A Davos, la Chine et l'Allemagne défendent le libre-échange face à Trump
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
En campagne avant les élections générales anticipées de février, Olaf Scholz a fait salle comble ce mardi, pour ce qui sera probablement son dernier discours comme chancelier dans la salle plénière du World Economic Forum de Davos. Le chef du gouvernement allemand a appelé à « défendre le libre-échange », « fondement de prospérité », au lendemain des premières annonces de Donald Trump sur des droits de douane frappant les importations aux Etats-Unis. « Le président Trump dit "l'Amérique d'abord" et il le pense vraiment », mais « la coopération et la compréhension mutuelle sont généralement dans l'intérêt de chacun », a encore dit
.Les Européens veulent « un commerce mondial libre et équitable » et défendront « avec d'autres partenaires » ce principe contre celui de « l'isolement » commercial qui « nuit à la prospérité ». Des propos peu surprenants dans la bouche du dirigeant de la troisième puissance économique mondiale et premier pays exportateur européen, qui font écho avec ceux tenus un peu plus tôt à Davos par le numéro 2 chinois : « le protectionnisme ne mène nulle part, et il n'y a pas de vainqueur dans les guerres commerciales », a indiqué Ding Xuexiang.
À lire également
A peine réinvesti lundi, et après un premier mandat présidentiel marqué par l'imposition de droits de douane à ses principaux partenaires commerciaux, le président américain a promis des surtaxes « de l'ordre de 25% » pour les produits mexicains et canadiens. Il a précisé qu'il pensait à une entrée en vigueur au 1er février. Les produits chinois ne sont pas immédiatement visés, mais Donald Trump avait envisagé pendant la campagne de leur appliquer des droits de douane de 60%, voire davantage. Il a dit lundi qu'il n'était pas « encore prêt » à prendre de telles dispositions, et qu'il échangerait avec le président chinois Xi Jinping.