Brexit : l'accord de retrait rejeté pour la 3e fois, Corbyn veut que May démissionne tout de suite

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Les pro-Brexit ont défilé ce vendredi 29 mars devant le Parlement britannique.
Les pro-Brexit ont défilé ce vendredi 29 mars devant le Parlement britannique. (Crédits : Dylan Martinez)
A l'issue du débat à Westminster, la Première ministre Theresa May avait exhorté les députés à voter en faveur de l'accord, jugeant que c'était la dernière occasion pour garantir que le Brexit ait bien lieu. Elle n'a pas été entendue. Le divorce devrait avoir lieu sans accord le 12 avril... sauf si Londres présente d'ici là une alternative et demande un nouveau report. Et Jeremy Corbyn insiste pour que Theresa démissionne tout de suite, comme elle l'a promis.

Les députés de la Chambre des communes ont rejeté vendredi, pour la troisième fois depuis janvier, l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) par 344 voix contre 286, le jour même de la date initialement prévue pour le Brexit.

A la suite de ce nouveau rejet, le Brexit devrait avoir lieu sans accord le 12 avril, sauf si Londres présente d'ici là une alternative et demande un nouveau report.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a aussitôt annoncé la tenue d'un sommet extraordinaire de l'UE le 10 avril.

A l'issue du débat à Westminster, la Première ministre Theresa May avait exhorté les députés à voter en faveur de l'accord, jugeant que c'était la dernière occasion pour garantir que le Brexit ait bien lieu.

Accepter l'accord, avait-elle souligné, devait écarter le risque d'un report prolongé de la date du Brexit susceptible de remettre en cause le principe même de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Elle n'a pas été entendue.

"Je crains que nous ayons atteint les limites de ce processus à la Chambre", a-t-elle déclaré après sa défaite.

Pour Bruxelles, la sortie sans accord est "un scénario probable"

Le nombre de députés rejetant l'accord a été vendredi quelque peu inférieur à celui des deux précédents votes, le 15 janvier et le 12 mars. Le 15 janvier, les députés avaient rejeté l'accord par une énorme majorité de 432 voix contre et 202 pour. Le 12 mars, cette majorité contre s'était réduite, 391 députés votant contre l'accord et 242 pour.

A Bruxelles, la Commission européenne a estimé qu'une sortie sans accord du Royaume-Uni le 12 avril était "un scénario probable".

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déclaré que le risque d'un Brexit sans accord était désormais "très réel".

Pour Kurz, Londres doit proposer un nouveau plan de Brexit

Pour le chancelier autrichien Sebastian Kurz, Londres se doit de proposer à l'UE un nouveau plan de Brexit, dans les deux semaines à venir, faute de quoi un "Brexit dur" interviendra.

La livre sterling est passée sous le seuil de 1,30 dollar en réaction au nouveau rejet de l'accord. Vers 15h05 GMT, elle se traitait en baisse de 0,41%, autour de 1,2994 dollar, et en repli de 0,34%, autour de 86,350 pour un euro, à son plus bas niveau depuis une semaine.

Corbyn insiste pour que  May démissionne comme promis

Theresa May, pour tenter de rallier les suffrages de certains élus conservateurs, s'était engagée à démissionner si l'accord avait été voté ce vendredi.

Jeremy Corbyn, chef de file du Labour (opposition britannique), a affirmé que la Première ministre devait partir sans attendre et a réclamé la tenue d'élections législatives anticipées pour permettre aux Britanniques de décider de leur avenir.

Un député conservateur pro-Brexit, Steve Baker, a estimé lui aussi que Theresa May devait laisser la place à un nouveau dirigeant et reconnaître que son accord de Brexit est "cuit".

Contrairement aux votes du 15 janvier et du 12 mars, le scrutin de vendredi aux Communes portait uniquement sur l'accord de retrait, pas sur la "déclaration politique" concernant les relations futures entre le Royaume-Uni et l'UE.

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Commentaires
a écrit le 30/03/2019 à 9:55 :
Une guerre de tranchées menée avec succès par les anglais.

Peut-être qu'ils vont finir par y arriver à nous sauver nous aussi de l'UE mais bon faut pas non plus demander aux autres de régler nos problèmes.
a écrit le 30/03/2019 à 8:57 :
Pour parfaire cette belle crise de nerf, il lui reste plus qu'a présenter chacun des articles de l’accord par referendum, un par un....ça les occupera !

Kurz a raison, hors de question qu'ils trainent dans la CE en prolongeant le départ : trop de mensonges, de magouilles, de bas calcul politiciens, de solutions de bistrot et de populisme depuis trop d'années...seul le chaos les ramènera à la raison.
Réponse de le 30/03/2019 à 10:04 :
Quand l' UE qui nous promettait la lune mais sans les Gilets Jaunes est confrontée à ses résultats démonstratifs, - 2 % de croissance sur dix ans, seule zone du monde en régression à vivre de transferts intra communautaire cad d' économie des pays du sud vers ceux du nord et à la remorque du monde grâce au vertueux article 63 du TFUE. Il ne reste factuellement plus avec ces délocalisations à marche forcée que chômage, taxes et Gilets Jaunes...
On dit merci qui ? Merci à tous nos gouvernements suiveurs néolibéraux.
Réponse de le 30/03/2019 à 16:58 :
Frexit: Pour sûr le RU en sortant de l'UE va retrouver le plein emploi; Honda et Nissan ont annoncé qu'ils allaient fermer leurs usines en laissant sur le carreau des milliers d'emplois qu'occupaient les anglais !!!!
Réponse de le 30/03/2019 à 18:16 :
@maduro La machine UE est pétée qui n' a jamais fait de un seul miracle et pas tenu une seule fois parole mais nous raconte un peu plus de bobards chaque jour.
Qui nous pompe le pognon qui nous reste et installe les Gilets Jaunes dans la rue avec l' austérité des GOPE à Macron.

L' épisode du moment consiste en l' ultime spoliation pour boucher les trous des délocalisations, céder les bijoux de famille comme ADP et la Françaises des jeux, les barrages hydroélectriques pour le seul bonheur du privé qui alimente le 1 %.

Quand vous demandez à un homme politique tous clivages confondus (ce sont les mêmes néolibéraux) comment il compte faire revenir les emplois délocalisés à l' est à 400 euros mensuels, il tourne courageusement les talons.

Courage, fuyons à l' anglaise pendant qu' il nous reste deux jambes.
a écrit le 30/03/2019 à 8:56 :
"la livre à son plus bas niveau depuis une semaine." waoooo le gros flip ! hahahaha, l'économie Anglaise ne va pas mal du tout ça c'est une réalité !
L'Europe est à la rue avec sa croissance nulle, les problèmes sociaux et sa totale soumission à la Chine et autres pays du Golf (que des paradis républicain).
Bref je crois toujours que ce Brexit ne se fera pas, et en effet comme le dit "Britannicus" cela sera du pain béni pour les Populistes !

J'entend en permanence que le Brexit vient de fake ? Ha bon "la Turquie n'a pas fait une demande d'adhésion validé en 1999 !! et TOUJOURS d'actualité !!!! , que l'Europe coûte +de 40 Milliards (heureusement il y a une contre partie mais c'est vrai), la libre circulation des Migrants (on parle pas de réfugier) ... " hummm super fake !
Réponse de le 30/03/2019 à 14:03 :
La France a doublé le Royaume-Uni sur le PIB en 2018, voilà la réalité. Le référendum a freiné la croissance du RU, c'est un fait.
Réponse de le 30/03/2019 à 17:03 :
votre "réalité" à propos de l'économie anglaise me fait sourire, tellement elle est déconnectée de la "réalité" la vrai. Honda et Nissan ferment leurs usines en Angleterre, des grandes banques délocalisent leur siège dans l'UE notamment, la liste n'est pas exhaustive....
Réponse de le 30/03/2019 à 17:04 :
votre "réalité" à propos de l'économie anglaise me fait sourire, tellement elle est déconnectée de la "réalité" la vrai. Honda et Nissan ferment leurs usines en Angleterre, des grandes banques délocalisent leur siège dans l'UE notamment, la liste n'est pas exhaustive....
a écrit le 30/03/2019 à 7:59 :
j'espere que c'est pas cense etre un scoop?
a écrit le 29/03/2019 à 23:01 :
Pourquoi faire encore durer le suspens ? Les députés britanniques ont refusé l'accord négocié avec l'Union Européenne qui dit elle-même qu'il n'y a rien à renégocier : dissoudre le Parlement et/ou changer de Premier ministre ne servira à rien. Donc good bye et see you later : on reste amis... Ou alors, si l'Union Européenne accepte de prolonger indéfiniment le délai, elle avoue par -là même qu'elle cherche par tous les moyens à faire échouer le Brexit et elle va crédibiliser le discours des europhobes. Sur qui le piège se refermerait-il alors ? Il faut savoir prendre sa perte.
Réponse de le 30/03/2019 à 1:37 :
Il faut savoir prendre sa perte des 44 milliards qu' il va falloir compenser, vous aller présenter la note aux Gilets Jaunes ...?
Réponse de le 30/03/2019 à 2:21 :
Personne ne souhaite le Brexit. Cette possibilite angoisse tout un chacun.
Sauf les durs, qui ont votes pour.
L 'economie Brit est vitale pour les deux parties.
Plus longue durera cette partie de dupes, et plus le deni s'installera.
La ?......

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