Présidentielle 2017 : qui sont les candidats à la primaire de la gauche ?

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Ils sont 9 candidats à postuler pour la primaire du PS et de ses alliés, six socialistes et trois non adhérents. Mais la Haute Autorité doit statuer samedi 17 décembre sur la validité de leur participation.
Ils sont 9 candidats à postuler pour la primaire du PS et de ses alliés, six socialistes et trois non adhérents. Mais la Haute Autorité doit statuer samedi 17 décembre sur la validité de leur participation. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principales déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Au programme du jour: les 9 candidats à la primaire du PS et de ses alliés.

Cette fois, les dés sont jetés. Depuis le jeudi 15 décembre à 18 heures, il n'est plus possible de poser sa candidature à la primaire de "la belle alliance populaire" organisée par le Parti socialiste et ses alliés. In fine, ils sont neuf à avoir déposé leur candidature et, pour les membres du PS, les parrainages nécessaires qui vont avec. Il faut désormais attendre samedi 17 décembre la validation par la Haute autorité des primaires citoyennes pour savoir qui exactement sera sur la ligne de départ de cette campagne pour la primaire de « gauche » dont les deux tours auront lieu les 22 et 29 janvier 2017.

Neuf candidats : des vedettes et des inconnus

Manuel Valls, 54 ans, ancien Premier ministre. Ce sera sa deuxième primaire puisqu'il avait participé à la précédente en 2011 où il avait recueilli 5,6% des suffrages. Il s'était alors immédiatement rallié à François Hollande

Arnaud Montebourg, 54 ans, ancien ministre du Redressement productif puis de l'Economie, chantre du « made in France ». Il quitte Bercy en 2014 en désaccord politique avec ligne « tout pour la politique de l'offre » développée par le tandem Hollande/Valls. Lui aussi participe à sa deuxième primaire. En 2011, il était arrivé troisième derrière Martine Aubry et François Hollande, avec 17% des suffrages.

Vincent Peillon, 56 ans, l'invité de quasi dernière minute de cette primaire est ancien ministre de l'Education Nationale. Il avait quitté son ministère quand Manuel Valls a remplacé Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre. Il considéré comme le représentant de la ligne « centriste » du PS qui refus de voir Manuel Valls, représnent de l'aile droite, prendre le leadership du parti.... Après la présidentielle.

Benoit Hamon, 49 ans, classé à la « gauche » du parti, il est ancien ministre Délégué à l'économie sociale et ancien ministre de L'Education nationale. Il a été contraint de quitter le gouvernement en août 2014 en même temps que Arnaud Montebourg, son désaccord avec la ligne politique suivie étant trop criant. Il défend l'idée d'instaurer un revenu universel et milite pour un fort développement du temps de travail choisi.

Gérard Filoche, 70 ans. Il se classe à la gauche du PS dont il est membre du bureau national. Ancien inspecteur du travail charismatique, il fût la hantise de bien des patrons. Ce grand spécialiste du droit du travail est un adversaire convaincu de la a « loi Travail » portée par Myriam El Khomri. Il défend le passage aux 32 heures, la retraite à 60 ans et une limitation des hauts revenus.

Fabien Verdier, 35 ans, est le véritable invité surprise de cette primaire. Membre du Conseil national du PS, passé par de nombreux cabinets ministériels, il se veut le chantre des « classes moyennes ». Un communiqué de ses soutiens laisse entendre que des pressions sont exercées pour faire "retoquer" sa candidature par la Haute autorité.

D'autres candidats non membres du PS sont également en lice.

Il y a d'abord Sylvia Pinel, 39 ans, seule femme présente dans la compétition. Présidente du parti des Radicaux de gauche, ancienne ministre délégué à l'Artisanat, elle deviendra ministre du Logement après la démission de Cécile Duflot. Elle a hésité à passer par la case primaire avant de s'y résoudre.

François de Rugy, 43 ans, député de Loire-Atlantique et ancien d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV). Il a quitté le parti « écolo » en désaccord avec sa ligne « anti gouvernementale », puis le groupe EELV de l'Assemblée nationale. Il rallie alors le groupe socialiste. Il a fondé un micro parti « le Parti écologiste ». A ce titre, il n'est pas obligé de fournir les parrainages nécessaires pour postuler à la primaire, à l'instar des trois autres candidats hors PS.

Jean-Luc Benhamias, 62 ans, est un « écolo » atypique qui fût secrétaire national des Verts, puis vice-président du... MoDem (qu'il a quitté en 2014). Lui aussi a fondé son micro parti « le Front Démocrate ».

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Commentaires
a écrit le 17/12/2016 à 11:10 :
CE NE SONT QUE DES DOUBLURES CINQ ANS CA SUFIT? UN RETOUR A LA BASE LEURS FERAS DU BIEN?QUAND ONT VOIS LE JEUX DES CHAISES MUSICALES DE CHANGEMENT DE POSTE A HAUTE RESPONSABILITE MINISTERIEL OU CERTAIN NE METTENT JAMAIS LES PIEDS ET TOUCHENT QUAND MEME LEURS SALAIRES? LA MOITIE DES HOMMES POLITIQUE SONT BON A RIEN LES AUTRE SONTPRES A TOUS?/// COLUCHE///OU LES PROMESSES N ENGAGENT QUE CE QUI Y CROIS???
a écrit le 17/12/2016 à 7:34 :
Je pense que cette primaire va faire un bide. Aucun n'a la carrure d'un président et il est fort probable que ce manque de charisme soit, a l'image de Hollande,les raisons d'un probable renoncement.

Je ne doute pas de leurs bonne fois mais de leurs capacités a affronter le monde impitoyable des présidents.
a écrit le 16/12/2016 à 16:20 :
La seule question qui vaille c'est à combien de votants ont dit que c'est un vide total cette primaire, 1 million? moins?
Réponse de le 16/12/2016 à 21:40 :
Il faut fixer un seuil raisonnablement atteignable : 10000 ?

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