Barroso chez Goldman Sachs: "représentant indécent", "scandaleux", "pantouflage"

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"Bras d'honneur", "conflit d'intérêt", "indécent": une pluie de critiques, venant même du gouvernement, s'est abattue samedi en France sur l'ex-président de la Commission européenne, José Manuel Barroso qui va rejoindre la banque d'affaires américaine Goldman Sachs.
Comme le ministre socialiste, les eurodéputés PS français jugent "scandaleux" ce qu'ils qualifient de "nouveau pantouflage, qui ressemble fort à un conflit d'intérêt". "Nous exigeons une révision des règles pour empêcher de tels recrutements d'anciens Commissaires européens", écrivent-ils dans un communiqué.
La présidente du parti d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, a estimé sur Twitter que la nouvelle n'avait "rien d'étonnant pour ceux qui savent que l'UE ne sert pas les peuples mais la grande finance".
Même indignation à Lisbonne, dans les rangs du parti socialiste au pouvoir et de ses alliés de la gauche radicale. "Cette nomination montre que l'élite européenne dont fait partie Barroso n'a aucune honte", a ainsi réagi Pedro Felipe Soares, chef de file parlementaire du Bloc de gauche.
Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, José Manuel Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l'Europe et le monde ont été secoués par la grave crise financière de 2008.
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Goldman Sachs a annoncé vendredi l'avoir engagé pour la conseiller, au moment où le secteur financier est secoué par les craintes autour du Brexit. "Évidemment, je connais bien l'UE et relativement bien aussi le contexte britannique. Si mes conseils peuvent être utiles dans de pareilles circonstances, je suis prêt à aider", a-t-il commenté dans le Financial Times. José Manuel Barroso n'a enfreint aucune règle, puisqu'au delà de 18 mois après la fin de leur mandat, rien n'oblige les anciens membres de la Commission à rendre des comptes à cette institution.
Pour mémoire, la banque de Wall street est l'une de celles ayant vendu le plus de produits financiers complexes - les subprimes - à l'origine de la crise de 2008.
(avec AFP)
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