Brexit: l'UE veut que Londres supporte les conséquences

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Les dirigeants européens réunis mardi à Bruxelles pour la première fois depuis la victoire du Leave, le 23 juin, au Royaume-Uni, ont pris acte du départ annoncé des Britanniques de l'Union européenne et affirmé que Londres devra supporter les conséquences, notamment économiques, de ce choix historique.
Aux dires des participants, l'émotion était palpable lors du dîner des Vingt-Huit, le dernier auquel participait David Cameron. "La Grande-Bretagne quittera l'Union européenne mais nous ne tournerons pas le dos à l'Europe", a dit le chef du gouvernement britannique, qui quittera son poste au plus tard le 9 septembre, laissant le soin à son successeur au 10, Downing Street d'activer l'article 50 du traité européen de Lisbonne, déclencheur du processus de négociations formelles.
L'initiateur du référendum a expliqué que son pays voulait trouver la meilleure forme de partenariat possible avec l'UE, jugeant toutefois impossible d'avoir "tous les bénéfices sans coûts", contrairement à ce qu'avaient laissé entendre les partisans de la sortie de l'Union.
Le temps presse, insistent les Vingt-Sept même s'ils ne sont pas tous sur une même ligne quant à l'urgence d'activer l'article 50 et d'enclencher la procédure.
"Nous n'avons pas des mois à méditer sur l'ouverture des négociations de retrait du Royaume-Uni", a souligné Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a dit n'envisager aucun retour en arrière de Londres sur sa décision.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays assure la présidence semestrielle tournante de l'UE, a estimé lui qu'il fallait peut-être laisser du temps au Royaume-Uni pour qu'il se remette du choc de jeudi dernier. "L'Angleterre s'est effondrée politiquement, monétairement, constitutionnellement et économiquement. Il n'est pas raisonnable d'exiger d'eux qu'ils déclenchent l'article 50", a-t-il dit.
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D'après un autre responsable de l'UE, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi partage l'avis d'économistes du secteur privé qui estiment globalement de 0,3% à 0,5% l'impact négatif du "Brexit" sur la croissance de la zone euro sur les trois prochaines années.
Alors que les dirigeants européens se réuniront mercredi sans les Britanniques pour réfléchir à une nouvelle impulsion au projet européen, François Hollande a pour sa part d'ores et déjà posé les conditions des futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni.
La Grande-Bretagne, a-t-il prévenu, devra accepter les quatre libertés de circulation - des personnes, des capitaux, des biens et des services - si elle veut conserver l'accès au marché intérieur européen et le "passeport" pour ses banques. Pour le président français, le Royaume-Uni supportera l'essentiel des conséquences économiques négatives de la sortie de l'Union, que l'Europe peut éviter grâce à l'action de la Banque centrale européenne (BCE) et des Etats.
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Même s'il ne mènera pas les négociations, David Cameron a affirmé lors du dîner avec les dirigeants des 27 autres Etat-membres que le Royaume-Uni et l'Union européenne devaient "avoir des relations économiques aussi rapprochées que possible et que la clé pour rester proche est vraiment d'étudier une réforme de la libre circulation des personnes", a appris l'AFP auprès de son entourage.
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