Brexit : la France s'inquiète d'une sortie sans accord

 |   |  430  mots
Les députés de la Chambre des communes ont rejeté, vendredi 29 mars, l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne par 344 voix contre 286.
Les députés de la Chambre des communes ont rejeté, vendredi 29 mars, l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne par 344 voix contre 286. (Crédits : Reuters TV)
Les députés de la Chambre des communes ont rejeté, vendredi 29 mars, l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne par 344 voix contre 286. L'Elysée estime que ce troisième rejet accroît les risques d'une sortie sans accord.

Le rejet, pour la troisième fois, du Traité de retrait de l'UE par les députés britanniques "accroît très fortement les risques d'une sortie sans accord", a réagi vendredi l'Elysée.

"Il appartient d'urgence au Royaume-Uni de présenter dans les tout prochains jours un plan alternatif (élections législatives, referendum, union douanière...). A défaut, et cela devient le plus probable, nous constaterons que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne sans accord", a souligné la présidence française.

Un Brexit sans accord est désormais l'option par défaut, selon Theresa May

Destiné à mettre en oeuvre en douceur un Brexit décidé par référendum en juin 2016, le Traité proposé par la Première ministre Theresa May a été rejeté par 344 voix contre 286 vendredi.

Mme May a indiqué que l'option "par défaut" était désormais un Brexit sans accord ("no deal") le 12 avril. A moins qu'elle ne se résigne à demander un nouveau report, de plus longue durée, mais qui l'obligerait à organiser des élections européennes fin mai.

Pour Paris, "l'idée d'une extension longue, impliquant une participation du Royaume-Uni aux élections européennes, ne pourra être examinée que si le plan alternatif est crédible, soutenu par une majorité au Parlement britannique". "Une telle extension n'a rien d'évident, elle n'est pas automatique. La France aura pour priorité d'assurer le bon fonctionnement de l'Union européenne ; nous devons regarder vers l'avenir et ne pas sacrifier le projet européen", ajoute l'Elysée.

La France : "le pays le plus prêt", selon Emmanuel Macron

Peu après le vote des députés britanniques, le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué un sommet européen spécial le 10 avril. Il s'agira, selon l'Elysée, d'"examiner un éventuel plan alternatif ou constater cette sortie sans accord".

Présente à l'Elysée pour le grand débat avec les élus des Hauts-de-France, la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) a réagi en qualifiant la situation de "pas très rassurante" alors que "les députés britanniques ne semblent pas avoir conscience des conséquences graves" de leur choix.

Durant ce débat, Emmanuel Macron a affirmé que la France était "le pays le plus prêt", parmi ceux qui sont directement concernés, à gérer les conséquences d'un Brexit sans accord, même s'il faudra "accélérer les préparatifs" et négocier avec Londres sur la pêche.

Lire aussi : Hauts-de-France : comment les entreprises régionales se préparent au Brexit

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/03/2019 à 13:57 :
A lire les commentaires, on sent que l'UPR s'inquiéte encore plus de la débâcle annoncée.
Réponse de le 31/03/2019 à 16:31 :
On sent surtout que les propagandistes de l' UE financés avec notre bon argent sont sur la brèche ce qui traduit mieux qu' une incertitude,
un affolement général.
Pas vai ?
a écrit le 31/03/2019 à 12:53 :
Il est pourtant facile de comprendre ce que recherchent les anglais : Rester dans 'UE sans aucune obligation d'aucune sorte. Le problème est de leur faire admettre que ce n'est pas possible.
a écrit le 31/03/2019 à 12:14 :
700 français de l' Union Populaire Républicaine à Londres pour soutenir le Brexit et appeler au Frexit ! 5 anciens ministres britanniques sont venus à notre meeting ainsi que d’autres éminentes personnalités britannique, c’est le plus grand rassemblement politique français depuis la France libre de 1940 !
Ne vous laissez pas encore avoir par les médias comme lors de la présidentielle 2017 et votez pour la liste dont ils ont vraiment peur aux élections européennes du 6 mai 2019 !
Réponse de le 01/04/2019 à 0:36 :
Le franc français n'ayant jamais été une monnaie forte dans l'époque moderne, la France ayant connu de nombreuses dévaluations dites "compétitives" qui constituaient plutôt une fuite en avant, la France a tout intérêt à rester au sein de l'UE ou elle est un des maillons importants plutôt que d'en sortir et de se retrouver isolée et déchue. Après rester au sein de l'UE n'a pas que des avantages mais en sortir n'aurait que des inconvénients!
Réponse de le 01/04/2019 à 2:40 :
Asselineau: combien de divisions ?
Réponse de le 02/04/2019 à 10:23 :
Le plus grand rassemblement politique Français en UK depuis juin 40 ? Je pense que Gad Elmaleh et Birgard ont fait mieux.
a écrit le 31/03/2019 à 12:09 :
L'interdépendance commerciale entre les pays européens est très forte. Si le 12 avril les Britanniques ne donnent pas leur accord, on ira vers une absence de deal et un Brexit dur avec toutes les conséquences que cela comporte, dit Emmanuel Macron. Croire que la France et les pays de la zone euro ont déjà anticipé les conséquences graves du Brexit dur, est une fausse illusion. Nous serons tous impactés et les Britaniques le savent.
Réponse de le 31/03/2019 à 13:52 :
Quand une illusion est fausse c'est que ce n'est pas une illusion. Les Britanniques comptent bien sur les dégâts potentiels pour faire céder une UE, dirigée par des trouillards.
Réponse de le 31/03/2019 à 19:35 :
nous serons effectivement tous impactés mais le plus sera à coup sûr le RU, et ceux qui se sont fait berner par les mensonges des "Brexiter" vont pouvoir le constater à leurs dépends
a écrit le 31/03/2019 à 12:02 :
Compte tenu de l'importance du BREXIT pour la vie du peuple Britannique et des résultats ténus du référendum ou certains ont voté sur des critères disons particuliers il serait moral d'organiser un référendum de confirmation. Le problème me semble plutôt venir d'une gouvernance de l'Europe déconnectée de ses peuples, si demain nous refaisons un référendum en France et bien ca sera chaud...
Réponse de le 02/04/2019 à 10:26 :
Un référendum sur quoi ? Voulez vous sortir de l'Euro ?
Arrêtez vos balivernes, le référendum est un défouloir, ovus pouvez aussi faire un référendum sur la limite de vitesse, l'age de la retraite ou le niveau des allocation chomages, cela sera toujours des réponses de court terme non fondées.
a écrit le 31/03/2019 à 10:56 :
La majorité des anglais ont décidé de quitter de l'UE mais leurs "représentants" trainent encore un peu les pieds ; remember la France et le referendum de 2005 et la forfaiture du traité de Lisbonne juste derrière porté par nos ....élites démocratiques ...
Réponse de le 02/04/2019 à 10:26 :
Sarko s'est fait élire avec comme programme ce nouveau traité. Aucune forfaiture
a écrit le 31/03/2019 à 9:48 :
Qui sont les gagnants ?
a écrit le 31/03/2019 à 9:47 :
Ben c'est nous autres qu'ils inquiètent du coup s'ils n'ont pas été foutus d'anticiper un brexit sans accord... -_-

Quelle bande d'amateurs.
a écrit le 30/03/2019 à 22:21 :
Brexit : la France s'inquiète d'une sortie sans accord

il ne faut pas travestir la réalité ;

Les Français s'inquiètent du bordel que constitue l'Europe de Bruxelles

Les français souffrent de l'effondrement de la France sous le joug violent et TRAITRE de Bruxelles
Réponse de le 31/03/2019 à 1:43 :
Ah bon? Ben pas tous les français. Malgré tous ses défauts l’Europe est le seul moyen pour nous d’exister sur cette scène internationale. Le nier est de planter une épée dans le pied
Réponse de le 31/03/2019 à 11:27 :
"le joug violent et TRAITRE de Bruxelles " ou d'Angela ?
Moult décisions de l'UE sont issues des chefs d'Etat et aussi des élus dont des français, qui votent (et reviennent discrètement, ce sont les 27 autres qui ont voté, pas eux (payés pour quoi faire alors ?).
Réponse de le 02/04/2019 à 10:27 :
Bah les anglais semblent nettement plus inquiets du bordel de leur parlement;
a écrit le 30/03/2019 à 19:24 :
La Chine est certainement le pays le plus prêt. C'est probablement pour éviter l’aléa français du montage de ses 300 Airbus commandés et les problèmes logistiques probables entre France et UK pour les pièces détachées qu'elle a décidé de les monter dans ses propres usines d'assemblage.
Réponse de le 30/03/2019 à 22:31 :
J' ai bien ri ne vous lisant, en auriez-vous une autre comme ça ?
La Chine n' a pas attendu le Brexit pour monter des Airbus sur son sol.
Réponse de le 31/03/2019 à 11:35 :
Les 300 Airbus commandés par le consortium d'Etat chinois ne seront montés en Chine que pour une petite partie, les Chinois n'ayant pas la capacité technologique de monter 300 avions surtout si c'est dans un court laps de temps
a écrit le 30/03/2019 à 19:15 :
A l' image de l' Angleterre qui sort ce n’est qu’en redevant souveraine que la France pourra jouer un rôle dans le concert des nations. Pour la France, cela signifie à la fois l’affranchissement d’un pouvoir politique supranational et d’un commandement militaire étranger.
Réponse de le 31/03/2019 à 8:19 :
Malgre la situation, n'oubliez pas que la City reste la plus puissante place financiere en terme d'echanges.
Paris est en comparaison une sous prefecture.
Meme sans accord, les anglais s'en sortiront.
Quand a la voix de la France, elle ne vaut plus rien.
Réponse de le 31/03/2019 à 19:41 :
je pense que vous rêvez les yeux ouverts. La France hors de l'UE est un nain économique et politique. Elle serait incapable de se faire entendre sur la scène internationale. Nous ne sommes plus au temps des colonies. Il en est de même pour le RU, le communwealth n'existe à présent que dans les livres d'histoire
Réponse de le 02/04/2019 à 10:28 :
Aucune souveraineté pour UK en dehors de l'UE. C'est du fantasme, on est plus au 20eme siècle, les économies sont interdépendantes.
a écrit le 30/03/2019 à 18:23 :
Il fallait rendre l' UE acceptable et démocratique au lieu de la laisser vivre cet épisode non démocratique et d' opposer les peuples et les nations les uns aux autres.

Aux infos de 20h sur France 2, vendredi, le journaliste en poste à Londres, Arnaud Comte, a déclaré avec assurance qu'au Royaume-Uni, "personne ne veut" une sortie de l'UE sans accord. Il n'a pas dû lire les résultats du "vote indicatif" au parlement, deux jours plus tôt !
Une très nette majorité de députés conservateurs—157 contre 94—a voté en faveur du "no deal". Cf https://commonsvotes.digiminster.com/…/Divisions/Details/655
Réponse de le 30/03/2019 à 21:29 :
C'est faux.

Mr Baron's motion B (No deal)
27 March 2019
Yes 160
No 400

Rien que les chiffres que vous donnez décrédibisent vos propos.
a écrit le 30/03/2019 à 18:05 :
Quelle "France" s'inquiète de la sortie de la GB de l'UE? La France a bien plus l'art de s'adapter que de suivre les réformes que l'on lui impose!
a écrit le 30/03/2019 à 13:25 :
Theresa May les menace maintenant d'élection anticipée ou une majorité perdront leurs sièges tant ils sont devenus la risée de la presse anglaise....On peut pas voter pour un deal puis pour un no deal en même temps.
Ils finiront par dire Yuck !.....Argghhh ... AYE ! puis ils avaleront la soupe aux chardons..
a écrit le 30/03/2019 à 12:57 :
Il y a une multitude de réunions en tout genre au Parlement européen, chaque jour de session, et l’on ne nous en dit rien en général. Mais EUobserver croit nécessaire de nous informer que hier a eu lieu, parmi les 11 débats (sic) de la seule Commision des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, l’examen d’un projet de rapport de Bodil Valero (Suédoise Verte) relatif au programme Droits et valeurs et son financement dans le budget à long terme qui doit commencer en 2021.

Bodil Valero propose dans son rapport que le programme de promotion des valeurs démocratiques et de la société civile soit presque doublé, à hauteur de 1 milliard d’euros.

Vous avez bien lu : 1 MILLIARD d’euros pour faire, sous couvert des « valeurs démocratiques », la propagande pour l’européisme et les droits LGBT (c’est devenu indissociable), et contre les méchants populistes.
Réponse de le 30/03/2019 à 13:46 :
Je ne vois pas comment vous arrivez à faire le lien entre la communauté LGBT et cet article. Mais j'estime que la communauté LGBT a au moins un droit fondamental : celui de ne pas être stigmatisé. Respectez ce droit et il n'y aura pas besoin de dépenser 50 centimes par habitant pour faire la promotion des valeurs de base.
Réponse de le 30/03/2019 à 17:51 :
@salon beige seriez vous de ceux qui soutiennent les anti LGBT comme le bon Mgr Barbarin? pas une valeur sure c'est moins que l'on puisse dire avant l'appel. Les LGBT dont je ne suis pas ont autant de droit que tout autre citoyen. La stigmatisation a montré au cours du XX siècle l'horreur.
Réponse de le 30/03/2019 à 18:03 :
C' est le sujet du trolling pro UE financé avec notre bon argent pour essayer de nous faire rester dans la baleine de Jonas échouée @john, pas plus pas moins est-ce que ça vous interpelle ?
a écrit le 30/03/2019 à 12:44 :
Une sortie sans accord n'est bonne pour personne, mais la Grande Bretagne a plus à perdre.Cela lui demandera du temps pour remettre la machine en route (les lois, les normes, les accords commerciaux avec le monde entier.....) sans oublier que la Grande Bretagne d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle d'hier. Se présenter avec son marché de 60 Millions d'habitants face à des géants Chinois et autres en devenir, ne sera pas une partie de fête.La Grande Bretagne impériale c'était avant et il vont vite s'en rendre compte. Cependant, croire que cela ne coûtera rien est une erreur.
Réponse de le 30/03/2019 à 12:55 :
Et bal bla bla et bla bla bla et balla bla bla ...
Les petites mais de l' UE s' affairant sur commande pour diffuser le jus de l' UE qui nous sauve.
Avez-vous posé une bonne fois le bilan de l' UE, récession de - 2 % versus tout le reste du monde sur dix ans et de la France de Macron-des-Gilets-Jaunes ...?
a écrit le 30/03/2019 à 12:32 :
Au moins, en UK, c’est le Parlement qui décide. Les politiques se tortillent, mais quelle leçon de démocratie...
Réponse de le 31/03/2019 à 10:40 :
On voit surtout que le parlement n'arrive pas à se décider...
a écrit le 30/03/2019 à 10:53 :
Mais non, la France ne "s'inquiète" pas d'une sortie sans accord. Sinon elle aurait pesé de tout son poids pour que le traité négocié soit plus favorable au Royaume Uni, notamment pour assouplir la position de la Commission Européenne sur le non-rétablissement d'une frontière entre l'Irlande du Nord et L'Irlande qui est le véritable casus belli.
Réponse de le 30/03/2019 à 11:42 :
Et bien si, la preuve, tordre le cou à la réalité ne rime à rien sauf à se raconter des histoires ...
Vous aimez vous raconter des histoires ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :