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Événements
ÉconomiePrésidentielle 2017

Quand Sarkozy tente de surfer sur la victoire de Trump

Photo de Jean-Christophe Chanut

Jean-Christophe Chanut

Publié le 10 novembre 2016 à 10:27 - Mis à jour le 10 novembre 2016 à 13:40

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La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principaux faits et déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Aujourd'hui: comment Sarkozy tente de surfer sur la victoire de Trump; comment Juppé refuse le débat peuple/élite et comment NKM interprète l'élection américaine

A 10 jours du premier tour de la primaire de la droite, le 20 novembre, l'élection surprise de Donald Trump aux USA occupe tous les esprits des candidats. Certains cherchent à surfer sur la vague, tel Nicolas Sarkozy, d'autres, au contraire refuse de rentrer dans un débat "peuple contre élite" jugé scabreux, tel Alain Juppé.

Sarkozy se pose en porte-parole du peuple...

Invité de France 2 ce jeudi matin, l'ancien chef de l'État a dit entendre la colère exprimée par le résultat du scrutin américain. Manifestement, Nicolas Sarkozy cherche à occuper la place de porte-parole d'une majorité silencieuses en soulignant que «17 millions d'anglais ont choisi le Brexit (et) que 58 millions d'américains ont choisi Donald Trump (...). En démocratie, l'électeur a raison. Y compris lorsqu'il a choisi, il y a cinq ans, M. Hollande, c'est la règle. Et j'ai félicité M. Hollande, il a exercé le pouvoir et on s'est rendu compte de la catastrophe absolue à laquelle nous étions confrontés».

Nicolas Sarkozy a appelé «les responsables politiques (à entendre) les peuples plutôt que de dire: "ce sont des populistes, ils ont eu tort, ils se sont trompés" (...). Il y a une colère populaire, une réalité vécue par les gens, qui ne se reconnaissent plus dans les médias et une grande partie des politiques», Il a ajouté qu'il fallait arrêter de «se boucher le nez et donner des leçons de morale». De l'art de surfer...

... et Juppé refuser la démagogie du débat peuple/élite

A l'inverse, dans un tout autre registre, Alain Juppé, a refusé de rentrer dans ce débat entre peuple et élite. En meeting à Bordeaux, il a lancé :

"Je dis non aux clivages, je dis non à la démagogie qui dresse les Français les uns contre les autres, par exemple les élites contre le peuple, cela ne mène à rien, sinon à des blocages qui seront peut-être plus dangereux encore. Je continuerai à mener une campagne digne, au fur et à mesure qu'on se rapproche du premier tour de la primaire, certains se complaisent dans le caniveau", L'attaque est sévère... mais il a rappelé que certains le surnomment "Ali Juppé". Et d'ajouter :

"Voici qu'on me taxe de salafisme et d'antisémitisme. Honte aux menteurs, honte aux calomniateurs, honte aux manipulateurs d'extrême-droite et à leurs complices!", Et pour que le message soit bien clair, l'ancien Premier ministre a nommé son ennemi : "Le FN ment (...). C'est Pétain contre De Gaulle et nous c'est De Gaulle!", a-t-il dit, alors qu'il avait entamé son discours par un hommage au Général, en cette journée anniversaire de sa mort.

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Alain Juppé explique qu'il a vu "se dessiner deux France" au cours de ses deux années de campagne, une "conquérante" et "à l'aise dans la mondialisation", et l'autre "en souffrance, en décrochage, qui éprouve un sentiment d'abandon et d'incompréhension".

"Mon objectif, mon ambition, mon rêve, c'est de réconcilier ces deux France, par l'écoute, par le dialogue, dans la dignité, en disant la vérité qui est le contraire du populisme, voilà ce que je veux faire", a-t-il dit.

"Le 20 novembre je propose aux Français de dire non à une France frileuse, repliée sur elle-même, hostile à l'Union européenne, infidèle à ses racines chrétiennes qui nous parlent d'amour et non pas de haine du prochain".

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Nathalie Kosciusko Morizet, autre candidate à la primaire a elle estimé sur France Inter que Donald Trump "a su saisir les raisons de la colère. Pas dans un programme de 1.000 pages, 300 fiches avec beaucoup de technos autour, non." ... Une allusion à peine voilée à Bruno Le Maire et son programme de gouvernement .... Mille pages.

Jean-Christophe Chanut

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