Rima Hassan : la candidate insoumise qui se vit comme une « icône »
Caroline Vigoureux
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Rima Hassan, le 6 avril à Argenteuil.
© LTD / Pierrick Villette/ABACAPRESS.COM
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Rima Hassan, le 6 avril à Argenteuil.
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À la table du déjeuner, dans un restaurant près de la place de la République, trois Insoumis font face à Rima Hassan : Jean-Luc Mélenchon, la présidente du groupe à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, et le député du Val-d'Oise Paul Vannier, chargé des élections. En cet automne 2023, les questions pleuvent. Les Insoumis la sondent sur la nature de son engagement, elle veut savoir comment ils fonctionnent. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a découvert la juriste franco-palestinienne quelques semaines plus tôt, lorsqu'elle était venue animer une conférence à leur université d'été. Les attaques du 7 octobre renforcent à leurs yeux la légitimité de sa présence sur la liste de Manon Aubry pour les européennes du 9 juin.
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La trentenaire leur raconte sa vie - du camp de réfugiés en Syrie où elle est née jusqu'à son arrivée en France à Niort à 9 ans, puis sa naturalisation à 18 ans - et son parcours, elle qui a fondé l'Observatoire des camps de réfugiés en 2019 puis, quatre ans plus tard, le collectif Action Palestine France. Sa connaissance aiguë de la question palestinienne impressionne les Insoumis. Ils ont le sentiment d'avoir face à eux une intellectuelle à la pensée bien construite.
Caroline Vigoureux