Soutien à l’Ukraine : l’UE peut faire bien mieux
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© REUTERS/Yves Herman TPX IMAGES OF THE DAY
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Revenu de Washington en début de semaine sans avoir convaincu le Congrès de débloquer les 60 milliards de dollars dont ses forces armées ont un besoin urgent, le président ukrainien Volodymyr Zelensky vient de trouver un motif de satisfaction en Europe. Au moment où sa cote de popularité est au plus bas, que le soutien international marque le pas et que la Russie renforce ses positions sur le champ de bataille, l'UE a en effet voté l'ouverture des négociations avec l'Ukraine pour son adhésion.
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La décision a été prise à l'unanimité par 26 pays, en l'absence de la Hongrie, lors de la tenue du Conseil européen à Bruxelles jeudi et vendredi. En revanche, son Premier ministre Viktor Orbán a mis son veto au plan de financement (33 milliards de prêts et 17 milliards de dons) sur quatre ans pour soutenir l'économie de l'Ukraine et son effort de guerre. « J'attends de Viktor Orbán dans les prochains mois que, ses intérêts légitimes étant pris en compte, il se comporte en Européen et ne prenne pas en otage nos avancées politiques », a averti Emmanuel Macron à l'issue du sommet. Le président français faisait allusion aux 10 milliards d'euros débloqués mercredi au profit de Budapest, sur les 30 milliards gelés par la Commission européenne pour sanctionner le non-respect des obligations d'un pays membre de l'UE, en particulier en matière d'indépendance judiciaire et de lutte contre la corruption. Le leader hongrois a bien l'intention de troquer le restant à l'occasion des prochaines négociations sur le plan en janvier.