« Avion d'un président d'un pays d'Afrique de l'Est, cherche locataire sérieux pour utilisation personnelle sans trop l'abîmer ». Cette annonce n'émane pas du responsable commercial zélé d'un constructeur aéronautique. Mais elle pourrait facilement remplacer le communiqué du gouvernement burundais concernant l'exploitation de l'avion présidentiel.
Dans un chapitre du communiqué final du Conseil des ministres, Bujumbura a décidé d'affecter l'« Air Force One » burundais à une double exploitation. Ainsi, l'aéronef qui transporte le président Pierre Nkurunziza lors de voyages officiels pourrait se voir destiné à la location à des particuliers pour leur voyages d'affaires ou de loisirs. Pourquoi donc ce choix ?
Depuis son acquisition en décembre 2016 par l'Etat burundais, le Gulf Steam GIV-1151 est en train de rouiller dans un hangar de l'aéroport international de Bujumbura, en raison de sa non exploitation qui occasionne des frais de maintenance et de révision. C'est en tout cas, la première justification du gouvernement dans le communiqué final du Conseil des ministres.
Pour autant l'aéronef présidentiel continuera d'assurer les navettes peu fréquentes de Pierre Nkurunziza, devenu presque allergique aux voyages à l'étranger -sauf nécessité- depuis le coup d'Etat manqué qui tenta de le renverser en 2015.
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La mise en location du moyen de transport présidentiel est d'abord destiné à réduire les coûts d'immobilisation dans ce pays qui traverse une crise économique aiguë depuis que ses principaux partenaires lui refusent l'aide étrangère en arguant du non-respect des droits et des libertés de la population. En attendant de dérouiller l'appareil, l'avion présidentiel attend désespérément un locataire.
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