Brexit : les folles conséquences économiques annoncées par un think tank allemand

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Dans tous les scénarios, en cas de Brexit, les partenaires de Londres seraient perdants eux aussi, juge ertelsmann Stiftung.
Dans tous les scénarios, en cas de Brexit, les partenaires de Londres seraient perdants eux aussi, juge ertelsmann Stiftung. (Crédits : Reuters)
Si le Royaume-Uni quittait l'Union européenne en 2018 ("Brexit" pour "Britain Exit"), il se trouverait dans un isolement commercial qui pourrait lui coûter jusqu'à... 14% de son PIB en 2030, selon le think tank allemand Bertelsmann Stiftung.

Si le Royaume-Uni décidait de sortir de l'UE en 2018 suite au futur référendum portant sur cette question, les conséquences sur sa croissance et sa vitalité économique pourraient être désastreuses sur le long terme. C'est du moins ce qu'avance une étude menée par le think tank allemand Bertelsmann Stiftung, socialiste et pro-européen, en collaboration avec l'institut Ifo de Munich.

Deux scénarios ont été mis en avant dans cette étude. Dans le premier, le Royaume-Uni obtient un statut similaire à celui de la Suisse et jouit de bons accords commerciaux avec l'Europe. "Ce serait le meilleur", assure le Think tank. Et dans le second, qui serait le pire des scénarios possibles, le Royaume-Uni perd ses privilèges et accords commerciaux.

    Lire aussi >> Croissance britannique : miracle ou mirage ?

Une estimation surévaluée ?

En associant les conséquences les plus désastreuses possibles sur les accords commerciaux et le dynamisme économique (baisse de la productivité, déclin de l'investissement dans le pays, départ de migrants venant de toute l'Europe), Bertelsmann Stiftung estime que la perte du PIB par habitant du Royaume-Uni pourrait atteindre 14%, soit 313 milliards d'euros (en prenant pour base les valeurs de 2014), en 2030, comparé au scénario où il serait resté dans l'Europe.

Et les économies que pourrait réaliser Londres en ne contribuant plus au budget européen ne compenseraient pas le manque à gagner, prévient le rapport.

L'estimation peut toutefois sembler particulièrement excessive. Le think tank libéral Open Europe, qui milite pour une réforme économique au sein de l'UE, a estimé en mars une perte de... 2,2% du PIB en 2030 si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne et revient au protectionnisme. Et avec un scénario "plus réaliste", son PIB ne sombrerait que de 0,8% au pire, jugeait alors le think tank..

La Belgique, le Luxembourg, principales victimes collatérales

Dans tous les scénarios envisagés suite à un Brexit, les partenaires de Londres seraient perdants eux aussi, juge Bertelsmann Stiftung. L'Irlande, perdrait 0,82% à 2,66% de son PIB par habitant en 2030. Le Luxembourg (-0,48% à -0,8%), la Belgique (-0,2% à -0,96%) feraient partis des autres pays les plus touchés. Pour la France, le différentiel ne serait compris qu'entre 0,06% et 0,3% de PIB par habitant.

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Commentaires
a écrit le 28/04/2015 à 11:10 :
Entre nous, si les Britanniques n'ont jamais vriament été ds l'UE non plus. dednas, iols ont toujours réussi à avoir des droits passe-droits( participation réduite aux budget, etc), dehors, ils auront toujouts certais privilèges comme la Suisse (schengen, accord de libre-échange, etc). donc, je comprends que symboliquement, ça puisse être un coup dur pour l'UE surtout qd on aprle de Gexit en meme tps. Mais concrètement, l'impact ne sera pas énorme.
a écrit le 27/04/2015 à 19:00 :
Je pense que les Anglais, comme à leur habitude, font du chantage pour obtenir de nouveaux avantages. En tout cas, s'ils sortent de l'UE, j'espère qu'on les traitera comme des étrangers à part entière et pas comme des partenaires privilégiés !!!
Réponse de le 28/04/2015 à 11:10 :
ce n'est pas du chantage , c'est de la négociation.
ils ont parfaitement compris le mode de fonctionnement de l'UE, contrairement aux français :-)
Réponse de le 17/08/2015 à 18:57 :
@letroll : j'aurais tendance à dire la même chose que Patrickb, c'est tout simplement du chantage (avec eux c'est d'ailleurs permanent) et non une négociation. Quant à savoir si le fait de sortir de l'UE est une bonne chose pour eux, l'avenir le dira bien... En tous cas je considère que l'approbation du président Pompidou à leur entrée dans l'UE est sa plus grande erreur de politique européenne.
a écrit le 27/04/2015 à 16:28 :
Avec l'Europe c'est toujours comme cela on annonce des chiffres qui sortent d'on ne sait où pour justifier l'ordre libéral européen . c'est comme l'accord Tafta qui doit créer des millions d'emplois on les attendra comme on attend les emplois qui devaient être créés par l'Euro. l'Europe c'est un peu "cause toujours tu m'intéresse" !
a écrit le 27/04/2015 à 16:02 :
hors la ZE et l'euro, votre argent ne vaudra plus rien, les salaires coupés en 2 ainsi
que les retraites, plus de secu etc....c'est aussi ce qu'on me raconte a longueur
d'emissions economiques.....
Réponse de le 27/04/2015 à 16:35 :
sans parler des nuages de sauterelles et de la peste noire
Réponse de le 27/04/2015 à 18:16 :
Et l'Apocalypse de st Jean !


On connait la formule par coeur maintenant...
a écrit le 27/04/2015 à 14:30 :
Analyse outrancière. La Suisse ou la Norvège ont des accords de libre échange qui leur permettent d'avoir accès au marché européen et sont prospères. Ces Etats ont noué des partenariats pour participer aux grands programmes européens de recherche et d'enseignement... etc. Donc sortir de l'UE ce n'est pas vivre en autarcie! Ce qui gène Bruxelles c'est de voir que certaines nations envisagent de vivre sans ce monstre froid qu'est devenue l'UE. Alors on joue sur les peurs!
Réponse de le 27/04/2015 à 15:18 :
Vous inversez la charrue et le bœuf, c'est parce qu’ils sont justement prospères que la Suisse et la Norvège se contentent de l'accord de libre échange avec l'UE sans adhérer à cette dernière !
Et cela les oblige malgré tout à devoir appliquer toutes les normes communautaires sans avoir la moindre influence dans leurs élaborations...
Réponse de le 27/04/2015 à 15:37 :
les normes communautaires pour les produits échangés, comme avec n'importe quel pays, mais pour leur gestion/production interne.
on pourrait aussi dire que ces pays ne bénéficient pas de ce fabuleux boulet appelé euro.
Réponse de le 27/04/2015 à 17:00 :
Ah, oui, c'est bien un "troll"...et on sait de quelle boutique il provient !!! Je me demande toujours comment et pourquoi des gens qui ont une monnaie solide appuyée par 300 millions de personnes et comptant pour 25% des réserves de change mondiales veulent absolument la torpiller...en se tirant une balle dans le pied... Qu'est-ce qu'ils feront avec leur "monnaie de singe" ???
Réponse de le 27/04/2015 à 18:22 :
Moi je me demande pourquoi la BCE torpille elle même sa propre monnaie en faisant tourner la planche a billet.

Faut il vous rappeler combien l'Euro a perdu face au dollar en l'espace de 6 mois ?

Monnaie de singe vous dites ?
Réponse de le 27/04/2015 à 19:01 :
monnaie solide ? mort de rire.
j'ai quand même bien fait de changer pas mal d'euros pour des francs suisses l'an dernier.
pour le reste je pense qu'un peu d'or ne fera pas de mal :-)
Réponse de le 28/04/2015 à 11:24 :
Hey voyez le bon côté des choses. Avec la dévaluation de l'euro, les iphones vendus à 800 EUR n'ont jamais été été aussi proches de leur valeur outre atlantique (800 USD). Le dollar était sous-évalué qd le taux EUR/USD etait à 1,3 et l'Europe jouait les vaches à lait pour les exportateurs américains. Mais, tôt ou tard, les Américains s'arrangeront pour faire rebaisser le dollar. Et là, bizarrement, personne ne dit jamais que l'USD c'est de la monnaie de singe. Arretons de cracher sur l'euro ; ça pourrait être une arme redoutable si on s'en servait à bon escient. Mais pour ça, il faudrait parler d'une même voix. Et ça c'est pas gagné... Le vrai problème qui explique que l'UE soit bloqué aujourd'hui, c'est le manque de coopération entre la France et l'Allemange qui ont toujours joué le rôle de locomitive pour l'UE.
a écrit le 27/04/2015 à 13:54 :
les anglais sont suffisamment inventifs pour profite de tous les avantages à ne plus être dans l'UE, ils pourront parfaitement négocier des accords avec certains pays , ou carrément devenir ( encore plus ) un paradis fiscal pour les entreprises.
Sans avoir à subir les lourdeurs de l'UE et tous les règlements pondus par ce monstre bureaucratique
Réponse de le 17/09/2015 à 10:10 :
jsuis daccord robert

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