Juncker attend des nouvelles propositions de la Grèce... qui juge "absurdes" celles de la Commission

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Le bras de fer continue sur les réformes grecques à mener entre Jean-Claude Juncker et le Premier ministre grec Alexis Tsipras
Le bras de fer continue sur les réformes grecques à mener entre Jean-Claude Juncker et le Premier ministre grec Alexis Tsipras (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, attend toujours des nouvelles propositions de réformes de la Grèce, il exclut cependant l'hypothèse d'un "Grexit".

Le feuilleton grec continue. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déploré ce dimanche 7 juin ne pas avoir reçu de nouvelles propositions de réformes de la Grèce, et a appelé le Premier ministre grec Alexis Tsipras à la lui faire parvenir "dans un futur proche".

"Alexis Tsipras mon ami m'avait promis que d'ici jeudi soir (dernier) il me présenterait une proposition alternative (....). Je n'ai jamais reçu cette proposition alternative" de réformes, a déclaré Jean-Claude Juncker à Elmau, château bavarois qui abrite un sommet du G7.

La Grèce négocie depuis des mois avec la Commission européenne, le FMI et la BCE, qui lui réclament des réformes structurelles en échange de milliards d'euros d'aides financières.

La semaine dernière a vu une navette de propositions grecques et contre-propositions des institutions sur ces fameuses réformes, Jean- Claude Juncker lui-même se mettant à la manoeuvre pour faire avancer les choses alors que les caisses grecques sont vides et que des échéances de remboursement approchent pour Athènes (fin juin).

Mais Alexis Tsipras a rejeté les propositions des institutions comme "absurdes", dimanche dans un entretien au journal Proto Thema son ministre des Finances Yanis Varoufakis les a même jugées "limite insultantes": "Nous avons besoin de réformes, de restructuration de la dette et d'investissement (...) si nous n'avons pas les trois ensemble nous ne signerons pas", a averti le ministre des Finances.

Junker attend de nouvelles propositions de Tsipras

Les institutions de leur côté jugent les engagements d'Athènes insuffisants et réclament une nouvelle liste.

"J'espère que la proposition alternative grecque nous parviendra dans un futur proche", a déclaré Jean-Claude Juncker. "Je voudrais avoir le temps de l'examiner en détails".

Le Luxembourgeois avait refusé hier de prendre au téléphone Alexis Tsipras samedi, en l'absence de progrès. Il s'en est justifié dimanche: "Alexis Tsipras est mon ami, mais des amis doivent observer un minimum de règles".

Juncker contre un "Grexit"

Alexis Tsipras, coincé entre les exigences des institutions et les promesses antiaustérité faites à ses électeurs, s'est entretenu samedi soir avec le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, hôte du G7. Le duo franco-allemand s'implique lui aussi directement dans le dossier ces derniers jours, pour éviter un défaut de paiement de la Grèce qui pourrait conduire à une sortie de la zone euro, scénario catastrophe pour beaucoup.

"J'exclus la possibilité d'un Grexit parce que je n'en veux pas", a martelé dimanche Jean-Claude Juncker.

"L'Union européenne est prête à aller très loin pour trouver un compromis avec le gouvernement grec", a assuré en parallèle dans un entretien au journal allemand Welt am Sonntag le président du Parlement européen Martin Schulz.

"Je ne peux que mettre en garde le gouvernement grec (...) contre le fait de refuser à nouveau la main tendue. Le temps file et les conséquences en seraient dramatiques", a-t-il ajouté.

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a écrit le 09/06/2015 à 1:24 :
On peut quand même se demander si contrairement aux élucubrations de Godin, Junker, Merkel et la clique de la Troika ne sont pas en train de balader Tsipras et Varouf a coup de demandes intransigeantes avec comme objectif véritable de signer un accord au dernier moment en acceptant certaines "lignes rouges" des Grecs. Histoire de donner l'impression que chacun a fait sa part de concession. Quitte a blinder un plan pour sortir la Grèce de l'euro en fin d'année.
a écrit le 08/06/2015 à 20:09 :
Que d'arguties de la part de certains, pour tenter de déculpabiliser les Grecs de s'être endettés d'une façon aussi faramineuse que démentielle durant des années! Mais, en gros, peut-on leur rappeler que cette dette colossale, de plus de 3 cents milliards d'euros pour 11 millions d'habitants, n'est pas un jour tombée du ciel comme une plaie d'Égypte! À ce qu'on sache, on n'a jamais vu de banquiers tordre le bras de n'importe qui, particulier ou dirigeant d'un pays, pour les forcer à s'endetter. Tenter comme plusieurs intervenants de déculpabiliser la Grèce, en accusant ces mêmes banquiers de sombres complots et de tous les péchés d'Israël parce qu'ils n'ont simplement fait que leur métier, c'est bien connu, celui de prêter, à moindre risque, de l'argent, pour en faire ultérieurement, ne vise qu'à tenter de masquer une irresponsabilité financière, approuvée à chaque élection.
Réponse de le 08/06/2015 à 21:17 :
Tu ne vaux pas mieux que ceux que tu accuses de déculpabiliser la Grèce. Ton commentaire n'a aucun argument. Pour preuve, tu parle de 300 milliards de dette pour 11 millions de grecs et tu justifies qu'ils ont trop emprunté. Alors, que doit-on dire des 432 milliards de dette pour 11 millions de belges?? Tu fais des raccourcis pour justifier ton point de vue très partisan et sans aucune logique.
Réponse de le 09/06/2015 à 1:11 :
@v_v On doit en dire que les belges ont eu une politique "a la grecque" des années 70 jusqu'au milieu des années 90 mais que depuis, ils ont entrepris un effort considérable pour se désendetter puisque leur dette est passée de 130% du PIB en 1995 a 84% en 2007, avec pendant de nombreuses années un excédent budgétaire qui est monté jusqu'a 6%. L'important, c'est la, endance. Nul doute que si la Grèce avait un jour démontré une capacité a être aussi sérieuse, ses partenaires la traiterait aujourd'hui un peu mieux.
a écrit le 08/06/2015 à 17:48 :
Il faut laisser la Grece sortir de l Europe Ce pays ne remboursera jamais ses dettes et si nous leur en prettons encore c est a fonds perdus Qu ils se demerdent ils sorte de l europe et de la zone euros point barre et si ils sont besoin de conseils apres ils peuvent toujours en demander au patron de Lazarre
a écrit le 08/06/2015 à 15:15 :
Les mensonges permanents des grecs face au peu de vision des autres dirigeants ne font pas avancer le sujet. Pourquoi les grecs ne créent-ils pas de cadastre ? Pourquoi les armateurs et l'église orthodoxe ne paient pas d'impôts ? Pourquoi continuer de discuter avec des dirigeants qui ne souhaitent pas payer leurs dettes ? Qu'arriverait-il si la Grèce ne peut rembourser la prochaine échéance ?
Réponse de le 08/06/2015 à 17:51 :
aucune chance pour qu ils remboursent sauf avec un truc a la ponzy ils remboursent avec ce qu on leur prete c est un piege a ....et les..... c est nous
a écrit le 08/06/2015 à 15:11 :
Les mensonges permanents des grecs face au peu de vision des autres dirigeants ne font pas avancer le sujet. Pourquoi les grecs ne créent-ils pas de cadastre ? Pourquoi les armateurs et l'église orthodoxe ne paient pas d'impôts ? Pourquoi continuer de discuter avec des dirigeants qui ne souhaitent pas payer leurs dettes ? Qu'arriverait-il si la Grèce ne peut rembourser la prochaine échéance ?
a écrit le 08/06/2015 à 12:29 :
C'est aux banques qui sont à l'origine de la crise a payer la dette grecque et pas aux contribuables qui ont déjà payé la facture très élevée par le biais des impôts.
Réponse de le 08/06/2015 à 14:26 :
En plus, il faudrait tenir M. Trichet responsable qui n' a pas cessé de vanter le rapprochement des taux d'intérêt sur la dette des pays de la zone Euro comme preuve du succès de l'Euro au lieu de souligner le principe des traités que chaque état reste responsable de sa propre dette.
Réponse de le 09/06/2015 à 1:14 :
Le PIB de la Grèce a été multiplié par 2.6 entre 2001 et 2008 ! Fois 2.6 en 7 ans ! Vous croyez que c'était grâce aux exportations de Feta et d'huile d'olive !?
a écrit le 08/06/2015 à 11:57 :
Juncker attend des nouvelles propositions. 52 pages de propositions semblent ne pas suffire. En fait les propositions grecques ne suffiront jamais tant qu'elles ne sont pas conformes aux canons libéraux qui ont conduit ce pauvre pays aux abysses sociales et humanitaires. Fermez le ban. La caste des possédants préfère envoyer l'Europe et l'Euro par le fond plutôt que d'admettre qu'il faut désormais envisager d'autres formes de partage des richesses et d'autres paradigmes sociétaux. Une crise profonde s'annonce.
Réponse de le 08/06/2015 à 12:42 :
Ce qui a produit cette catastrophe c'est une bulle de consommation et de dépenses publiques pendant la période 2000-2008. Les effectifs de la fonction publiques avaient explosés, tout comme les salaires, bien au de là de la croissance de la productivité. Sir cette periode l’économie Grecque avait grossi de 34%, plus qu'aucune autre économie de la Z.E., le tout avec un déficit chronique de la balance commercial de 10%. Et on pouvait partir en pension a 50 ans.
A part les oliviers et un peu de tourisme il n'y a avait pas de système productif grec. C'est ça la racine du mal.
a écrit le 08/06/2015 à 11:01 :
En fait, l'UE attend le résultat de la proposition des États-Unis à la Grèce, malgré les apparences, l'Eurogroupe a pris une position passive. La proposition américaine (peu connue du public mais comprise par les meilleurs analystes géopolitiques) consiste à laisser tomber la dette grecque auprès des banques US mais à condition que ce pays laisse tomber à son tour le projet du gazoduc appelé "Turkish Stream", entre la Russie et la Turquie. Dans ce projet, la Grèce aurait un "hub" de distribution de gaz russe pour toute l'Europe, ce qui serait un formidable poumon pour l'économie du pays. Les USA ne veulent pas de ce projet et essaient de faire un "deal" avec le gouvernement grec par l'effacement de sa "dette américaine" à condition qu'il abandonne "Turkish Stream".
Cette proposition est en discussion depuis hier à la réunion du G7 en Allemagne mais on n'en parle pas aux médias. L'émissaire américain pour des affaires d'énergie, Amos Hochstein, en visite à Athènes la semaine passée avait exigé (ô arrogance, quand tu nous tiens) la fin des premiers travaux de ce viaduc russo-turc, ce qui avait crée un tollé au sein du gouvernement grec, et a été dénoncé comme une "inacceptable ingérence dans les affaires domestiques de la Grèce." Voilà ce qu'on discute en Bavarie à ce moment aux dépens des contribuables européens.
L'UE, comme d'habitude dès qu'il s'agit d'une affaire où les US s'en mêlent, attend (comme toujours) patiemment. Juncker pourra prendre encore un drink en attendant…. ;-)
a écrit le 08/06/2015 à 7:33 :
On croit rêver! L'agirc est en quasi faillite, les retraites versées par la cnav gelées, mais il faudrait que les européens se saignent un peu plus pour pérenniser les promesses de Tsipras concernant les pensions de grecs qui payaient leurs impôts sur la base du volontariat! Si ce pays n'avait pas utilisé une grande banque américaine pour maquiller des comptes, il n'aurait jamais pu rentrer dans l'UE. Il est temps de réparer l'erreur originelle.
Réponse de le 08/06/2015 à 8:32 :
"Il est temps de réparer l'erreur originelle." - Très juste.... Il est grand temps de démenteler cette EU. CQFD et à bon entendeur.
a écrit le 08/06/2015 à 1:33 :
"Alexis Tsipras mon ami ..."
En l'occurence, familiarité (petite tape dans le dos comme le montrent les photos de la dernière rencontre) dit bien des choses : c'est qui le chef, c'est qui qui commande.
D'ailleurs : "J'espère que la proposition alternative grecque nous parviendra dans un futur proche", a déclaré Jean-Claude Juncker. "Je voudrais avoir le temps de l'examiner en détails".[...] Le Luxembourgeois avait refusé hier de prendre au téléphone Alexis Tsipras samedi, en l'absence de progrès. Il s'en est justifié dimanche: "Alexis Tsipras est mon ami, mais des amis doivent observer un minimum de règles".
C'est clair non ? On a compris à qui on a affaire. Un ami comme ça, aucune personne sensée n'en veut.

Infos importantes pour cerner le personnage de JCJ :
Grand Duché de Luxembourg : 500 000 habitants
paradis fiscal des Google, Amazon, etc., car pays pratiquant le dumping à la TVA comme l'Irlande. Le Luxembourg, siège d'Eurostats, à l'origine de l'un des plus gros scandales de l'union Européenne.
Jean-Claude Juncker, gouverneur de la Banque Mondiale (1989-1995), ancien premier ministre du Luxembourg (1995-2013).
Wikipédia :
"Jean-Claude Juncker annonce la démission du gouvernement pour le 11 juillet 2013, à la suite d'un scandale concernant les services de renseignement5, accusés d'avoir constitué une véritable police secrète et politique en fichant illégalement des centaines de milliers de citoyens."
"[en novembre 2014] il est personnellement mis en cause dans l'affaire Luxleaks qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts."
En plus de sa jolie collection de cravates, Jean-Claude accumule aussi une belle collection de casseroles... De quoi faire la leçon à ces sa...ds de Grecs.

Vous reprendrez bien encore une petite tape dans le dos ?
Réponse de le 08/06/2015 à 18:45 :
@Lionel Gilles: ne changeons pas le sujet. On parle du remboursement de la dette grecque. Recite-nous ton commentaire quand l'article sera sur Juncker. Merci.
Réponse de le 08/06/2015 à 19:46 :
@Patrickb

Juncker est bien représentatif de cette nomenklatura européenne, surpayée, atlantiste et pour beaucoup de ses chefs corrompue, à qui a affaire le nouveau gouvernement grec.
Ce triste sire affiche une bonne humeur hypocrite (voir son attitude au dernier sommet), mais derrière il déploie une morgue assassine.
Si vous voulez continuer avec cette Europe bureaucratique et soumise aux intérêts nord-américains, libre à vous. Attention, je ne remets pas en cause la probité de nombreux fonctionnaires européens (j'en connais quelques-uns), mais c'est comme avec le soviétisme, ce n'est pas parce que la pyramide est largement composée de gens idéalistes et vertueux, qu'au final on aboutit à une action légitime. L'UE est pourrie dès la conception, dès le Traité de Maastricht. J'ai mis du temps à le comprendre car j'ai été nourri à la béatitude européiste dès le biberon. Je suis moi-même un pur Européen par mes origines, mes domiciles, mes voyages et mon mode de vie. Cependant, on peut être Européen de coeur et dénoncer cette Union de malheur, inféodée aux intérêts du grand capital apatride, tout comme on peut croire en l'homme, en la fraternité et rejeter le communisme soviétique, y compris dans sa soi-disante version à visage humain.

La question qu'il faut se poser cher Patrick, c'est qui a créé la dette ? Et qui a intérêt à ce que ce Vaudeville se prolonge indéfiniment ?
Où sont les gens liés à Goldman Sachs, à ceux-la même qui ont permis tout ça ? Ils ne sont pas au gouvernement grec actuel.
Les Grecs n'ont aucun intérêt à prolonger ces négociations indignes (cf Romaric Godin) car le pays est exangue. Mais comme vous n'y habitez pas, vous ne pouvez pas le constater.
Les gens n'en peuvent vraiment plus. Si on met en pratique les nouvelles mesures préconisées par Juncker et sa bande, la Grèce va définitivement couler. Retour à l'ère pré-industrielle. Émigrations de millions de Grecs. Voila ce contre quoi le gouvernement se bat, même si je ne suis pas d'accord sur tout, puisque je crois que la Grèce s'en sortirait bien mieux hors de l'Euro.
a écrit le 08/06/2015 à 1:33 :
A tous ceux qui pensent que la Grèce est une victime, à tous les adeptes de l'Europe bashing, merci de lire l'article "Comment Tsipras coincé l'Europe" paru dans ce même journal. Celui-ci met en œuvre la roublardise de ce gouvernement extrémiste en opposition avec la democratie sociale européenne. Il y a une intention délibérée de ne pas remboursée ( c'était dans le programme de Tsipras) et de continuer à voler afin de s'en sortir. Je propose à tous les admirateurs de la Grèce et de son gouvernement s'aller s'installer la bas. Je propose au Front national de gauche d'en faire de même et de nous montrer que leur isolationnisme est la bonne voie. Pour ma part je reste dans la democratie sociale car même perfectible elle est généreuse et bienveillante même envers les voleurs.
Réponse de le 08/06/2015 à 8:24 :
"Pour ma part je reste dans la democratie sociale car même perfectible elle est généreuse et bienveillante même envers les voleurs." - je dirais même plus: elle n'est bien veillante qu'envers les voleurs... qui dans ce cas sont sont les banques et le monde de la finance.
Réponse de le 08/06/2015 à 10:22 :
@Cafeine, "Il y a une intention délibérée de ne pas remboursée ( c'était dans le programme de Tsipras) et de continuer à voler afin de s'en sortir"

FAUX! L'intention de ce government est une intention REALISTE wui consite à restructurer l
Réponse de le 08/06/2015 à 10:25 :
Non le monde de la finance c'est le capitalisme....celui que vous exécrez apparement. Non les voleurs dans une democratie sociale sont ceux qui ne jouent pas le jeux, on peut en citer si vous voulez:
Réponse de le 08/06/2015 à 10:42 :
@Cafeine, "Il y a une intention délibérée de ne pas remboursée ( c'était dans le programme de Tsipras) et de continuer à voler afin de s'en sortir"

FAUX! L'intention de ce gouvernement (démocratiquement élu) est une intention REALISTE de restructuration de la dette grecque. Car ceux qui croient que la Grèce sait rembourser sans restructuration et sans accéder aux marchés sont de pures amateurs, des doux-rêveurs qui osent en plus donner des leçons de bonnes gouvernances.

Quand on n'a pas accès aux marchés pour emprunter et rembourser sa dette (comme le font tous les autres pays, pas seulement ceux de la zone €, mais du monde entier), il est absurde de penser qu'un pays pourra rembourser sa colossale dette sur ses propres ressources (ce que la Grèce fait depuis aout 2014 et a déjà remboursé 17,5 milliards sur ses propres ressources ... record du monde).
Alors, si pas d'aide, la Grèce ne remboursera plus rien de ses ressources, ni même de son excédent primaire, elle consacrera le tout dans sa propre économie.

Prêter à la Grèce, ce n'est pas aider la Grèce (qui n'a rien à faire de cet argent prêter, puisqu'il servira totalement à rembourser les créanciers qui lui ont prêtée), mais aide plutôt les pays créanciers à ne pas subir une perte de plus de 300 milliards que les contribuables de leur pays devront assumer.

Et oui, il faut choisir: le défaut grec et essuyer une perte de 300 milliards OU lui "prêter" pour s'auto-rembourser tout en pompant un léger excédent primaire des ressources grecques (<1 % du PIB en 2015, 1,5% du PIB en 2016, 2% du PIB en 2017, etc..).

A vous de choisir, pour moi c'est presque kif-kif ... même si je commence à préférer, pour la Grèce, le défaut (au final, ça lui rapportera plus).
Réponse de le 08/06/2015 à 11:40 :
@V-v: "démocratiquement élu" ??? Je pense que seuls ceux qui paient des impôts devraient avoir le droit de voter, car il me semble un peu facile de voter des augmentations de prestations et d'allocations en "ma" faveur qui seront payées par les autres !!!
a écrit le 07/06/2015 à 22:05 :
Ou bien Juncker est un menteur ou bien tout ce que disent les grecs est un bruit incompréhensible pour lui…
a écrit le 07/06/2015 à 20:00 :
mr godin est en week end ou en vacances, ou quoi?
normalement, la headline c'est
' juncker en pantalon bouffant et chemise brune a brassard lance un ultimatum sans resultat au peuple grec triomphant et a ses elus democratiques qui preferent annuler la dette'
Réponse de le 07/06/2015 à 21:09 :
MDR. Je me faisais la meme Remarque. Il est passé où le Romaric? Je regrette la finesse et la clairvoyance de ses analyses. Je pense qu'il a du passer le week end à Athenes à preparer ses prochaines chroniques lol
a écrit le 07/06/2015 à 18:49 :
Constat
- le Portugal a reçu E 78 Mlds et rembourse par anticipation (je crois que l'Espagne aussi),
- la Grèce a reçu E 240 Mlds (peut-être plus) fait tout pour différer les remboursements et demande encore de l'argent pour rembourser, a séché ses réserves au FMI,
- le PIB du Portugal est 10% moins élevé que celui de la Grèce (source wiki)

Il y a un problème.
Cordialement
Réponse de le 07/06/2015 à 19:43 :
Le seul problème que je vois dans ton commentaire: c'est que tu ne comprends rien en économie!!
Réponse de le 07/06/2015 à 23:27 :
Explique nous Vv tu m'as l'air d'être le nouveau prix Nobel d'économie, argumente ta réponse.
Réponse de le 08/06/2015 à 1:24 :
L'histoire et les deux économies ne sont pas comparables. La portugal fut riche avec un Empire colonial sur tous les continents. Le Brésil investit aujourd'hui : il y a une usine d'assemblage Embraier au Portugal. La Grèce fut pauvre avec des invasions et des guerres incessantes. La Grèce est le pays qui a le plus souffert avec la Russie et la Pologne pendant la seconde guerre mondiale, tandis que le Portugal a échappé aux deux guerres. Les pilotes grecs ont eu les premiers avions à réaction en Europe pour aller combattre en Corée. Aujourd'hui, la Grèce est le pays de l'OTAN avec la plus grande force aéronautique et la plus moderne, hors France, Espagne et Italie. Elle a deux ou trois fois plus de chasseurs que la Belgique, pour une population identique. C'est comme comparer la France et l'Italie, parce que les deux pays sont européens "du sud" et avec sensiblement une population voisine.
Réponse de le 08/06/2015 à 12:46 :
Non, ni la Grèce ni le Portugal n'ont reçu cet argent. Cet argent public n'a servi qu'au rachat des créances privées envers Grèce et Portugal respectivement. Il a servi à changer l'identité des créanciers et à faire assumer aux contribuables de tous les pays de l'eurozone les conséquences des risques pris par des banquiers privés. Privatisation des profits, nationalisation des pertes, bref le fonctionnement standard.
La Grèce aurait du faire faillite en 2011. Cette solution aurait été douloureuse mais la Grèce aurait ensuite pu rebondir. A la place, la pression européenne a abouti à l'échange "vous ne faites pas faillite tout de suite" contre "vous appliquez notre programme économique néolibéralisme + dévaluation interne". L'intérêt pour l'UE : protéger ses banquiers, appliquer sa doctrine économique, aux frais des contribuables, et au nom de l'Europe.
Le résultat de ce programme a été d'amputer l'économie grecque d'un quart, de faire grimper le chômage des jeunes à 60%, de provoquer leur exode, ainsi que la mort de plusieurs milliers de personnes par ruine du service de santé. Quant à la dette, elle a empiré, et la banqueroute finale de la Grèce, déjà certaine en 2011, l'est encore plus en 2015.
Le nouveau gouvernement grec refuse de continuer sur cette voie, ce qui nécessite d'une manière ou d'une autre une réduction sévère de la dette, éventuellement dissimulée sous une restructuration. Ses propositions de politique économique tendent à définir une autre méthode que celle qui a eu des résultats si catastrophiques ces 4 dernières années.
Le groupe des gouvernements européens créanciers refuse de changer l'approche, à la fois pour ne pas avoir à reconnaître devant les contribuables que leur argent a été utilisé à payer leurs pertes à des banquiers imprudents, et pour ne pas reconnaître que leur doctrine économique est faillie et que d'autres chemins seraient possibles, de peur que la volonté de changer de politique ne fasse tache d'huile vers les autres pays dont l'économie souffre du cocktail imposé néolibéralisme + dévaluation interne : Espagne, Portugal, à un moindre degré Italie, à un encore moindre degré France.
Naturellement, les conséquences politiques de moyen terme de la poursuite quoi qu'il arrive de ces politiques se dessinent déjà : remise en cause des gouvernements qui les appliquent, déjà effective en Grèce, qui se dessine en Espagne et au Portugal, et en France davantage qu'en Italie, démantèlement de l'euro dans les récriminations, voire renaissance de nouvelles oppositions entre nations européennes dans le pire des cas - se reporter à ce que dit par exemple François Heisbourg du risque de création d'une nouvelle Dolchstoßlegende, la légende du coup de poignard dans le dos ayant causé l'effondrement de l'armée allemande en 1918.
a écrit le 07/06/2015 à 17:55 :
Salut à tous les altermondialistes qui peuplent les forums de La Tribune,
Un seul mont d'ordre : "pas un centime de plus dans ce tonneau des danaïdes, que les Grecs dégagent de la zone Euro et qu'ils aillent se vendre au Russes si ça leur chante!"
Réponse de le 07/06/2015 à 18:45 :
Entièrement d'accord! Que les créanciers ne donnent plus 1 centime à la Grèce, et que cette dernière, de même, ne donne plus 1 centimes à ses créanciers.

C'est ce que j'appelle un accord parfaitement équilibré, du donnant-donnant: tu ne me donne pas de centimes? Alors tu n'en recevra pas non plus.

Acté et signé.
Réponse de le 07/06/2015 à 18:52 :
Le problème est que si la Grèce dégage qui suit? Il y a for a parier que la France sera mis au plis par notre grande démocratie qu'est l'Europe, et, que l'on deviennent en peu de temps des Grecs nous aussi!
Réponse de le 07/06/2015 à 20:05 :
les grecs n'ont de toute facon aucne intention de rembourser leur dette et l'ont deja fait savoir! le pb c'est qu'ils veulent que les eruopeens cotisent pour qu'ils puissent continuer de vivre a credit
la messe est terminee, on peut aller au cimetiere, maintenant
Réponse de le 08/06/2015 à 0:09 :
@V_v le problème c'est que la tres grande majorite des grecs veulent rester dans l'euro. Curieusement, on lit peu de sondages sur ce que souhaitent les peuples européens, mais il est fort probable qu'une majorité d'entre eux souhaite que la Grèce quitte l'euro une bonne fois pour toutes !
Réponse de le 08/06/2015 à 9:47 :
Si les pro Junker/Merkel de ce site croient pouvoir échapper aux politiques d'austérité en stigmatisant le peuple grec à bout de souffle par le pillage des même Merkel, Junker, Standard and Poor ´s etc '.. Ils s'illusionnent lourdement. Notre tour vient et ne comptez pas sur Sarkozy, Hollande ou Le Pen pour vous sortir du gouffre. À moins que vous n'ayez déjà planqué votre oseille dans un paradis fiscal, vous allez en baver comme les grecs, les espagnols, les italiens, les allemands. Bien à vous les petits caniches !
Réponse de le 08/06/2015 à 11:27 :
@Viktor, je ne vois pas en quoi le fait de faire défaut devrait obligatoirement être suivi d'un Grexit, en tout cas dans l'immédiat. Pourquoi? Pour les liquidités de l'ELA aux banques grecques? Ils n'ont qu'à mettre des restrictions et créer de l'€ sous forme électronique (payement par carte bancaire, domiciliation, salaire sur un compte en banque, etc...), de plus avec l'excédent primaire (sans la charge de la dette qui ne sera plus de toute façon), je ne vois pas la raison de sortir de l'€. Ce n'est vrais que si on a un déficit primaire (comme la France par exemple). La seul chose à faire pour le gouvernement grec en cas de défaut, c'est s'assurer des rentrées fiscales, pratiquement en instantanée (TVA retenu à la source, etc...).
a écrit le 07/06/2015 à 17:15 :
Il se fout de qui la Juncker? Les créanciers ont bien reçu la proposition grec de 47 pages. L leur a été rejeté par tous les partis grecs.
a écrit le 07/06/2015 à 16:59 :
Un peu comme nous nous attendons les explications sur luxleaks.Il manque ps d'air pèpère!!!!
a écrit le 07/06/2015 à 16:32 :
Notre "ami" Junker...

Celui qui a dit : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Celui qui s'est reconnu "politiquement responsable" de l'évasion fiscale de riches multinationales... mais qui n'a rien changé et qui n'a pas été inquiété.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141113tribac41c6ce1/evasion-fiscale-au-luxembourg-juncker-se-dit-politiquement-responsable.html

Et c'est cet homme qui se prétend "ami" des autres pays et qui donne des leçons de morales sur les règles à suivre...

On croit rêver.
Réponse de le 08/06/2015 à 10:52 :
et c'est aussi cet homme qui a été choisi et "élu démocratiquement" à la tête de la commission européenne car on ne pouvait trouver plus malhonnête que lui sans doute! pas besoin d'être altermondialiste pour reprendre le mot utilisé plus haut par un commentateur zélé de cette belle Europe, pour dénier tout crédit à la commission européenne...!
a écrit le 07/06/2015 à 16:13 :
La Grèce, comme le disent les analystes les plus sérieux, se trouve en position de force vis-à-vis de l'Eurogroupe et de l'archipel de banques ses créancières. Autrement on n'en parlerait pas tellement de ce pays, on lui donnerait un ultimatum, on appliquerait les règles et point à la ligne. Mais les règles sont floues quelque part et, plus délicat encore, la Grèce sait qu'elle a moins à perdre que ses créanciers, dont les principaux (l'Allemagne et la France) se trouvent parmi les plus angoissés à ce moment. La preuve, c'est en Allemagne et en France qu'on parle plus de la Grèce dans les médias.

La Grèce possède un éventail d'options pour s'en sortir, l'Europe créancière non. Le brillant économiste Jacques Sapir les énonce souvent quand il dresse, mieux qui personne, le vrai portrait de la situation entre Athènes et Berlin-Paris. Comble des combles, les États européens savent que si la Grèce quitte la zone euro, voire l'UE, et déclare un défaut de paiement, ce ne sera pas ce pays méditerranéen qui va s'écrouler, mais l'Europe presque entière.

Voilà les raisons pour tout ce feuilleton à répétition où aucun fait nouveau surgit, rien que des menaces de pacotille pour gagner du temps, en attendant un miracle du Saint-Père argentin, ou ne sait pas quoi d'une troisième guerre en Europe pour tout "reseter". ;-)
Réponse de le 07/06/2015 à 17:58 :
@ Galax7 : Tout-à-fait exact, très bonne analyse. Riches comme pauvres sont inclus dans un même système dont les premiers sont mieux placés pour entrevoir la globalité.
a écrit le 07/06/2015 à 16:01 :
Quand le dogmatisme mène le monde, le pragmatisme n'a pas d'avenir!
a écrit le 07/06/2015 à 14:35 :
Jean Claude Junker se déclare "ami d'Alexis Tsipras" comme il a été l'ami du peuple Francais. Vous pouvez voter non, notre ami Jean Claude Junker poursuit sa politique destructrice quelque soit le vote. Avec un tel ami, il n'y a pas d'alternative. La Gèce et la France dans une moindre mesure, souffrent d'une monnaie surévaluée. Tous les économistes sérieux savent qu'il n'y a qu'un seul remède possible: la solution Argentine, c'est à dire un Grexit et un Franxit. Toute autre solution ne fait qu'augmenter les souffrances inutilement.
Réponse de le 07/06/2015 à 17:20 :
Je fini par en être de plus en plus convaincu que finalement c'est bien le grexit qui serait la meilleur solution ou la circulation de 2 monnaie en parallèle en tout cas dans un premier temps.

Je fini même par ne plus vouloir d'accord du tout avec ces créanciers, et laisser libre court au réformes que les grecs veulent s'imposer. La Grèce doit se retourner vers l'est, l'occident n'est et n'a jamais été vraiment intéressant.

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