Après que son conjoint ait révélé avoir eu recours à une mère porteuse pour donner naissance à leur petit Georg, le chef du groupe parlementaire chrétien-démocrataire (CDU-CSU) au Bundestag a été contraint de démissionner.C’est une polémique qui a enflammé le début d’été des Allemands et dont Friedrich Merz se serait bien passé. Jens Spahn, chef au Bundestag du groupe parlementaire chrétien-démocrate (CDU-CSU), le parti du chancelier, a annoncé sa démission le 18 juillet. Depuis mercredi 15 juillet et un poste de son conjoint révélé sur les réseaux sociaux, ce grand espoir du camp chrétien-démocrate était sur la sellette. Son époux y révélait que le couple avait eu un enfant, le petit Georg, grâce à la gestation pour autrui (GPA).
Problème : outre-Rhin, la GPA est proscrite par plusieurs lois, dont celle relative à la protection des embryons. Les médecins qui la favorisent risquent jusqu’à trois ans de prison.
Double discours
C’est de ses amis conservateurs que sont partis les coups les plus durs contre le patron des parlementaires du CDU-CSU. Lui sont notamment reprochés son double discours et le fait de ne pas respecter en privé les lois qu’il vote en tant que député.
On lui rappelle aussi qu’en 2020, au cours de son passage au ministère de la Santé, il avait rejeté la requête du parti libéral FDP d’assouplir la législation sur la GPA. « Ces derniers jours, j’ai compris que mon bonheur personnel, qui consiste à fonder une famille avec mon mari et à devenir père, est incompatible avec ma fonction politique », écrit Jens Spahn dans une lettre adressée à ses collègues parlementaires.
Plus tôt dans la semaine, Friedrich Merz avait tenté d’éteindre l’incendie en affirmant qu’il n’était pas question de remettre en question la loi.