Recherche : qui étudie quoi en Occitanie ?

L'Occitanie compte 22.100 chercheurs dans le public, et 68.600 emplois de conception-recherche.
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L'Occitanie compte 22.100 chercheurs dans le public, et 68.600 emplois de conception-recherche.
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En Occitanie, les dépenses de recherche et développement s'élevaient à 5,8 milliards d'euros, soit 3,5 % du PIB régional en 2017, selon les dernières données consolidées par l'INSEE en région. Un effort soutenu qui permet à l'Occitanie de se classer au 3e rang des régions françaises si on considère le montant des dépenses (loin derrière l'Île-de- France à 20,3 milliards d'euros, et Auvergne-Rhône- Alpes à 7,0 milliards d'euros) mais en tête des régions françaises, devant l'Île-de-France, sur le montant rapporté au PIB.

Classement des régions française selon leurs dépenses en recherche (INSEE).
L'Occitanie se place dans le Top 20 des 271 régions européennes, et elle est la seule région française à dépasser l'objectif européen de 3% du PIB consacré à la recherche.
Ces investissements, « les mêmes qu'il y a dix ans », souligne l'INSEE, sont élevés dans la recherche à la fois publique et privée.
Dans le public, le haut niveau des dépenses de recherche représente 1,4% du PIB quand il ne dépasse pas 1% dans les autres régions. Il est porté par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) avec 20% des dépenses à lui seul, le Centre national d'études spatiales (CNES), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et les établissements d'enseignement supérieur (là aussi, la région est première en France).
Au total, la région compte 22.100 emplois de chercheurs publics en équivalent temps plein en 2017, dont 9.000 dans les établissements de l'enseignement supérieur.
L'Occitanie occupe aussi le premier rang pour l'effort de recherche des entreprises. Leurs dépenses pour la recherche atteignent 2,1 % du PIB régional. L'INSEE précise que l'aéronautique, les activités spécialisées scientifiques et techniques, et l'informatique réalisent 58% des dépenses et emploient 52% des chercheurs du privé. Airbus et Thales dans l'aérospatial, Sanofi et Pierre Fabre dans l'industrie pharmaceutique sont parmi les entreprises privées engageant le plus de dépenses de R&D dans la région. Parmi les autres gros contributeurs en région, on compte aussi Continental dans le secteur des transports, NXP Semi- Conductors dans l'électronique, ou Orange et Altran dans les services informatiques.
La place des PME est quant à elle mécaniquement réduite, avec seulement 12 % des dépenses privées de recherche régionales, soit la plus petite part des régions françaises, mais tout de même un effort de recherche qui s'élève à 0,44% du PIB régional, dans la moyenne nationale.
Avec 68.600 emplois de conception-recherche en 2017, l'Occitanie est la 3e région, derrière l'Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, avec 63% de ces emplois concentrés dans la zone d'emploi de Toulouse (alors qu'elle ne rassemble que 27% du total des emplois de la région). La zone de Montpellier accueille 18% des emplois régionaux de conception-recherche.
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Part des emplois de conception-recherche dans les départements d'Occitanie (INSEE).
Au total, les zones d'emploi des deux métropoles regroupent 81% des emplois de conception- recherche en Occitanie. On en trouve aussi autour de Bagnols-sur-Cèze, du fait de l'implantation du centre du CEA de Marcoule, mais aussi à Nîmes, Perpignan, Tarbes-Lourdes et Castres-Mazamet. Ces emplois sont davantage concentrés dans l'industrie.
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Avec 1.500 doctorants dans la région en 2018, l'Occitanie est la 3e région française pourvoyeuse de doctorants diplômés (10%), derrière l'Île-de-France (33%) et Auvergne- Rhône-Alpes (14%). Parmi les spécialités des thèses soutenues : les sciences pour l'ingénieur et les sciences agronomiques et écologiques. A l'inverse, les thèses en sciences humaines, en technologies de l'information et de la communication, et en chimie sont moins bien représentées qu'en moyenne nationale.