Derrière le rejet de la fusion Agir/Horizons, la dernière guerre des droites

Marc Endeweld
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Édouard Philippe n'est pas content, mais alors pas du tout. Comme je l'écrivais il y a quinze jours, l'ambiance continue d'être glaciale entre l'ancien Premier ministre et Emmanuel Macron : « Je ne demande rien. Mais je n'ai pas envie qu'on m'emmerde, puisque c'est un terme à la mode », a balancé le premier à L'Opinion en début de semaine. Les macronistes accusent le maire du Havre de ne pas être suffisamment loyal, et de ne pas faire assez campagne pour Emmanuel Macron. Les fans d'Édouard considèrent que leur champion est méprisé par l'Elysée. Et surtout, l'initiateur du parti Horizons n'a pas apprécié que la fusion avec la formation Agir ne se fasse pas, sur ordre présidentiel.
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L'Elysée aurait été jusqu'à laisser entrevoir la possibilité pour Franck Riester, aujourd'hui ministre délégué chargé du commerce extérieur et aujourd'hui président d'Agir, d'être nommé à la présidence du château de Versailles après l'élection, alors que le mandat de Catherine Pégard est officiellement terminé (elle assure l'intérim en attendant une nouvelle nomination). Cette éventuelle récompense, ce poste grand luxe, pourrait plaire à Riester, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, devenu au début du quinquennat ministre de la Culture... « C'est bien la DRH façon Macron ! », raille un ancien proche du président. Quoi qu'il en soit, depuis qu'Édouard Philippe a exprimé sa (très forte) mauvaise humeur, les macronistes tentent de faire de la câlinothérapie. Reste que fusion il n'y aura pas, alors que quelques mois plutôt celle ci ne faisait pas l'ombre d'un débat au sein de l'exécutif et de la majorité.
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