Autriche : pourquoi l'extrême droite ?

Norbert Hofer, candidat de la formation nationaliste FPÖ, est donné favori de l'élection présidentielle autrichienne de dimanche prochain. Comment expliquer un tel succès ?

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Le candidat nationaliste sera-t-il le prochain président autrichien ?
Le candidat nationaliste sera-t-il le prochain président autrichien ? (Crédits : REUTERS/Leonhard Foeger)

Dimanche 22 mai, les électeurs autrichiens auront à choisir leur président fédéral entre l'ancien dirigeant des Verts Alexander van der Bellen, qui a obtenu 21,34 % des voix au premier tour et le représentant du parti d'extrême-droite FPÖ, Norbert Hofer, qui a obtenu 35,05 % des voix le 2 mai dernier. Selon le dernier sondage disponible (ils sont rares), publié le 12 mai dernier, Norbert Hofer obtiendrait 53 % des voix et deviendrait donc président fédéral.

L'élection de Norbert Hofer serait un véritable coup de tonnerre en Europe, car, pour la première fois, un représentant de l'extrême-droite deviendrait chef d'un Etat membre de l'UE et de la zone euro et il y serait parvenu par une élection directe au suffrage universel. Certes, les pouvoirs du président fédéral sont limités, car l'Autriche est sous un régime parlementaire. Certes, il peut démettre l'ensemble du gouvernement de son propre chef (article 70 de la Constitution), mais il ne peut, comme le président français, dissoudre la chambre basse du parlement, le Conseil National, sans proposition gouvernementale. Il ne peut donc pas influer réellement sur le détail de la politique en Autriche.

Reste que l'élection du Conseil national en 2018 pourrait confirmer la tendance. La FPÖ est donnée par le dernier sondage Gallup à 34 % des intentions de vote contre 22 % à l'ÖVP conservatrice, 21 % à la SPÖ sociale-démocrate et 13 % aux Verts. Nobert Hofer, s'il est élu à la Hofburg, siège de la présidence autrichienne dimanche, fera donc tout pour gêner le gouvernement de grande coalition SPÖ-ÖVP désormais dirigé par l'ancien patron des chemins de fer, Christian Kern. Quelles sont les raisons de cette poussée de l'extrême-droite ?

La persistance de la pensée nationaliste

Il n'y a pas de cause unique, mais plutôt un faisceau de raisons. L'Autriche est un pays particulier. Grande puissance européenne pendant des siècles, le pays est devenu un petit Etat mal taillé et travaillé par la nostalgie de la grandeur perdue des Habsbourg. Cette réalité a maintenu la vivacité du courant national-allemand (« deutschnational »), favorable à l'Anschluss avec l'Allemagne durant l'entre-deux-guerres et qui a persisté après-guerre sous une forme nationaliste raciste. A cela s'est ajouté un manque de culpabilité pour la période nazie du pays. A partir de 1986 et de la montée en puissance de Jörg Haider, la FPÖ - qui dès sa création en 1955 regroupait d'anciens nazis et des nationalistes - a cristallisé une partie de cet électorat qui lui a permis d'atteindre 27 % des voix en 2000. C'est sur ce terreau idéologique qui s'est élargi au rejet de l'Union européenne après l'adhésion du pays en 1995 que la formation d'extrême-droite a prospéré et qu'elle prospère encore.

Dans ce contexte, la crise des réfugiés et sa gestion ont provoqué un sentiment de rejet d'une partie de l'électorat à la fois de l'UE et des populations arrivantes. Une grande partie de l'électorat a alors quitté les grands partis, ÖVP et SPÖ pour se replier vers la solution deutschnational, la FPÖ. En un an, ce parti a gagné près de dix points dans les sondages. Le 2 mai, le score de Norbert Hofer est un record historique pour la FPÖ. Mais faire de la crise des réfugiés la seule cause du succès de cette formation serait une erreur. C'est aussi que cette crise intervient alors même que surgit une crise politique et économique.

L'épuisement de la « grande coalition »

Politiquement, l'Autriche est épuisée par les grandes coalitions entre la SPÖ et l'ÖVP qui ont gouverné le pays pendant 39 des 69 dernières années. L'électorat populaire traditionnel de la SPÖ est excédé par le fait que les Sociaux-démocrates délaissent aux Conservateurs les questions économiques et sociales tandis que les tenants de l'ÖVP se plaignent des compromis passés par leur parti avec la « gauche ». Dans les deux cas, la FPÖ est devenu la destination naturelle de ces deux populations déçues. Face à un problème d'ampleur comme la crise des réfugiés, les hésitations de la « grande coalition » a encore alimenté son rejet et le choix de la FPÖ. Beaucoup d'Autrichiens, épuisés par le « compromis » des grandes coalitions, semblent tentés par un choix tranchant, de « rupture » que lui offre la formation de Norbert Hofer.

La crainte du déclassement économique

Un autre élément - parmi de nombreuses autres causes - est la situation économique de l'Autriche. Certes, a priori, l'Autriche demeure un des pays les plus prospères d'Europe. En parité de pouvoir d'achat, le PIB par habitant autrichien est supérieur de 30 % à la moyenne européenne. Il n'est dépassé que par les Pays-Bas, l'Irlande et le Luxembourg. Le taux de chômage harmonisé est de 5,8 %, bien inférieur à la moyenne de la zone euro (10,2 %). Bref, on est en droit de se demander, comme beaucoup, pourquoi un pays aussi bien portant à un recours massif au vote protestataire nationaliste. Pourtant, l'économie n'est pas entièrement étrangère à la poussée de la FPO qui, rappelons-le, a débuté avant la crise des réfugiés (en 2013, le parti avait obtenu 20 % des voix).

Car le problème est moins le niveau de l'économie, que son rythme d'évolution. La compétitivité prix de l'Autriche s'est dégradée, notamment au fil de la modération salariale allemande et de la dévaluation interne pratiquée dans plusieurs pays de la zone euro comme l'Italie ou les Pays-Bas. L'Autriche a également cessé de profiter de la manne de la croissance d'Europe centrale qui avait porté le pays durant le début des années 2000. Résultat : la croissance des salaires, jadis très forte, s'est réduite sous les 2 % par an. Le chômage au sens national, prenant en compte l'ensemble des inscrits à l'AMS, le Pôle Emploi local, a atteint en avril, un plus haut à 9,1 % de la population active. Enfin, la croissance est au ralenti. Malgré une nette accélération (+0,6 % sur un trimestre) au premier trimestre, le PIB n'est durant cette période que 1 % au-dessus de son niveau de l'an passé. En zone euro, seuls le Portugal, la Finlande et la Grèce font pire...

Cette situation a conduit à un sentiment de peur du déclassement caractéristique des pays « riches » du nord de l'Europe et que l'on retrouve aussi au Pays-Bas, en Finlande, dans les pays scandinaves, en France et en Italie. La classe moyenne est aisée, mais sa confiance dans l'avenir est faible. Cette crainte se voit dans le niveau très faible de la confiance des ménages, un des plus bas de la zone euro. Cette classe moyenne apeurée cherche donc des solutions de « défense » et se tournent vers les partis nationalistes.

Le programme économique de la FPÖ

Quel est le programme économique de la FPÖ ? C'est globalement un programme très libéral. En novembre 2015, la représentante du parti lors du débat budgétaire au parlement était Barbara Kolm, directrice de l'institut Hayek. Preuve que le parti « des libertés » reste ancré dans une double culture : celle du nationalisme allemand et celle du libéralisme. La FPÖ est le représentant d'un courant fort de la pensée économique germanique : le national-libéralisme qui allie un cadre national protecteur à une compétition forte sur le marché intérieur.

Le programme de défense des travailleurs autrichiens passent donc par la « fermeture» aux étrangers de l'emploi dans certains secteurs, par des protections nationales contre le « dumping social » et par la priorité donnée aux Autrichiens pour les transferts sociaux. Mais en termes de politique budgétaire, la FPÖ se veut plus orthodoxe que les partis traditionnels, parlant même d'une « discipline budgétaire de fer » fondée sur la réduction de la « bureaucratie », sur la suppression des subventions et sur la fin du « gaspillage. » Cette politique permettra d'offrir des cadeaux fiscaux aux PME et aux ménages « autrichiens », qui, par ailleurs, devront accepter une réduction des transferts sociaux. La redistribution passe donc par la baisse des impôts.

La FPÖ ne veut donc pas quitter la zone euro et l'UE pour pratiquer de la relance budgétaire, mais pour pouvoir pratiquer de la discrimination nationale et pouvoir protéger certains secteurs. Ce parti est donc une aile nationaliste du libéralisme autrichien qui rejette le libéralisme sociétal promu par les Verts et le parti Neos, lui-même issu de l'aile gauche de la FPÖ, ainsi que le libéralisme « européiste » de l'ÖVP. Il profite à la fois des échecs de l'UE, de l'épuisement de la « grande coalition » et de la crainte du déclassement d'une grande partie de la population. Cet aspect "libéral" du programme permet de rassurer nombre d'électeurs autrichiens.

La FPÖ, partenaire des grands partis au niveau local

A ceci s'ajoute un autre aspect, souvent négligé : l'attitude ambiguë des partis traditionnels envers la FPÖ. On se souvient qu'en 2000, le chancelier conservateur Wolfgang Schüssel avait accepté une alliance avec Jörg Haider. Cette alliance avait conduit à la division du parti, Jörg Haider fondant un nouveau parti, le BZÖ. Mais il avait prouvé qu'il n'existait pas de « cordon sanitaire ». De plus, cette scission avait permis de reporter les scandales du parti de Jörg Haider sur le BZÖ et non sur la FPÖ. De plus, malgré les attaques et les cris d'orfraies du personnel politique écologiste, social-démocrate et conservateur, la FPÖ n'est pas exclue du jeu politique.

Au niveau local, les Sociaux-démocrates gouvernent ainsi avec le parti nationaliste dans le Burgenland, Land de l'est du pays et les Conservateurs font de même en Haute-Autriche. Pour une raison simple : en excluant leur aspect « nationaliste », ce qui est le cas au niveau régional, la FPÖ est un parti libéral classique défendant la « bonne gestion » et est très compatible avec le reste de la politique autrichienne. Du coup, ceci rend tout « front républicain » impossible. Et c'est ce qui explique que, dimanche, beaucoup d'électeurs vont se tourner au deuxième tour vers Norbert Hofer.

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Commentaires 40
à écrit le 23/05/2016 à 18:31
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La très grande difficulté va être de faire la part des choses entre les gouvernements populistes nationalistes, et les gouvernements d'extrême droite, xénophobes voire racistes. La frontière devient ténue, et l'un est (encore) acceptable, l'autre ne ...

à écrit le 23/05/2016 à 9:57
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Pourquoi l'extrême droite ? Et pourquoi pas ?? MDR, chaque fois qu'un peuple se révolte contre les oligarchies on le traite d'extrémiste, souvent de droite..! Les Autrichiens comme beaucoup de peuples Européens en ont assez de subir les dictats de...

à écrit le 23/05/2016 à 9:32
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C'est dans leurs gènes, leur ADN, ils sont comme ça depuis toujours, ils aiment l'ordre, la discipline, la propreté...C'est quand même le dernier pays au monde qui a gardé Reich dans son nom...Mais au delà de ces raisons historiques sommes nous bien ...

à écrit le 22/05/2016 à 19:11
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Vu comme ça c'est juste une droite forte ca ne ressemble pas à de l extrême droite Les thèses gauchiste de partage et de dépense public accompagner de l'ouverture des frontières ça séduit surtout les fonctionnaires de 68

à écrit le 22/05/2016 à 14:46
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Angela Merkel a ouvert la boite de Pandore pour les réfugiés et comme pour le nucléaire remplacé du jour au lendemain par le polluant charbon, elle a dégainé plus vite que son ombre et fait n'importe quoi, pire que sa majesté FH ou son prédécesseur, ...

à écrit le 22/05/2016 à 14:43
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Hit... n'était-il pas autrichien ? Cordialement

à écrit le 22/05/2016 à 14:03
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La différence entre HOFER et MLP c'est que lui ne prône pas la fin de l'Europe et de l'euro ni de Schengen .Aussi, de nombreux pro-européens mais fatigués par l'arrivée de migrants dont les modes de vie diffèrent des nôtres et l'incapacité des gouv...

à écrit le 22/05/2016 à 13:50
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Bruxelles et Schauble, avec leur politique du moins disant social et fiscal, n'ont réussi qu'a faire grimper les partis extrémistes en Europe. Décidément, les leçons de l'histoire sont bien vite oubliés. Qui se rappelle que la première mondialisati...

à écrit le 22/05/2016 à 12:39
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ces Autrichiens ont réussi le tour de force de faire oublier que Hitler était des leurs...l Histoire éternelle recommencement?

le 22/05/2016 à 14:58
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Raisonnement primaire ! La preuve : De quelle religion étaient , ceux qui ont décidé la crucifixion du Christ .!

à écrit le 21/05/2016 à 22:00
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Elle peut être fière ,la chancelière de la constellation ,qui en accueillant contre l'avis plus sage des autres pays européens ,environ un million d'immigres ,elle a réveillée la bête immonde ,que l'on avait oubliée ,et qu'on ne vienne pas nous dire ...

le 22/05/2016 à 14:53
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Parce que les communistes dans la rue, ce n'est pas une bête immonde peut-être ? Des antifas qui cherchent à crâmer des flics, ce n'est pas la bête immonde peut-être ? Vous croyez qu'ils feraient quoi s'ils étaient au pouvoir ? Des camps de rééducati...

à écrit le 20/05/2016 à 10:42
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Lire Christopher Lash : "la révolte des élites et la trahison de la démocratie ". Ceux qui contrôlent, la politique la presse et les milieux financiers se sont agglomérés en une caste qui décide du débat, en le refusant. Le schéma européen en est ...

à écrit le 20/05/2016 à 10:07
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J.Haider leader des annees 2000, disparu dans un crash au volant de sa ww. C'etait un precurseur. Un autrichien dans une bagnole allemande. Volkswagen Das Auto.

à écrit le 20/05/2016 à 9:20
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Gauche de la Gauche vs Extrême droite, voilà une belle façon de résumer la France ! L'Autriche souhaite prendre ses distances et retrouver du nationalisme donc on appel ça l'Extrême droite, ça fait peur, on tremble dans son fauteuil et pendant ce tem...

à écrit le 19/05/2016 à 20:06
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C'est l'extrême gauche qui salit , détruit , manifeste violemment, casse , insulte et crée des problèmes ! Non le F N qui est un parti normal !Mais de toutes façons , c'est l'europe entière qui votera patriote aux prochaines élections , car il n'exis...

le 20/05/2016 à 8:48
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Vous confondez un événement et un mouvement, une revendication et une position. Certes nourris par des images chocs et inqualifiables, il n'en est pas moins l'expression d'un cri de colère, pas d'une sourde volonté ancestrale nourrie par une aigreur ...

à écrit le 19/05/2016 à 16:26
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C'est révélateur de constater que le qualificatif d'extrême droite est toujours utilisé alors que pour les communistes ou ce qui y ressemble (Podemos, Syriza...) les journalistes parlent de gauche de la gauche. Le communisme, c'est l'extrême gauche. ...

le 22/05/2016 à 0:50
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Mais oui, Siriza, ce parti d'extrême gauche qui, une fois au pouvoir a collectivisé les terres et est devenu une dictature avec un parti unique... À moins qu'il n'ai juste eu qu'un programme de socio démocrate ? Quoi en fait il s'est complètement cou...

le 22/05/2016 à 0:51
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Mais oui, Siriza, ce parti d'extrême gauche qui, une fois au pouvoir a collectivisé les terres et est devenu une dictature avec un parti unique... À moins qu'il n'ai juste eu qu'un programme de socio démocrate ? Quoi en fait il s'est complètement cou...

le 22/05/2016 à 15:21
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0@Solon le jeune Le programme de Syriza a été renié par celui qui le proposait. Le Venezuela était vanté par MELENCHON (il y passait même ses vacances). Aujourd'hui on sait que leur programme se transforme en dictature avec l'invalidation de 3 dép...

à écrit le 19/05/2016 à 16:12
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ce n'est qu'un début continuons le combat ha ha ha ;-)

à écrit le 19/05/2016 à 15:05
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C'est assez honteux de prétendre qu'il y aurait une extrême-droite en Autriche et bien entendu d'en faire référence pour laisser imaginer ou dire qu'il y en aurait une en France. Indirectement en dénigrant ici ou dénigre là par une capillarité que l'...

à écrit le 19/05/2016 à 14:37
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Pourquoi l'extrème-droite? parceque le système médiatico-politique est d'extrème-gauche et les populations tentent de s'en libérer! simple.

le 19/05/2016 à 15:20
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Tout a fait vous avez bien résumé le vote extrême. Un seul exemple on nous rabat les oreilles pour augmenter le nombre de policiers en France alors que pas un média nous rappelle régulièrement que 80 000 peines fermes sont en attente d’exécution faut...

le 19/05/2016 à 16:06
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"Le système médiatico-politique est d'extrème-gauche" ? Un peu risible quand-même ! Sans doute que le NSDAP était de la droite modérée...

à écrit le 19/05/2016 à 11:07
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Merci pour cette exposition très claire de la situation politique autrichienne et au-delà européenne, ce qui se passe en Autriche nous concerne tous, les temps sont durs, les idées se durcissent de même, il faut répondre aux idées dures avec des idée...

le 19/05/2016 à 12:36
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@Rolle, n'oublions pas d'ajouter dans cette situation, la position du déni de réalité des politiques, d'un laxisme latent, d'une paupérisation marquée de l'environnement de vie par l'arrivée de réfugiés qui n'ont d'autres choix que de faire la manche...

à écrit le 19/05/2016 à 9:58
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Grande puissance européenne pendant des siècles, le pays est devenu un petit Etat mal taillé et travaillé par la nostalgie de la grandeur perdue des Habsbourg. Nous c'est pareil, on a la frustration comme la Hongrie, d'avoir perdu nos colonies. On ...

à écrit le 19/05/2016 à 9:27
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ma prochaine destination de vacances !!! un endroit ou les gens ne baissent pas les yeux face a l invasion, bravo aux autrichiens de montrer la bonne voie !!!

à écrit le 19/05/2016 à 8:42
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Dans le paragraphe "la crainte du déclassement économique", n'y a-t-il pas un lapsus dans cette phrase : "La classe moyenne est aisée, mais sa confiance dans l'avenir est forte" ?

le 19/05/2016 à 12:22
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Je pense qu'il fallait lire "morte" au lieu de forte... Moi aussi j'ai "tiqué".

à écrit le 19/05/2016 à 8:13
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Autriche : pourquoi l'extrême droite ? Oui pourquoi le nommer ainsi et non pas le parti patriote!

le 20/05/2016 à 18:32
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et pourquoi pas le nommer nostalgique du national socialisme, les allemands ont fait le travail, beaucoup d'autrichiens ont encore une croix gammée cachée dans le placard aux souvenirs!

à écrit le 19/05/2016 à 7:58
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Je n'ai pas compris cette phrase : "La classe moyenne est aisée, mais sa confiance dans l'avenir est forte. " ???

le 19/05/2016 à 10:13
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mais sa confiance dans l'avenir est faible, faute de frappe. Comme chez nous le pays est riche mais les gens ont peur. Les images de manifestations violentes dans notre pays plus le temps pourrit vont à mon avis à nouveau plomber le moral des Franç...

à écrit le 19/05/2016 à 7:24
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Peux être que les volonté de l'Europe, suivi par leurs politiques Nationaux, sur des changements de société ne plaisent pas au. peuple. Quand vous essayé d'imposer des politiques non voulus, et que le seule choix politique est l'extrême droite!!!!!no...

le 19/05/2016 à 9:07
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Nos "politiques" ne rêvent que d'être bureaucrate à Bruxelles, ils collaborent en attendant une place!

le 19/05/2016 à 10:04
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50 ans que les sociaux démocrates et chrétiens démocrates se partagent le pouvoir en Autriche, les gens en ont marre. Rajoutez à cela une immigration incontrôlée imposée par Merkel alors que les autrichiens sont très catholiques et n'ont rien demand...

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