Après les régionales françaises, quelle responsabilité de l'Europe ?

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L'Europe doit se remettre en cause pour survivre.
L'Europe doit se remettre en cause pour survivre. (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
La poussée de l’extrême-droite en France pose la question de la responsabilité européenne. Et donc de la réaction de l'Europe. Saura-t-elle en être consciente ?

Les élections régionales françaises sont donc passées. Cette fois encore, sans « casse. » La mobilisation des électeurs de gauche et des abstentionnistes a bloqué la route au Front National, l'empêchant de disposer d'un exécutif régional. Mais il n'y aurait de pire danger désormais que de faire, une nouvelle fois, comme s'il ne s'était rien passé. D'appliquer encore la stratégie que les dirigeants européens appliquent depuis 2010 sur la quasi-totalité des sujets : mettre soigneusement la poussière sous le tapis, tapoter dessus, et l'oublier aussitôt.

Les deux réactions possibles

Avec un parti d'extrême-droite à 30 % des voix, capable de consolider ses positions, disposant désormais de fiefs électoraux, et capables d'augmenter encore ses voix au deuxième tour dans les régions qu'il pouvait emporter, le deuxième pays de la zone euro pose très clairement un problème pour l'Europe. Dès lors, il existe deux réactions à ce problème au niveau européen. Le premier est de considérer que l'Europe est une part du problème. La seconde est la réaction habituelle de l'Europe : la France est malade d'elle-même, l'Europe n'y est pour rien. Au contraire, l'UE montrerait à la France la bonne voie dans laquelle cette dernière s'obstine à ne vouloir entrer. Que la France, donc, se plie aux bons « conseils » venus de Bruxelles et Berlin, et le problème du FN disparaîtra par le retour de la croissance.

Une responsabilité liée aux nouvelles compétences de l'Europe

Mais cette dernière analyse semble à bout de course. Elle refuse de voir plusieurs faits évidents. A commencer par l'influence grandissante de Bruxelles sur les budgets nationaux. Ce devait être pourtant un « saut qualitatif » important de l'intégration en 2011 avec le semestre européen, les directives Two Pack et Six Pack et le pacte budgétaire. Dès lors que les budgets sont présentés à Bruxelles et font l'objet de négociations avec la Commission, dès lors que cette dernière donne des bons et mauvais points sur les « déséquilibres macroéconomiques » et influent ainsi sur les politiques nationales, pourquoi l'UE devrait-elle être épargnée des critiques qui se dirigent vers les gouvernements des pays membres ?

Sans compter que ces nouvelles méthodes n'ont pas peu contribué à une certaine exaspération. Les coups de semonce donnés sans cesse aux Etats sur leurs budgets, les « conseils » attribués du haut d'une expertise peu crédible aux gouvernements sur les politiques à mener, tout ceci a contribué à donner l'impression aux électeurs européens que leur sort ne se décide plus dans les urnes, mais dans des bureaux de Berlaymont, au siège de la Commission. Une impression qui n'est sans doute pas pour rien dans le niveau élevé d'abstention que l'on constate dans de nombreux pays européens. Mais cette impression conduit aussi à chercher des alternatives « hors de l'Europe » pour ceux qui souffrent le plus de ces politiques prônées par l'UE. Le FN en a très clairement profité.

Pas d'alternative politique

Le discours porté par Bruxelles a été repris par les élites politiques de la plupart des pays qui ne les discutent plus réellement. Mieux même, les résultats des élections ne remettent pas en cause davantage cette nouvelle orthodoxie. S'il y a un problème, c'est que l'on n'a pas assez donné dans les recettes « miracles » : les « réformes structurelles » pour flexibiliser le marché du travail et la consolidation budgétaire pour redonner confiance aux investisseurs. Mais ce discours est insupportable désormais à toute une partie de la population. Lorsque, dans certaines régions, les jeunes n'ont d'autre avenir que la précarité, comment pourrait-il entendre le discours de « flexibilisation nécessaire » du marché du travail ? Lorsque les services publics ont déserté des zones entières, que les hôpitaux sont regroupés comme les écoles, que les bureaux de poste ferment avec les usines, que des populations entières sont réduites à vivre de transferts sociaux, comment les habitants pourraient comprendre le besoin de baisser encore la dépense publique ? Logiquement, ces gens cherchent des solutions, non pas dans le « toujours plus », mais dans le « différent. » Le drame de la politique européenne, c'est que le « différent » n'est pas proposé par des partis républicains.

Pas d'alternative économique

Enfin, faudra-t-il le rappeler ? L'Europe a systématisé ce refus de toute politique économique alternative, de toute « alternance » politique dans cette politique. Elle s'est montrée arrogante en affirmant qu'elle détenait la « vérité » et que tout ce qui s'y opposait était une « erreur. » Le semestre européen est une tentative pour « neutraliser » le rôle du politique dans la politique économique. Les « coups de force » contre les instances élues sont légion depuis 2010 : la chute du gouvernement Berlusconi en Italie en 2011, celle du gouvernement Papandréou un peu plus tard, la demande d'un « pacte » faisant accepter les « réformes » aux partis espagnols et portugais la même année, les pressions de la BCE sur le gouvernement irlandais en 2010, les menaces contre le parlement chypriote en 2013... Et, évidemment, la crise politique avec la Grèce au premier semestre 2015. En réduisant le gouvernement grec à la capitulation après une campagne haineuse envers le peuple grec, l'Europe a donné jour à sa plus détestable image. Une aubaine pour les partis eurosceptiques qui ont pu se présenter comme « les défenseurs de la démocratie contre les superstructures technocratiques. »

Echec économique

Si, du moins, ces politiques portaient leurs fruits. Mais la réalité est toute autre : cette politique, qui mêle deux recettes, les « réformes structurelles » et la consolidation budgétaire, est un échec patent. Se cacher derrière la « dynamique de la reprise » comme le font les membres de la Commission près de trois ans ne sert à rien d'autre qu'à renforcer l'impression d'une instance coupée des réalités. La croissance de la zone euro n'a jamais été supérieure depuis deux ans à 0,4 % sur un trimestre. La Commission elle-même reconnaît que la croissance annuelle sera durablement sous les 2 %, au moins pendant deux ans. La baisse du taux de chômage dans la zone euro ne doit pas faire illusion : il est fort éloigné de son niveau d'équilibre et de son niveau d'avant-crise.

Aveuglement

La réalité, c'est que la politique violente menée par la Commission dans les pays périphériques entre 2010 et 2013 et, avec un peu moins de violence ailleurs, a détruit durablement la confiance. La question n'est pas finalement que la France ait ou non connu une « vraie austérité » (qui reste à définir), c'est que la politique menée ait conduit les agents économiques à s'attendre à ce que l'austérité devienne inévitable. C'est que, dans beaucoup de pays de la zone euro, cette politique ait détruit une grande partie de la capacité de production. C'est que les pays de la zone euro sont, plus que jamais des concurrents jouant sur l'abaissement du coût du travail et non des partenaires. C'est enfin que les efforts de la BCE pour relancer l'économie sont rendus vains par une politique européenne aveugle, incapable de prendre en compte la nécessité d'investir dans l'avenir pour soutenir l'assouplissement quantitatif. Tout ceci conduit inévitablement à une croissance faible et mal répartie. Se contenter d'applaudir à la baisse d'un chômage espagnol encore à 23 % ou de présenter la petite et riche Irlande comme la solution ne sert qu'à nier encore davantage le problème. Et, donc à l'aggraver.

Prendre conscience de la responsabilité de l'Europe

L'Europe a donc une part de responsabilité dans ce qui se passe en France. Du reste, il faudrait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Partout en Europe occidentale, les structures politiques traditionnelles se sont désagrégées depuis 2010 et le début de la crise européenne. Renvoyer seulement à la responsabilité individuelle des pays n'a donc pas de sens. Evidemment, l'UE n'est pas responsable de tout, comme les causes économiques ne sont pas responsables de tout. Mais nier la responsabilité politique et économique de l'Europe ne revient qu'à pratiquer une politique de l'autruche qui conduira à une inévitable nouvelle crise. Le danger n'est pas si faible. Qu'on songe à l'Italie où « l'union sacrée » pourrait ne pas se faire contre les Eurosceptiques, mais en leur faveur. En cas de ballotage, la Ligue du Nord, les néofascistes et le Mouvement 5 Etoiles pourraient se retrouver dans le rejet de Matteo Renzi, si l'on en croit certains sondages.

Prise de conscience ?

Ce n'est donc pas un hasard si, la semaine passée, Matteo Renzi a été le premier, sur Facebook, à demander en français et en italien à l'Europe de changer. Il n'a pas été le seul : Manuel Valls samedi à Berlin a demandé une « Europe sociale » avec un salaire minimum commun. La veille, le patron des Sociaux-démocrates Sigmar Gabriel avait assuré avoir mis en garde Angela Merkel contre les effets de l'austérité. S'agit-il d'une prise de conscience ? Ce lundi 13 décembre, Pierre Moscovici assurait que l'Europe était une « solution. » Sans doute, mais à condition d'en finir avec la politique actuelle. Or, c'est ici que le bât blesse : l'Europe a fait de cette politique plus qu'une politique, c'est une « structure » gravée dans le marbre.

Le problème de la social-démocratie

Ce qui ne laisse pas d'inquiéter, c'est que la zone euro s'est intégrée autour de cette politique qui a échoué et de l'impossibilité d'une alternative. Envisager une relance européenne pour soutenir la BCE semble aujourd'hui impossible. C'est aussi que le tout-puissant ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble ne veut rien changer et donne à l'Europe la couleur qu'il désire : mettant au pas la Grèce en juillet, tançant régulièrement les « mauvais élèves », refusant la garantie unifiée sur les dépôts bancaires.

Ce qui enfin est préoccupant, c'est que ceux qui tirent la sonnette d'alarme aujourd'hui n'ont rien fait pour empêcher ce désastre. Matteo Renzi n'a pas su utiliser en 2014 sa présidence de l'UE pour inverser la vapeur et obtenir l'exclusion des investissements du pacte de stabilité. Manuel Valls n'a aidé la Grèce que pour rédiger un plan d'austérité qui a été déchiré par Wolfgang Schäuble quelques jours plus tard, puis a été durci sous les applaudissements de la France. Sigmar Gabriel, enfin, a refusé de soutenir en 2012 François Hollande pour des raisons de politique intérieure et n'a rien fait, bien au contraire, pour freiner la politique d'Angela Merkel qui semble aujourd'hui regretter. Doit-on s'étonner alors que la social-démocratie ne parvienne plus à remplir son rôle d'alternative pour les Européens ?

Le désarroi des Européens s'expliquent donc par ce paradoxe terrible : la majorité d'entre eux ne veut pas remettre en cause le projet européen, mais chacun sait que l'Europe doit changer. Et, politiquement, nul ne semble en mesure de porter cet espoir. Reste alors le désespoir. Et donc le danger.

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a écrit le 21/12/2015 à 22:31 :
La regrétable montée de l'extrêmisme ne monte-t-elle pas l'incurie européenne, on aurait beaucoup de monnaie pour peu de croissance? Aux usa il y aurait beaucoup moins de monnaie et plus de croissance et un chômage plus faible de moitié. Ne devrait-on demander à des experts économiques et judiciaires, on pourrait proposer une gestion par l'offre. Par exemple si on proposait chacun sa banque et la monnaie pour tous, on pourrait imaginer ueerepi pour tous du type autographe contre une auto ou des bombons, est-ce que ça donnerait des effets positifs?

L'Europe du chômage et baisse de pib n'est-elle pas immorale?
a écrit le 15/12/2015 à 0:19 :
L'Europe est morte : addition de 28 EGOISMES DIVERGENTS sur tout. Impossible d'avancer en quoi que ce soit. On y expédie les affaires courantes. Les conférences de presse de fin, sont creuses et vides.
a écrit le 15/12/2015 à 0:06 :
Aucune.
a écrit le 14/12/2015 à 21:51 :
Finalement, si les bureaux de poste ferment c'est à cause de l'Europe ? ben non, c'est parce que les gens n'envoient plus de courrier. Les petits hôpitaux ferment, c'est à cause de l'Europe ? Ben non, c'est qu'à l'hôpital on ne soigne plus avec de l'aspirine, des bandes Velpeau, de la teinture d'iode et des bons sentiments mais avec des plateaux techniques dont le coût très élevé n'est supportable qu'à la condition d'une activité très soutenue ce qui impose les regroupements. Ne mélangeons pas tout...
Réponse de le 14/12/2015 à 22:47 :
Et quand la Turquie entrera dans l Europe, ce sera à cause de qui ? Il est vrai que vous nous présenterez alors ce pays comme parfaitement européen.
Réponse de le 14/12/2015 à 23:09 :
Si les gens n'envoient plus de courrier c'est parce qu'il n'y a plus de BAL dans les villages et les villes. C'est aussi parce que la qualité du service a chuté de façon dramatique. Après avoir eu des colis perdus par la Poste, je n'utilise plus qu'un réseau privé international, pas plus cher, qui vient chercher le colis chez moi et me fait savoir quand il est arrivé.

Quant à l’hôpital, ça me sidère qu'on préfère demander chaque mois à des centaines de personnes de faire 50km A/R pour consulter, plutôt que de déplacer un seul spécialiste vers un cabinet. C'est moins cher pour l'hôpital mais le coût final pour la collectivité est énorme, et je ne parle pas du bilan carbone...
a écrit le 14/12/2015 à 18:26 :
Il est toutefois curieux de constater que les fameuses réformes structurelles - ici vilipendées - sont en fait fortement soutenues non seulement par la Commission mais aussi par l'OCDE, le FMI, la BRI, la BCE, la Cour des Comptes ... ainsi que par la quasi unanimité des think tanks spécialisés. En France même, aucun économiste n'oserait prétendre que ces réformes sont inutiles ou, pire, contre productives. Si les observations de la Commission sont aussi insistantes sur ce thème, c'est parce que l'incapacité de la France à moderniser ses structures économiques menace l'existence même de l'union économique et monétaire et donc de l'Euro. JGG
Réponse de le 14/12/2015 à 18:47 :
Effectivement le probleme est chez nous on n'a rien réforme depuis 30 ans et on pleurniche
Faire croire qu'on est dans l austérité avec presque 4% de deficits soit plus de 20 % du budget de l'état c est fort de café
Quand les taux remonterons le system s écroulera le FN arrivera et on sera comme les grecs
Réponse de le 14/12/2015 à 21:29 :
Le FMI, la BCE, l'OCDE, la Cour des comptes, etc. Vive le despotisme éclairé des institutions bien pensantes...
Réponse de le 14/12/2015 à 21:40 :
Bonjour,

Aucun économiste dites vous ?
Stiglitz, Krugman, Allais et Friedman pour ne citer que les prix Nobel.
Réponse de le 14/12/2015 à 21:56 :
C'est surtout la France elle-même qui est menacée par son incapacité à bouger. Et que ça inquiète l'UE n'a rien de surprenant... Malgré l'alignement des planètes (pétrole bas, € pas trop fort et taux d'intérêts historiquement bas...) l'encéphalogramme reste désespérément plat.
a écrit le 14/12/2015 à 16:42 :
Alors que nous serions en électorales et que la France aurait été reprise en violation des droits par la cour européenne ne devrait on examiner si la république est rigoureuse. Ne devrait-on demander des indemnités. Par exemple l'iref publie qu'il existerait 1,5 millions de fonctionnaires en sur effectifs et que les 35h ne seraient pas faits. On ferait de la productivité à faible croissance, n'avons-nous pas un souci de compétence avec une consommation au pib faible?
a écrit le 14/12/2015 à 16:35 :
A tous les apprentis-sorciers de la fermeture et de la recherche de boucs-émissaires!...
Faites comme moi (pendant 40 ans de préférence): 1) soyez «orgueilleusement seuls»; 2) n'attribuez des passeports qu'à ceux qui savent lire et écrire; 3) ne donnez le droit de vote qu'à ceux qui sont assujettis à l'Impôt sur le Revenu; 4) n'invitez pas à votre table des gens divorcés; 5) créez un parti unique; 6) enfin, mourez dans un lit douillet suite à une mauvaise chute!!!....Que c'est beau et enthousiasmant les extrêmes, n'est-ce pas ?!...
a écrit le 14/12/2015 à 16:30 :
L'Europe n'est que ce qu'on en fait. Et vu que énormément de pouvoirs sont entre les mains d'une commission désignée par les gouvernements nationaux, c'est assez hypocrite de rejeter la faute sur l'Europe. Ce n'est pas de la faute de l'Europe si personne ne fait entendre raison aux allemands.
Réponse de le 14/12/2015 à 22:02 :
C'est tellement lâchement confortable de rejeter la responsabilité de ses propres insuffisances sur d'autres. Et non l'Allemagne n'est en rien responsable du déclassement économique français.
a écrit le 14/12/2015 à 16:11 :
Comment un gouvernement serait il "responsable" de ce que l'on lui impose de l'extérieur?
A moins, que l'on ne vote que pour n'élire que des "irresponsables" collaborateurs!
Réponse de le 14/12/2015 à 16:36 :
Oui, nos politiques depuis Lisbonne ne nous représentent plus, et à part l' UPR, il n' existe que peu de solutions politiques ayant pris corps pour nous libérer..
a écrit le 14/12/2015 à 15:56 :
François Asselineau, Président !!!!
a écrit le 14/12/2015 à 15:44 :
L'Europe sous sa forme actuelle dominée par l'Allemagne est profondément dogmatique. Cette Europe pense que ce qui a réussi à l'Allemagne doit être généralisé au reste de l'Europe. Hors ce qui a fonctionné en Allemagne depuis 10 ans n'est pas forcement adapté aux structures économiques de pays comme la France, ou l'Italie ou l'Espagne. Pourquoi le FN continue de progresser au fil des élections? Tout simplement parce que les aspirations de ces personnes votant FN sont contraires à ce que préconise l'Europe mais aussi les milieux patronaux. Ces personnes veulent du travail et quand ils en ont un, ils veulent le garder jusqu'à la fin de leur carrière, l'Europe préconise la flexibilité à tout crin, la modération, voir la baisse des salaires, le patronat la suppression du CDI, la fin des 35H, et cerise sur le gâteau la diminution du smic voir la suppression du smic fardeau soit disant insoutenable pour les entreprises. Ajoutez à cela des attaques répétées et de plus plus en violente contre notre protection sociale, un sentiment d'insécurité pas seulement physique mais aussi social et professionnel et vous avez un cocktail explosif qui à chaque élection gonfle le vote FN. Certains électeurs ont déjà franchi le pas du vote FN, d'autres résistent encore mais pour combien de temps. Ce dogme du "il n'y a pas d'autre politique possible" est en train de faire dans notre société des dégâts qu'il sera très difficile de réparer. Depuis des années ont nous parle de réformes, qui aujourd'hui, comme si le mot de réforme ne suffisait pas, sont devenues structurelles. Ce mot de réforme a tellement été galvaudé qu' il signifie pour énormément de gens une régression dans leur vie professionnelle, sociale que s'en est devenu intolérable pour eux. Les politiciens de droite comme de gauche doivent réhabiliter le sens de la réforme, non pas comme une punition mais comme un espoir que demain cela aille mieux. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche et encore de beaux jours pour le FN
a écrit le 14/12/2015 à 15:41 :
L'Europe a vécu c'est fini autant se préparer aux nouvelles réalités pour être en mesure d'affronter les marchés comme avant 2002.
a écrit le 14/12/2015 à 15:15 :
Sans être un adepte de l'autarcie, on peut vouloir rester le maître chez soi, et ne pas vouloir obéir aveuglément aux ordres du syndic. L'Europe à 5 ou 6 n'a plus rien de comparable à l'Europe actuelle, ce machin à 28 pays ou plus qui ouvre grand nos frontières et rêve d'intégrer les Turcs, et après ? Qu'avons nous de commun avec eux ? A l'intérieur de cette grande maison, les langues ne sont pas unifiées, les règles économiques, sociales ou fiscales sont disparates, et on n'a pas tous la même monnaie ni les mêmes protections sociales, et les niveaux de vie sont loin d'être comparables. On y trouve même des paradis fiscaux qui profitent au détriment des économies du pays d'implantation des entreprises. De plus, l'Europe est anti-démocratique puisqu'elle ne consulte que très peu (et je suis optimiste) les peuples sur des décisions importantes (élargissement, accueil de "migrants", assouplissement des règles d'adhésion par ex pour les British..) et leur impose très souvent des décisions technocratiques. Nos élites sont certes europeistes, mais combien d'entre nous, salariés, chômeurs, retraités, intérimaires, bref, petites gens, le sont ? L'Europe nous respecte t'elle ? Non, elle impose à nos politiques, et à nous par conséquence, sa vision étriquée, radine et monochrome. Triste Europe.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:51 :
"l'Europe est anti-démocratique puisqu'elle ne consulte que très peu"

----> exemple typique ou ce sont en réalité les Etats qui manquent a leur devoirs democratiques, ce que vous appelez l'Europe se bornant a laisser quaque etat decider de ses modalités internes de décisions.

Mais qui a dit que les élites françaises sont europeistes? Elles sont tout le contraire: elles blament l'europe pour les choses que ces élités ont demandés et elles s'accaparent les lauriers nationaux pour les choses accomplies en commun.

En fait nos élites sont opportunistes avec un brin de pragmatisme qui vient temperer leur souverainisme naturel. Apres ils habillent le tout d'un discours qui fait croire qu'ils sont europeistes.
Réponse de le 14/12/2015 à 16:36 :
Quelles sont les élites françaises qui sont affichées non europeistes ? Seule l'UPR et quelques rares électrons libres à ma connaissance. Les critiques des politiques que l'on entend aujourd'hui juste après les élections ne seront plus audibles dans quelques semaines.
a écrit le 14/12/2015 à 14:57 :
Suite en raccourci du commentaire tronqué précédent .
Cette Europe n'set que la construction, après la désastreuse dernière guerre, d'un condominium américain à côté de l'Otan militaire, pour compléter les accords disputés à trois de Yalta. Ce foirail d'antagonismes a été enflé jusqu'à une obésité conforme à la mondialisation hégémonique organisée. L'article omet ce point de départ et étale des conséquences évidentes présentées comme le problème. Le populisme n'est qu'un artifice de d'irresponsabilité ; il cache les vraies révoltes désespérées de ceux qui votent blanc, camouflées par les diaboliques détails de la loi de 2.014. Car, 2/3 à 3/4 des électeurs sont des opposants ou des populistes. L'Europe n'est qu'un paravent fallacieux.
a écrit le 14/12/2015 à 14:41 :
Le paradoxe terrible du désarroi des Européens, ce n'est qu'une construction de rhétorique autiste. Mr Godin devrait regarder un petit peu plus loinpou en voir les racines et réfléchir aux échanges des journées de Bruxelles en novembre sur le thème justement : < <Europe dernière chance". Résumons : après son désastre de la dernière guerre, l'Europe a été libérée par des Anglo-Saxons qui ,non sans raison en ont fait un condominium américain à côté d l'OTAN en matière militaire, l'ensemble en complément des accords "boiteux" de Yalta entre trois puissances. Depuis, le foirail d'antagonismes nationaux n'a fait qu'enfler au gré d'une mondialisation débordant sinon soumettent une Europe bien Vieille. La suite en est fatalement que ce que développe l'article. Les populations soumises se rebiffent stigmatisées par l'accusation de populisme. Il y a pire puisque le cynisme politique camoufle le niveau des révoltés en colère qui votent blanc ; la turpitude des détails diaboliques de la loi de 2.014 aide l'autisme de ceux qui sont aux manettes des pouvoirs. Il serait plus utile d'éviter les constructions de rhétorique trop étriquées. La France en a suffisamment bavé des suites de sa défaite de 1.940, puis de sa décolonisation contrainte douloureuse, puis de sa perte de valeurs et de boussole. Ne demandons pas à pareille Europe ainsi voulue et édifiée d'être une Mère-Patrie.
Réponse de le 14/12/2015 à 16:29 :
Je partage à peu près tout.
a écrit le 14/12/2015 à 14:38 :
Que des bureaux de poste, hôpitaux, etc ferment à certains endroits et ouvrent à d'autres ne me paraît pas anormal... Les humains bougent et c'est inéluctable, sinon Rome serait encore la capitale du monde... Ras le bol de ces pleurnicheries, le gouvernement ne doit pas et ne peut pas résoudre les problèmes de chacun. Stop à l'ultra surendettement de mon pays, place au pragmatisme et au bon sens.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:20 :
C’est tout à fait ce que dit l’auteur de l’article. Les faits sont là et têtus : la politique ultra libérale actuelle ne fonctionne absolument pas. Bien au contraire. Et il est plus que temps d’en changer avant que ne se produise l’inéluctable.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:51 :
Oui je vous entends bien, mais ...non ... http://www.upr.fr/conferences/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
Réponse de le 14/12/2015 à 22:23 :
@Th-Gemini : qu'il est plaisant d'entendre hurler à l'ultra libéralisme dans un pays où la dépense publique, à 57% du PIB, est dans les toutes premières du monde. A quel taux de dépense publique faut-il aller ?
a écrit le 14/12/2015 à 14:30 :
La grande chance de l'europe c'est qu'elle n'est pas élue au suffrage universel,elle peut donc travailler sur la durée et prendre des décisions courageuses sans crainte d'élections populistes.Peut etre est-ce cela qui bloque la France,trop d'élections,et des électeurs facilement manipulables et peu matures politiquement
Réponse de le 14/12/2015 à 16:42 :
Je vois.
Un peu comme celle qu'on connu l'économie de l'URSS et ce pays pendant plusieurs décennies avec le résultat que l'on connaît.
a écrit le 14/12/2015 à 13:55 :
Heureusement l'UMPS nous sauve et nous permet de maintenir l'oligarchie européiste sans laquelle nous ne sommes rien. Les oligarques européens soutenu par l'OTAN nous protège et veille sur notre petit bonheur. Merci a ce grand machin.
a écrit le 14/12/2015 à 13:36 :
avant de critiquer l europe, qui n'est autre que ce qu'en font ses états membres et surtout le couple franco allemand, notre pays doit balayer devant sa porte. Les sujets sont connus depuis longtemps, il faut arrêter de chercher des boucs émissaires et faire accepter à notre peuple grognard les réformes indispensables une bonne fois.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:24 :
Quelles réformes ? Indispensables pour qui ?

Si vous parlez des réformes néolibérales, elles ne profitent qu’aux capital. Pas aux 99%. Il est normal que les peuples n’en veuillent pas; ils ne sont pas masochistes ni ne sont près à devenir encore plus esclave du capital.

Les pays qui sont allés plus loin se portent-ils mieux ? Il suffit de regarder le premier d’entre-eux, les États-Unis, pour se rendre compte que la réponse est non.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:47 :
C'est sur TH-Gemini, que le Venzula se porte super bien avec ces 200% d'inflation prévue e tson reccord de taux d'homicide.
Les Etats Unis sont plein de defaut, comme les pays européens, mais que cela vous plaise ou non, on y vit mieux, meme pasr les temps actuel que dans tous les "contre-modeles" de la gauche radicale (ou de l'extreme droite).
Réponse de le 14/12/2015 à 16:03 :
déjà je précise que je suis social démocrate et vote donc plutôt PS pour me situer.
Faut arrêter avec le terme grandi loquant de néolibérale. Avec nos 57% de dépenses publiques et 47% d'impôts, on est loin d'être dans un pays "néolibérale". Stop au déni.
Ce qui nous tue ce sont nos millions de chômeurs que je connais depuis que je suis né. Vous pouvez prendre les US comme épouvantail, mais que dites vous du Danemark, de la Suède, de la Nouvelle Zélande, de la Suisse, de l'Allemagne etc. Pourquoi chez eux le chômage est si bas?
Ca n'a quasi rien à voir avec l'Europe, mais avec notre refus de conformer notre modèle à la modernité.
Vous semblez être de gauche, quoi de pire que d'être au chômage? on se suicide plus, on vit moins longtemps, on est plus malade, on est relégué en marge de la société sans moyen financier pour soi ou ses enfants etc... Quand dira t on stoppe? Je préfère 1000 fois et à tous points de vue que quelqu un soit payé en dessous du SMIC et que l'on cotise pour une allocation en complément, je préfère mille fois et à tous points de vues qu'on multiplie les contrats d'apprentissages quitte à devoir en financer plus de ma poche, qu'on autorise le taf la nuit et le week end etc bref je veux que le plus de monde puisse bosser, car c'est comme ça que les gens s'en sortiront trouveront des formations et se créeront un réseau pro. Ca va vous choquer, mais pareil il est stupide d'afficher un taux d IS énormes et plein de trous ou de taxer autant les dividendes des gens et institutions qui entreprennent plutôt que le détenteur de bien immobilier bien ronflant.
On n'est plus en 1945, mais on sent poindre les années 30 et sa peste brune alors que fait on? On continue ou on décrète enfin l'état d'urgence, halte aux dogmes, tout doit pouvoir être discuté et négocié y compris la SECU et la retraite.
Si c'est pas le PS qui le lance, il y a peu de chance que ça aboutisse d'une part et d'autre part ce sera bien plus mal fait et déséquilibré.
Réponse de le 14/12/2015 à 23:56 :
Cher @Nico

Vous êtes effectivement bien social démocrate. Encore que, le terme social est de trop. Mais c’est vrai pour tous les sociaux démocrates.

Vous semblez porter le travail au pinacle. Comme si le travail en soi justifiait déjà sa propre existence. Vous me semblez omettre d’aborder la question réellement important : travailler, dans quel but ?

Cela devrait, normalement, être une nécessité dans le seul but d’être socialement utile à la collectivité.

Aujourd’hui, le travail, ce n’est pas cela. C’est une contrainte, où la plupart d’entre-nous doivent effectuer des tâches débilitantes, destructrices de notre environnement, pour n’apporter aucun avantage à la collectivité, et seulement permettre à l’exploitant — patron ou actionnaire — de s’enrichir au détriment des travailleurs.

Aujourd’hui, nous ne décidons pas qui produit quoi, ni comment. Seuls ceux qui ont beaucoup de capital le peuvent. Bref, ce n’est pas une démocratie, mais un féodalisme qui ne dit pas son nom.

L’état déplorable de notre planète tout comme la démotivation profonde voir le dégoût de ceux qui ont encore un travail le démontre. Les inégalités explosent partout dans le monde. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est même supérieur à ce qu’il était du temps de l’ancien régime. 1% des humains possèdent 50% des richesses du monde.

Nous produisons trop d’objets, qui utilisent trop de matériaux. Nous consommons trop d’énergie dans des modes de production inadaptés. Notre environnement se dégrade d’autant, mettant en péril l’avenir de notre espèce.

Est-ce ce que nous voulons ? Non bien sûr. Et pourtant, c’est ce qu’il se passe, car seul un petit nombre de très riches décident réellement.

C’est tout ce système qui doit être remis en cause, intégralement.

Mais revenons en à vos affirmations.

Vous préférez une personne payée en dessous du SMIC et que l’on cotise pour une allocation en complément. Qu’est-ce qui justifie que la collectivité paye pour permettre à l’employeur de s’enrichir plus ? Pourquoi l’employeur ne peut-il pas verser de salaire décent ?

Pourquoi, quitte à devoir payer, ne pas plutôt payer des personnes pour des emplois utiles à notre pays ? Cela aurait l’immense avantage de poser la question : de quel travail avons-nous besoin ? Qui produit quoi, comment, dans quelles conditions. Et cela aurait l’autre avantage de le déterminer ensemble, de façon démocratique, plutôt que de laisser ce pouvoir aux seuls détenteurs de capitaux. Cela nous aiderait à sortir de ce féodalisme économique qui se masque sous les oripeaux du libéralisme.

Enfin, pour terminer : sincèrement, vous espérez combattre la peste brune en détruisant sécu et retraites ? Les gens en ont marre de toutes ces régressions. Ils ne supportent plus de s’appauvrir dans un pays qui lui, s’enrichit. Vous pensez donc qu’en les appauvrissant encore plus, toujours au profit de ceux qui ont déjà trop de tout — de capital et de pouvoir, les deux étant liés —, vous combattrez la peste brune ?

Le seul bon moyen de la combattre est, il me semble, double : il faut redonner au peuple le pouvoir de décision que s’est accaparé le capital, et, dans le même temps, il faut absolument prendre à bras le corps la crise écologique avant que nous ne perdions tout.

Nous serions alors souverain, et pourrons œuvrer à la forte réduction des inégalités, à la production des seuls bien nécessaires et à leur bonne répartition, à la préservation de ce qui nous permet de vivre : notre environnement. Nous pourrons alors, maintenant que nous connaîtrons et déciderons le travail nécessaire à notre pays, le répartir équitablement entre tous.

Aménagements cyclables massifs, rénovation thermique des bâtiments, maraîchage biologique, permaculture, petites unités de production réparties sur le territoire, artisanat, enseignement dans des classes peu nombreuses, transports publics de qualité, etc. Ce ne sont que quelques exemples de tâches utiles à notre pays.

Le libéralisme fait fausse route. La liberté réelle n’est que pour le renard dans le poulailler. Notre démocratie n’en est pas une : PS ou UMP font la même politique. Le véritable pouvoir de décision est dans les mains du capital (qui fait quoi, comment, et dans quelles conditions).
a écrit le 14/12/2015 à 12:53 :
Voyons, ....hm.... ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie est une décision suicidaire qui poussera des citoyens européens comme moi à voter contre. L'Europe manque non seulement de crédibilité mais aussi d'âme politique. le choix de Merkel d'ouvrir les frontières à fait refermer les nôtres....si l'Eu ne se dote pas vite d'une union politique digne de ce nom, le FN fera plus de 50% en 2017!
Réponse de le 14/12/2015 à 13:33 :
"si l'Eu ne se dote pas vite d'une union politique digne de ce nom"

L' autre .. petit européïste de service, l' avant-dernier.?
Réponse de le 14/12/2015 à 16:11 :
encore un des antitoutetsoncontraire minoritaires de ce pays qui aurait la prétention d'interdire aux autres d'exprimer leur pensée. Au moins celui là tente d'être subtile ça change des bourrins habituels, même si ça reste du comique de répétition...
Réponse de le 14/12/2015 à 22:30 :
Objectivement la Turquie e reculé sur la voie d'une possibilité d'adhésion à l'UE avec le quasi-dictateur Erdogan. Il est inutile de laisser croire à la chimère d'une possible adhésion turque à l'UE. Ce qui n'empêche nullement une union douanière avec la Turquie et une union qui se limiterait à l'économie.
a écrit le 14/12/2015 à 12:52 :
A chaque fois qu'il y a un problème en France on cherche un coupable ailleurs, surtout à Bruxelles. Un peu facile...
Il faudra peut-être chercher l'erreur chez les socialistes, ce sont eux qui ont fait augmenter le chômage, la dette, le déficit etc.etc.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:26 :
Ahh, le dogme. C’est sûr qu’avec les 10 années de droite avant, tout allait bien, le chômage baissait, le déficit aussi, la dette également, etc.

Tous les chiffres disent pourtant le contraire.

Ce sont les gens comme vous, avec leurs imprécations complètement idéologiques et en dehors des réalités qui exaspèrent les français. Vous parlez sans savoir ou alors, en sachant et en prenant vos interlocuteurs pour des demeurés.
a écrit le 14/12/2015 à 12:42 :
D'abord mettre Schauble à la retraite ; ce vieux bouc ne protège que les rentiers au détriment de la croissance économique générale. La presse allemande tape sur la BCE parce que la baisse des taux d’intérêt diminue le rendement des placements financiers, qui représente cette presse? Ces rentiers (quels qu'ils soient) ne comprennent pas que l'économie c'est de l'activité pas de la thésaurisation!
Si vous n’êtes pas d'accord je vous rappelle que lorsque nous jouions aux billes et que l'un de nous n'avait plus de billes après avoir tout perdu on lui "prêtait" des billes pour continuer à jouer. ceux qui ne veulent pas jouer peuvent aller voir sur la lune ils y seront en bonne compagnie.
Réponse de le 14/12/2015 à 13:11 :
Et Schaüble pille la Grèce avec cette Allemagne arrogante qui éructe et fume comme VW...
Réponse de le 14/12/2015 à 15:49 :
Les banquiers sont au service des politiques qui prétendent, les combattre, un exemple chez nous, mon ennemi c 'est la finance...

Tout ça participe d' un petit jeu pervers, et pendant ce temps elle court, court la mondialisation heureuse ..pour elle !!!
a écrit le 14/12/2015 à 12:38 :
Elle est totale puisque l' Europe ne permet pas qu' on la conteste, les partis visibles, FN compris étant tous européïstes. La France à travers l' oligarchie européïste qui active sa classe politique et la ..promeut, interdit toute émergence d'une offre politique susceptible de la remettre en cause.. CQFD.
Réponse de le 14/12/2015 à 12:58 :
Bien analysé, tout ça relève du jeu médiatique...

La mécanique bien huilée du FN qui monte qui monte, sur-utilisée par les médias et les partis au pouvoir. Nous faire bouffer du FN matin midi et soir avant le 1er tour, puis appeler au front républicain pour faire face à cette montée de l’extrême droite. Une stratégie récurrente à chaque élection. Objectifs? faire croire en un pseudo front républicain (PS/LR, deux partis qui ne le sont vraiment pas d'ailleurs), faire croire aux électeurs que ces élections sont une réussite parce que la vague "facho" n'est pas passée. Le pire, c'est que ça marche à chaque fois. Or, le vrai combat, le véritable objectif politique responsable est d'évoquer la soumission des deux partis en poste depuis 40 ans à la troïka financière, à l'Europe ultra libérale qui ne nous veut pas du bien. C'est cet alignement outre atlantique qui mène la France à la catastrophe. Qu'il s'agisse de politique intérieure ou extérieure. Je m'engage aujourd'hui en politique avec François Asselineau - Union Populaire Républicaine.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:44 :
Quelle soummission? il faudra peut etre qu'un jour certaines personnes realisent enfin que ce qu'ils appellent "l'Europe", ce sont leur gouvernements élus. Ce sont les gouvernements élus qui font la pluie et le beau temps dans la construction Européenne et ce depuis toujours. Il aura fallu des decennies de combat politique pour le parlement européen gagne son mot a dire dans les politiques internes (hors taxation/social), pour le reste, ce sont les gouvernements élus des Etats qui sont tombés d'accord sur ce qui peut etre fait au niveau européen et ce qui ne peut pas etre fait. personne d'autres.
Réponse de le 14/12/2015 à 15:51 :
@S.Simon, je vous suis, l'UPR est la solution !
a écrit le 14/12/2015 à 12:24 :
Le pb est que l'Europe telle qu'elle se fait actuellement est constitutionnellement de droite et il est vain comme le dit le parti socialiste de faire croire que l'on peut la faire évoluer de l'intérieur. Les français contrairement au PS l'ont compris et comme ils sont (encore!) attaché à leur système de protection sociale qui n'en déplaise aux libéraux reste le socle de notre société ils sont désorientés. En France alors qu'une majorité de français est opposé à l'UE libérale les partis de gouvernement sont à "donf" pour l'Europe ânonnant que la solution est dans plus d'Europe les français ayant eux l'impression que c'est plutôt le pb. Et si l'on veut exprimer ce malaise on ne peut le faire que par le biais des partis extrêmes. L'UE telle qu'elle se fait actuellement tue la démocratie populaire et le pb est là donc normal qu'elle ne suscite pas l'adhésion mais plutôt le rejet. Il est anomal que l'on ne tienne plus compte des votes nationaux des citoyens et que l'on accorde une légitimité a un parlement européen qui est élu par moins de la moitié des électeurs dans tous les pays sauf ceux où le vote est obligatoire. Ce parlement et la Commission qui en découle n'ont pas de véritable légitimité
a écrit le 14/12/2015 à 12:20 :
Au lieu d'asséner SA vérité, Mr Godin serait bien inspiré de mettre quelques points d'interrogation dans son discours de politique générale (voire discours du trône !) !
L'Europe a des responsabilités, certes.
Le calibrage des concombres ne devrait pas être de son ressort...
Mais dans d'autres domaines, il faut PLUS d'Europe ! Ainsi en est-il, à mon avis, de la sécurité : un FBI européen aurait peut être plus d'efficacité face à un Daesh qui a, lui, bien compris l'intérêt de franchir les frontières intra-européennes pour passer du secteur d'une police nationale à celui d'un autre pays !
Idem pour les entreprises: on s'est arrêtés au milieu du gué, on a ouvert les marchés, mais sans unifier les conditions de fonctionnement, notamment les contraintes fiscales et sociales !
Vous affirmer que la flexibilisation indispensable du marché du travail est inacceptable pour les jeunes précarisé. Mais justement !!
C'est parce que le CDI n'est pas flexible et interdit quasiment à un employeur d'y mettre fin, notamment si le salarié ne donne pas satisfaction, que les entrants n'ont plus accès à ce type de contrat ! C'est parce que les syndicats sont arqueboutés sur les avantages des salariés en place, que les chômeurs ne se voient proposer que des places précaires !
A votre avis,mr Godin, pourquoi croyez vous que, à chaque départ d'un de mes salariés en CDI, je cherche d'abord à faire exécuter le travail par un sous-traitant ? pourtant, ce dernier me coute entre 20 et 50% plus cher !
J'ai été, il y a une dizaine d'années, trainé devant les prud'hommes, par 6 salariés :
5 d'entre eux ont été déboutés de toute demande, et une salariée à meme été condamnée au dépens (c à d payer les frais de justice)! Quand au 6e, il a obtenu le règlement de 7h de travail impayé, soit 70€, sur une période de 4 ans épluchée par le tribunal. Pire, en appel, j'aurais très certainement gagné, puisque ces 7h contestées correspondaient à un 2e lundi de pentecote sur 12 mois !... sauf que pour aller en appel, mon avocat me coutait 1000 €: pour économiser 70€, j'ai préféré laisser tomber'. Mais pendant que ces individus se faisaient payer leurs avocats par l'aide juridictionnelle, moi, je payais mon avocat. Et des indemnités pour ces procès non justifiés, il n'y en a jamais pour l'employeur !! Alors oui, maintenant, j'évite les CDI !
Est-ce la faute à trop de flexibilité ? non, c'est tout le contraire !
Mais, monsieur Godin, vous, vous semblez bien sur de vous ! Et ce sont des "vérités" assénées d'en haut, par ceux qui ne connaissent RIEN du terrain, qui font monter le ras-le-bol et les votes qui vont avec.
Remettez donc un peu en question vos certitudes, ça fera le plus grand bien à notre pays...
cordialement.
Réponse de le 14/12/2015 à 12:42 :
Vous faites exactement ce que dénonce Godin : vous assénez qu'il n'y a pas d'alternative. C'est le vieux discours du XIXème siècle sur la compétitivité. Mais quels que soient vos calculs, on vois bien que votre préoccupation n'est pas de trouver un peu de paix avec votre personnel que vous appelez ici ces "individus". Vous auriez dû dire les "gueux" c'eut été plus clair. Au-delà de votre petit cas personnel, il y a que les recettes de l'UE, celles qui s'appuient sur la hausse des profits et la déflation salariale, n'ont jamais marché nulle part et ont engendré à plus ou moins long terme à la fois la révolte sociale et l'effondrement de l'économie
Réponse de le 14/12/2015 à 13:08 :
Le CDI permet à l'échelle national d'avoir de la demande intérieur, donc vous permet d'avoir des clients. Un employé en CDI peut contracter du crédit afin d'acheter une maison ou un appartement, dégageant à très long terme un pouvoir d'achat supérieur.

Si l'on continu à faire baisser le taux de CDI, l’immobilier va continuer de chuter, des entreprises du bâtiment vont fermer, augmenter le nombre de demandeur d'emploi et faire peser toujours plus le social sur le travail. Le système actuel entretient la crise et le moins disant en terme de contrat de travail se trouve avantagé à court terme et au détriment des autres.

N'oubliez pas que vous n’êtes pas seul.
Réponse de le 14/12/2015 à 14:03 :
@Belette : Je dénonce le positionnement de l'auteur de l'article, qui présente son point de vue comme un fait incontestable !
En ce qui concerne les "individus" dont je parle, je ne vois pas le coté dénigrant de ce terme, bien au contraire, puisqu'utilisé par les forces de l'ordre justement pour sa neutralité! le terme "salarié" n'est plus d'actualité, et "ex-salarié" évoque pour moins le persistement d'un lien affectif inexistant. Peut-être auriez-vous préféré le terme "personne", mais je pense que vous m'auriez reproché que ce dernier terme évoque l'absence, le vide... !!?
Pour ce qui est de chercher la paix avec mes salariés... je l'ai, puisque ceux qui sont restés apprécient leur travail, sinon, ils seraient parti (dans ma branche, il y a des postes disponibles pour des gens qui veulent bosser..!). Et les nouveaux, ils ne sont pas en CDI et la situation telle qu'ils l'acceptent en arrivant, ils continuent à vivre avec ! SI le poste ne leur plait plus, ils sont libres...
@Apo: juste une remarque : le CDI, comme les embauches, ne se décrètent pas si vous voulez des embauches, il faut aussi que les employeurs n'aient plus 'impression de rentrer dans un piège, qu'ils n'aient plus le sentiment de signer un contrat de mariage sans droit de divorce, où seul le salarié a un droit de répudiation de l'entreprise!
Arrêtez donc de croire que les employeurs n'embauchent pas en CDI juste pour emm..der les salariés. Demandez-vous plutôt pourquoi les CDD, pourtant beaucoup plus couteux pour l'employeur que le CDI, ont plus de succès, et ce, à une écrasante majorité !!? CE n'est manifestement pas une volonté de faire des économies ! Alors qu'elle autre différence entre CDI et CDD, sachant, comme vous l'avez bien expliqué, en macro économie, le CDI est préférable à la bonne marché de l'économie. Comme je l'ai dit, les employeurs ne précarisent pas pour le plaisir de précariser leur marché potentiel !
Réponse de le 14/12/2015 à 15:17 :
Je souscris entierement aux propos de @MrGodin. Les exemples cites sont malheureusement bien trop frequents aux Prud’hommes: la partialite de ces tribunaux est simplement deconcertante, leur approche est sur-protectrice pour les salaries. Mais il ne faut pas s’y tromper, tres peu tirent un reel benefice de cette situation. En imposant un cadre extremement rigide et conservateur au marche du travail, on finit par le bloquer au grand desespoir de tous: les jeunes qui cherchent du boulot comme les employeurs frileux a embaucher tant la decision est lourde de consequences. Pour esperer obtenir votre CDI, il vous faudra donc un niveau de diplome et des experiences souvent sur-dimensionnees par rapport au poste (combien de gens j’ai vu galerer pour leur premier job, meme avec un bac +5 et qques stages, en mode “je postule pour mon premier boulot et en entretien on me repproche de ne pas avoir assez d’experience operationnelle…”). Seuls les meilleurs/ceux qui ont ete le mieux prepares accederont au graal du CDI. Il serait tellement plus rentable de simplifier drastiquement le code du travail, reduire les contraintes legales et le pouvoir d’interpretation des juges en matiere de droit du travail (qui est actuellement considerable) quitte a augmenter les indemnites minimum legales payees par les employeurs, introduire une franchise concernant l’aide juridictionnelle pour limiter l’alea moral... Mais non, personne ne fait rien. Et il en va de meme dans d’autres domaines cles ou les tensions sont extremement fortes, comme la location. Dans certains pays, si vous ne payez pas votre loyer, apres 2 ou 3 mois maximum vous etes mis dehors; bref, ce qui devrait prevaloir dans tout etat de droit. Mais pas en France: quelqu’un qui jongle bien avec le detail des procedures et la treve hivernale pourra facilement faire durer la partie 1 voir 2 ans, avec aucun recours pour le proprietaire qui lui continue de payer son pret immobilier. Quelle est la legitimite du mauvais payeur dans ce cas? Aucune, mais c’est pas grave, on fait porter au proprio le cout de la solidarite excessive et de la deresponsabilisation (il a les moyens, lui!). Resultat: il faut fournir des dossiers de 15 kilos pour avoir un appart, les delais sont rallonges, les frais augmentent, bref le marche est asseche, bloque… Et si votre nom de famille a une consonance “suspecte” vos chances d’etre deboute sont 30% a 40% superieures a celles de vos homologues “100% francais”… Alors qu’a Londres vous arrivez en parlant a peine anglais, avec un passeport, un deposit d’un mois de loyer, et bien souvent meme sans montrer de contrat de travail vous aurez votre appart en une semaine. Encore une fois, a Paris, seuls les meilleurs dossiers passeront sans grand encombre (apres 3 ou 4 semaines…). Bref, la France est une societe verouillee, sclerosee, une societe d’insiders ou on ne donne pas sa chance au nouvel arrivant, un pays ou on ne reve plus. Alors remarquez, fondamentalement moi ca ne me derange pas: jeune vivant actuellement a l’etranger et approchant doucement le cap des 30 ans, venant d’une famille aisee et diplome d’une grande & belle ecole d’ingenieur francaise, je n’ai jamais eu de probleme pour obtenir un appart ou un stage, et les offres d’emploi et appels de chasseurs pleuvent, en France comme a l’etranger. Mais ca me fait tout de meme de la peine de voir tant de jeunes francais de tous bords quitter leur pays parce qu’on ne leur donne pas leur chance (des jeunes de 19 ans qui viennent avec juste un bac en poche, des X & HEC jeunes diplomes qui ne trouvent pas les memes opportunites en France…). Et le pire, c’est que bien souvent ils ne regrettent vraiment pas leur decision! C’est affligeant de voir un pays avec tant d’atouts se vider de son sang et de sa jeunesse parce que ses dirigeants sont incapables de le liberaliser…
Réponse de le 14/12/2015 à 15:31 :
1 millions de merci pour votre commentaire. Je m'y retrouve complètement...
Réponse de le 14/12/2015 à 15:36 :
J’ai failli verser une larme. Chez nous, nous embauchons tout le temps en CDI et nous n’avons pas les problèmes que vous mentionnez. Ce n’est en rien un repoussoir.
Mais nous avons une différence avec vous : nous voulons être choisis par nos employés, qui sont heureux de rester avec nous, et nous le rende bien. Nous avons conscience que notre succès dépend d’eux et que la richesse créée est grâce à eux.
De votre prose transparaît tout l’inverse : vous ne considérez vos salariés que comme des esclaves qui osent réclamer un salaire et le respect de leurs droits. Vous les considérez comme des sous-êtres tout juste bons à vous enrichir par leur travail.

Vous êtes tellement loin de la vraie vie — amusant venant de quelqu’un osant parler du terrain — que vous n’avez toujours compris qu’aucun salarié ne veut de précarité. Et ce pour une raison toute simple : avec un contrat précaire, il est impossible de se loger, impossible d’emprunter, impossible de se projeter dans l’avenir.

Sérieusement, vous pensez que des personnes sont prêtes, pour vos beaux yeux, à accepter de travailler pour sans avoir de chez soi, sans pouvoir faire aucun projet ? La réponse est non bien entendu. Ceux qui le font ont le couteau sous la gorge et sont priés de le faire avec le sourire.

Vous devriez fréquenter ces gens là, de près, et voir ce qu’ils subissent. Ça vous ferait du bien et vous éviterait d’écrire des inepties.
a écrit le 14/12/2015 à 11:21 :
on ne comprend pas bien en quoi l'europe serait responsable du fait que la france ne fait aucune reforme, demolit en rigolant les entreprises, decourage toute initiative, fait fuir les multinationales, les gens qui ont de l'argent et les jeunes qui ont du talent....
l'europe a bon dos! le jour ou la france quittera l'europe, on se demande qui elle accusera d'etre responsable des maux qu'elle a crees!
Réponse de le 14/12/2015 à 12:55 :
Le petit européïste de service, un des derniers.?
Réponse de le 14/12/2015 à 16:17 :
Comment un gouvernement serait il "responsable" de ce que l'on lui impose de l'extérieur? A moins, que l'on ne vote que pour n'élire que des "irresponsables" collaborateurs!
a écrit le 14/12/2015 à 11:19 :
fatigant le romaric a remplacer toute analyse par un proces d'intention qu'il peut copier coller a toute situation: on le sait pour lui c'est toujours la feute de l'europe, version de gauche radicale du "c"est la faute de l'autre" propre a l'extreme droite.

La poussée du FN est dûe à un triple problème: 1- la LePenisation des esprits, qui affectent tout autant la gauche que la droite (il suffit de voir comment est exploité le risque terroriste par françois Hollande pour s'en convaincre) 2- le sentiment profond d'abandon des zones rurales 3- la situation economique française qui est unique en Europe, puisque la France est le seul pays à avoir vécu en crise economique permanente pendant 30 ans (hormis deux très brefs épisodes), ce quiconstitute unfait unique en Europe...montrant bien par cela que le probleme n'est pa Européen mais français principalement.

Pour lutter contre le FN il faut s'attaquer à ces 3 points de fronts, et les questions techniques européennes n'ont que peu avoir avec ceux-ci, n'en déplaisent a Romaric Godin.
Réponse de le 14/12/2015 à 16:22 :
Mais, si la France n'est qu'un sujet de rejet dans l'UE que fait elle encore dans cette union? Cette union aurait elle besoin de nous?
a écrit le 14/12/2015 à 11:14 :
Le FN a donc bien raison de dénoncer la technostructure Bruxelloise. Il est évident
qu'il faudrait que les pays de l'UE aient une même fiscalité, des coûts du travail identiques
et qu'ils financent une armée commune. Des mesures à prendre bien avant un plan de relance qui ne serait en fait qu'un transfert de dettes des États vers l'UE.
Réponse de le 14/12/2015 à 12:20 :
Tout ce que vous proposer est rejeter intégraleement par le FN: donc si vous voteez FN pour renforer l'integration européenne, vous vus trompez lourdement.
Réponse de le 14/12/2015 à 12:25 :
Votre analyse est bonne... à un détail près : c'est exactement l'opposé que prône le FN !
Mais c'est bien, comme vous l'avez analysé, vers une Europe plus abouti qu'il faut aller !
Réponse de le 14/12/2015 à 13:03 :
Romaric essaie de convaincre son fan-club d'eurosceptiques keynésiens qu' il est le sauveur de la France contre l'Europe et l'euro...Libre à lui mais elections après elections il est désavoué par les urnes et les résultats économiques même par sa chère Syriza...Alors les autistes ne sont pas ceux qu'on croit
Réponse de le 14/12/2015 à 22:43 :
@ffreeman : ça fait 35 ans, UE ou pas d'ailleurs, qu'on essaie de doper l'économie française par la dépense publique et la relance keynesienne. Avec fort peu de résultats d'ailleurs, à part une dette publique de plus en plus incontrôlable.
a écrit le 14/12/2015 à 11:12 :
Pour la 40e fois depuis les européennes de 1984, le FN assure la victoire de ceux qu’il prétend combattre et comme l' anticipait avant ces élection F. ASSELINEAU président de l' UPR. L’oligarchie euro-atlantiste savoure pour la 40e fois son stratagème diabolique ..
Le tsunami médiatique en faveur du FN avant le 1er tour vient comme d’habitude d’accoucher d’une souris au second tour, après une déferlante médiatique – en sens contraire d’avant le premier tour -, en faveur du « front républicain ».

Les instituts de sondage et les grands médias du pays avaient assuré que le FN devait pouvoir gagner 4, 5, voire 6 et même 7 régions ? Il n’en gagne aucune, comme d’habitude.
Comme à chaque fois, l’antipathie que suscite le FN chez quelque 85% des électeurs français – donnée invariante depuis 43 ans – a provoqué une mobilisation anti-FN au second tour. Mobilisation ardemment entretenue par les mêmes médias qui avaient mobilisé implicitement en faveur du FN avant le premier tour… (Faut-il rappeler que France 2 a dû annuler le 5e passage de Mme Le Pen à « Des paroles et des actes » devant l’indignation générale que cette faveur sans précédent souleva à travers le pays ?)
Que cette mobilisation de second tour anti-FN en réjouisse beaucoup, ou qu’elle en désespère d’autres, finalement peu importe : le fait est qu’elle constitue un fait politique d’une extrême importance.

Ceux qui refusent de la voir s’interdisent de comprendre pourquoi la société française est bloquée.. La responsabilité de l' Europe via l' oligarchie euro-atlantique dominante est écrasante, qui promotionne le Fn en parti leurre sur le mode Syriza et pour que rien ne change pour les français, jamais.
Réponse de le 14/12/2015 à 11:37 :
Le problème c'est que tout "parti" a son plafond de verre tant que l'on leur donne pas les moyens de s'en débarrasser, cela se marchande et ainsi perde leur âme! L'UPR sera dans ce cas!

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