Macron et Borne entrent en zone de turbulences
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Le président Emmanuel Macron et la Première ministre Élisabeth Borne, le 18 juin au Mont-Valérien.
© Mohamed Badra / Pool / AFP
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Ils sont six autour d'elle. Jeudi, Élisabeth Borne a convié à dîner à Matignon Gérald Darmanin, Gabriel Attal, Christophe Béchu, Marc Fesneau, Franck Riester et Olivier Véran. Les agapes ont duré jusqu'à 22 h 30. L'ambiance a été plutôt bonne. Ce n'était pas évident. Les relations entre la Première ministre et le locataire de la Place Beauvau sont devenues tendues depuis cet été.
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Si Élisabeth Borne a souhaité réunir ces six ministres, ce n'est en rien pour un moment de convivialité. Avec eux, elle veut réfléchir à ce que le gouvernement devrait faire à partir de janvier, une fois la haie parlementaire sur l'immigration passée. Autour de la table, la locataire de Matignon ne prend pas beaucoup la parole. Elle note surtout ce que disent les présents. Ceux-ci la sentent en demande. Gérald Darmanin plaide ainsi pour que la majorité entre très vite dans la campagne des élections européennes, qui auront lieu le 9 juin. Le ministre de l'Intérieur ne cache pas depuis des jours redouter les conséquences désastreuses qu'aurait un écart de 10 points entre la liste du RN et celle de la majorité. Pour conduire cette dernière, des noms sont évoqués. Bruno Le Maire ne serait-il pas la meilleure solution ? Le ministre des Finances, qui ne veut pas en entendre parler, avait été convié ce soir, mais il est à Londres.
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