Athènes a soumis une contre-proposition de réformes pour sortir de l'enlisement

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Le rachat par Athènes des obligations grecques détenues par la BCE est une idée soutenue de longue date par le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.
Le rachat par Athènes des obligations grecques détenues par la BCE est une idée soutenue de longue date par le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis. (Crédits : Reuters)
Espérant trouver un accord avec ses créanciers pour permettre la reprise du financement du pays, la Grèce propose notamment de racheter les obligations grecques détenues par la BCE, selon des sources européennes.

Les autorités grecques ont soumis une "contre-proposition" aux institutions, "qui sont en train de l'étudier",a indiqué mardi à l'AFP , sans préciser le contenu de ce document."Une contre-proposition a été reçue ce matin (mardi 9 juin, ndlr)", a confirmé une seconde source européenne.

La contre-proposition reçue à Bruxelles porte notamment sur le rachat par Athènes des obligations grecques détenues par la BCE, une idée soutenue de longue date par le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, selon une source européenne. A Athènes, le gouvernement n'a pas confirmé cette information.

Des obligations qui "créent un trou budgétaire important"

"Ces obligations (grecques) créent un double problème aux finances grecques: d'une part l'arrivée à échéance d'une partie de ces obligations en été -- l'Etat grec doit rembourser 6,7 milliards à la BCE (en juillet et août)--, crée un trou budgétaire important; d'autre part leur détention par la BCE empêche Athènes de participer au vaste programme du rachat des dettes des pays ("Quantitative easing") lancé par la BCE", avait expliqué Yanis Varoufakis fin mai.

Pour rappel, jusqu'ici, le gouvernement de gauche radicale avait présenté une offre d'accord de 47 pages comprenant de nombreuses concessions, sur le plan fiscal et budgétaire notamment, par rapport à ses engagements de campagne.Mais les discussions avec ses créanciers ont achoppé la semaine dernière à Bruxelles sur les modalités d'une nouvelle réforme des retraites et une hausse de la TVA sur l'électricité.

    Lire aussi >> Grèce : le piège tendu par les créanciers

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 09/06/2015 à 18:09 :
Titre du Financial Time de ce jour:
Let the Greeks follow their way. It is clear that they have no appetite for modernizing their country.
Réponse de le 09/06/2015 à 21:40 :
Clear no appetite for modernizing their shit in the libéral system, what would be worse for the Greets.
a écrit le 09/06/2015 à 17:36 :
Racheter les obligations de la BCE avec quoi ? des confettis émis par la Banque grecque ? Assez est assez, il faut les virer et basta !!!
a écrit le 09/06/2015 à 14:41 :
Ils peuvent tenter leur chance sur le marché du "bitcoin".
a écrit le 09/06/2015 à 14:26 :
Toutes ces dernières années, a triché pour entrer dans le poulailler européen, et maintenant elle se trouve fort dépourvue quand il faut régler la note : elle demande aux _ plus ou moins_ dindes ou poulettes contribuables européennes qui ont cotisé durant toute leur activité salariée de partager leur gâteau puisque d'économies ces imprévoyantes cigales n'ont pu constituer. Vous trichiez ? J'en suis fort aise. A votre tour de cotiser et de vous assumer maintenant. Devant la table du banquet seulement les miettes vous ramasserez.
Réponse de le 09/06/2015 à 15:50 :
Dans le poulailler européen, les "poules" passent à la casserole, seul les "coqs" chantent en attendant leur tour!
Réponse de le 09/06/2015 à 17:12 :
La France aussi a triché, mais c'est la France…enfin… vue de France !
a écrit le 09/06/2015 à 14:16 :
Avec quel argent comptent-ils racheter leur dette?
Réponse de le 09/06/2015 à 16:21 :
La Grèce rachète sa dette en émettant une nouvelle dette souscite par les banques grecques qui la revendent simultanément à la BCE ayant gagné de la flexibilité dans le cadre de son QE par la première vente. Les banques grecques se financent par un découvert instantanément soldé par l'achat de la dette par la BCE. L'argent pour payer la dette n'existe que sur le papier et ne fait que circuler. Malheureusement, le besoin d'agir simultanément n'équivaut qu'à une prolongation de la dette actuelle interdite à la BCE, un beau financial engineering digne des Goldman Sachs. Les Grecs, n'auraient-ils toujours pas compris ...?
a écrit le 09/06/2015 à 13:34 :
Prenez vos responsabilités peuple Grec et renvoyez la Troïka à ses errements .

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