Côte d'Ivoire: les enseignants reprennent le chemin des écoles
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
Le gouvernement et les enseignants ont trouvé un point d'entente, du moins pour le moment. Ce matin à Abidjan les enseignants et enseignantes du cours primaire ont rejoint leurs établissements respectifs. Finie la grève. L'intersyndicale par la voix de son porte-parole avait annulé quelques heures plutôt dans la nuit du dimanche à lundi, le mot d'ordre de grève.
Afin de s'assurer que le message du porte-parole passe, le gouvernement a pris des dispositions sécuritaires, ce matin afin que les enseignants vaquent à leur travail.
Les acquis que le porte-parole évoque, se limitent à des engagements de l'Etat. Le leader syndicaliste parle de « la mise en place d'un cadre de discussion qui va examiner toutes les questions inscrites dans le préavis de grève, hormis les questions transversales telles que le paiement du stock des arriérés et le retrait de l'ordonnance 2012-303 du 04 Avril 2012 portant organisation des régimes des pensions gérés par l'Ips-cgrae, et la désignation des membres de l'Isepp-CI devant siéger dans le cadre de discussion ». Malgré l'absence d'actions concrètes, ces engagements ont valu cette suspension.
Alors que la Côte d'Ivoire n'a pas encore pansé ses plaies de la guerre civile, des revendications sociales mal gérées pourraient faire très mal.
Le 8 novembre 2016, en pleine grève des enseignants (celle-ci tenant du 7 au 11 novembre 2016), les fonctionnaires avait appelé à une grève de 72 heures. A ce rythme Abidjan risque bien une paralysie administrative et éducationnelle. Le gouvernement doit vite agir disent certains analystes.
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Parmi les revendications des enseignants et de tout le corps professionnel, on dénonce une réforme des retraites de 2012. Elle revoyait à la baisse les pensions de 30 à 50%. L'âge de la retraite passait de 55 à 60 ans et 65 ans pour les haut-gradés alors que les cotisations ont augmenté de 6 à 8,33%. 4 ans après sa promulgation, les effets de cette réforme sont redoutés. Réformer la réforme est aujourd'hui réclamé.
Emmanuel Atcha