Ce n'est pas encore un axe, mais la présidente de l'Assemblée nationale se réjouit de la présence de l'ancienne Première ministre au Palais-Bourbon. Élisabeth Borne, qui juge en privé que « la majorité ne réfléchit pas assez », s'active. Pour l'ancienne préfète, qui a retrouvé ses anciens ministres Olivier Véran et Clément Beaune dans l'hémicycle , il n'est pas question de retraite politique. Lors d'une de ses premières prises de parole publiques le mois dernier, la députée du Calvados s'est montrée catégorique : « Moi, j'ai une ambition, celle de continuer à servir mon pays de la meilleure façon. Pas en étant à la tête d'une entreprise publique : ça, je vous remercie, j'ai déjà fait ! Et pas en étant dans des fonctions dans lesquelles on est amené à s'enfermer dans un devoir de réserve. ». Pourtant Yaël Braun-Pivet verrait bien sa collègue présider le Conseil constitutionnel : « Élisabeth serait une bonne solution », confie-t-elle. Cela ferait d'elle la première femme à la tête de cette institution. Le nom du successeur de Laurent Fabius sera connu en février 2025. Et c'est Emmanuel Macron qui le désignera.