Mais que fabrique Éric Ciotti ?
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Éric Ciotti au pupitre.
© LTD / Laurent Coust/ABACAPRESS
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Éric Ciotti au pupitre.
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Qui ne tente rien n'a rien. Mi-juillet, alors que les députés fraîchement élus aux législatives se répartissaient titres et bureaux, une poignée d'entre eux a cru pouvoir investir un recoin prestigieux de l'Assemblée nationale. Éric Ciotti a emmené les 15 membres de son groupe au quatrième étage de la questure. Le député des Alpes-Maritimes connaît bien les lieux, ayant lui-même été questeur depuis 2018. C'était compter sans le veto de sa remplaçante. Élue du même département, Michèle Tabarot a juré la perte du président de son parti, Les Républicains. Éric Ciotti en a gardé les rênes malgré le refus de la quasi-totalité de ses cadres de s'allier au Rassemblement national. Hors de question pour la nouvelle questeur de le laisser occuper les mêmes locaux. Ce sont finalement une dizaine de députés RN, dont Sébastien Chenu et Alexandre Loubet, qui ont emménagé.
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« Certaines attitudes n'appellent qu'au silence, minimise un proche du Sudiste. Avec le reste du parti, ça s'est beaucoup apaisé. » C'est une manière de voir les choses. Il est vrai que le chef banni de la droite, qui claironne son indépendance tout en étant associé à Marine Le Pen, a gardé contact avec quelques barons LR comme Brice Hortefeux ou François Baroin. De quoi exaspérer les parlementaires du canal historique, qui ont accepté la tutelle de Laurent Wauquiez et dont le principal objectif est de « sortir Ciotti » de la maison. La clarté de leur stratégie - compliquée par l'hypothèse d'un gouvernement comptant des ministres issus de leurs rangs - en dépend. Hier à Levens, dans une circonscription voisine de Nice, l'ancien sarkozyste a lancé son Union des droites pour la République. Une UDR 2.0, donc, allusion peu subtile à une formation historique du général de Gaulle.
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