Trente millions d’euros pour sauver la filière pêche en Loire-Atlantique
Florence Falvy
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Vue aérienne du port de La Turballe.
Paul Pascal
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Vue aérienne du port de La Turballe.
Paul Pascal
La fermeture de la pêche dans le Golfe de Gascogne n'est pas sans conséquence pour la filière pêche en Loire-Atlantique, d'après José Jouneau, président du comité régional des pêches des Pays de la Loire. Ce dernier évoque une baisse du nombre de pêcheurs et de pertes de productions au cours de ces dix dernières années, sans être en mesure de donner de chiffres précis.
Pour enrayer cette situation mais aussi pour moderniser des criées comme celles de La Turballe et du Croisic, deux collectivités de Loire-Atlantique, l'État, l'agglomération CapAtlantique, le Département, la région Pays de la Loire et les représentants de la filière pêche, qui concerne une centaine de bateaux et 300 à 400 pêcheurs sur le territoire, ont lancé un plan d'actions.
L'ensemble des parties prenantes ont trouvé des points d'accord financiers et stratégiques en mettant sur la table un plan financier de 30 millions d'euros sur les dix prochaines années dont neuf millions sur les trois prochaines années. En utilisant notamment l'argent des éoliennes en mer.
Et d'ajouter : « Les infrastructures portuaires et de commercialisation sont un maillon essentiel des équilibres économiques de la filière et seul le partage des enjeux Filière Infrastructures permettra de construire un plan d'actions efficace. »
Cette première réunion a été l'occasion de « rassurer » les marins pêcheurs, poursuit José Jouneau. Car le maintien des deux criées du Croisic et de La Turballe semble désormais en très bonne voie. « C'était loin d'être acquis . »
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Pour rappel, il y a un an, le Département avait tranché provisoirement en décidant, après une réflexion de plusieurs mois, de garder les deux sites du Croisic et de La Turballe, tout en se réservant une période de deux ans pour une décision définitive. Elle a donc été actée avec un an d'avance.
Florence Falvy