Primaire de la droite : un premier débat réglé au millimètre

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Les sept candidats à la primaire de la droite ne bénéficieront que de 15 minutes chacun de temps de parole lors du premier débat qui va les opposer sur TF1 jeudi 13 octobre.
Les sept candidats à la primaire de la droite ne bénéficieront que de 15 minutes chacun de temps de parole lors du premier débat qui va les opposer sur TF1 jeudi 13 octobre. (Crédits : Statista*)
Jeudi 13 octobre sur TF1 et RTL, aura lieu le premier débat entre les sept candidats à la primaire de la droite. Pour éviter des dérapages, tout a été préparé dans les moindres détails.

Vont-ils réussir à se tenir et à ne pas lâcher leurs coups ? Jeudi soir, le trio TF1-RTL-Le Figaro organise le premier débat télévisé confrontant les sept candidats à la primaire de la droite et du centre. Deux autres suivront les 3 novembre (BFM et I-Télé) et 17 novembre (France Télévision et Europe 1). Puis un dernier débat sera organisé entre les deux finalistes quelques jours avant le second tour du 27 novembre.

L'enjeu de ce premier débat n'a échappé à aucun des candidats et à leurs équipes. Pour tenter d'éviter les dérapages et pour que l'affaire ne tourne pas au pugilat général entre des hommes et une femme qui n'ont pas ménagé les petites phrases jusqu'ici, des précautions extrêmes ont été prises, jusque dans les moindres détails. Les équipes des candidats se sont donc réunies le 19 septembre pour tout caler.

Un temps de parole limité à... 15 minutes par candidat

Les sujets économiques, sociaux et régaliens seront au programme de ce débat programmé à 21 heures et qui devrait durer environ deux heures. A total, le temps de parole de chaque candidat sera limité à ... 15 minutes. Ce qui signifie qu'ils devront répondre aux questions posées en une minute maximum... Certains bavards impénitents vont avoir du mal. Et difficile d'étayer une idée originale dans un laps de temps aussi réduit. Les candidats auront le droit de s'interpeller, mais le concurrent visé n'aura que ... 30 secondes pour répondre. Difficile !

Sarkozy au centre du plateau

Même le placement sur le plateau derrière des pupitres (opaques) a été tiré au sort : Nicolas Sarkozy a gagné, il occupera donc le centre de la scène avec à sa gauche Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko Morizet. Sur sa droite, on trouvera Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson - le seul candidat qui n'appartient pas au parti « Les Républicains » - et François Fillon.

Jean-François Copé prendra la parole en premier et chacun aura une minute pour se présenter. A la fin de l'émission, c'est Alain Juppé qui clôturera le débat.

Interdiction de filmer l'arrivée des candidats

Même l'arrivée des candidats a posé question. TF1, selon des informations d'Europe 1, souhaitait les filmer via une caméra portative GoPro embarquée dans leur voiture. Mais François Fillon, Nicolas Sarkozy - qui a fustigé « cette élite qui ne prend pas le métro » - et Alain Juppé ne souhaitaient pas trop qu'on les voit conduits par... un chauffeur.

Du côté des journalistes, Gilles Bouleau (TF1), Elisabeth Martichoux (RTL) et Alexis Brézet (Le Figaro) auront la redoutable tâche de ne pas donner l'impression de privilégier ou, au contraire, de piéger, tel ou tel candidat à travers leurs questions. Les internautes pourront également poser leurs questions.

Tous les candidats se sont préparés à ce premier débat, important en termes d'image... Tous ont dû se faire visionner le premier débat qui avait opposé en 2011 les candidats à la primaire de la gauche...

*Un graphique de notre partenaire Statista

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Commentaires
a écrit le 13/10/2016 à 18:29 :
Monsieur Juppé propose de réduire, même supprimer les charges sociales pour les salariés au SMIC...cela ne risque pas d'aggraver la situation financière pour les caisses de retraites, la Sécurité Sociale, Pôle Emploi,....?
Réponse de le 14/10/2016 à 11:35 :
Les cotisations sociales, souvent appelées de manière impropre charges sociales par les employeurs et la droite en regle générale.

Ces cotisations sociales correspondent donc à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.
a écrit le 13/10/2016 à 16:23 :
"Un temps de parole limité à... 15 minutes par candidat"

15 minutes !? Hou la la mais c'est énorme ! Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir dire pendant tout ce temps...

IL faudra franchement être au bord du suicide pour avoir envie de regarder ce spectacle grotesque, un de plus et c'est pas le dernier.
a écrit le 13/10/2016 à 13:23 :
les retraités vivent de plus en plus dans la precaritée depuis plusieurs année pour cause de non augnentation des pensions de retraites alors qu'il s'agit d'un contrat de travail avec l'etat de plus de 40 ans compte t'ils revaloriser ses pensions de manière signifiquative

attention les retraités vont voter ne les poussés pas vers le FN
Réponse de le 13/10/2016 à 17:24 :
Aucune chance..il faudra attendre..
Réponse de le 13/10/2016 à 17:35 :
"les retraités vivent de plus en plus dans la precaritée depuis plusieurs année "

C'est lui qui a mis le plus les retraités dans la précarité , en particulier la troisieme mesure reellement appliqué qu'en 2010.( pas tous d'ailleurs les retraités cadres s'en sortent très bien).

La réforme Balladur de 1993 a allongé la durée de cotisation nécessaire pour liquider sa retraite à taux plein de 37,5 ans à 40 ans dans le privé ; elle a également, toujours dans le privé, fait passer de 10 à 25 le nombre d'années de salaire prises en compte pour le calcul de la pension de retraite.
Une troisième mesure a eu un impact très important sur le niveau des pensions de retraite : c'est le passage d'une indexation sur les salaires à une indexation sur les prix pour le calcul des pensions et leur réévaluation annuelle dans le régime général.
a écrit le 13/10/2016 à 9:46 :
Amis du temps à perdre, bonjour.

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