Matignon, une nouvelle étoile est peut-être née. Au sein de la majorité, l'axe des planètes a évolué. Jusqu'où cela peut-il le menacer, alors qu'il a pour l'instant choisi d'être discret ? « J'ai regardé ce qui s'est passé avec intérêt et une certaine distance. Sans m'énerver, et en sachant que l'essentiel est moins la composition du gouvernement que ce qu'il doit faire, confie Édouard Philippe à La Tribune Dimanche. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est que la France avance. J'ai envie que le gouvernement apporte des solutions. Dans toute la mesure où je pourrai le soutenir, je le soutiendrai. Je suis un joueur collectif. »