Brexit : Londres ouvert à une éventuelle prolongation de la période de transition

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Manifestation a londres pour un second referendum sur le brexit
SIMON DAWSON

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Manifestation a londres pour un second referendum sur le brexit
SIMON DAWSON
Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, s'est dit ouvert dimanche à une éventuelle prolongation de la période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, à condition qu'elle soit courte et qu'elle s'accompagne d'une "porte de sortie". Cette extension de la période de transition, actuellement prévue pour durer jusqu'à fin 2020, permettrait de donner un peu plus de temps à Londres et Bruxelles pour négocier leur future relation commerciale. En outre, la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande (membre de l'UE) après le Brexit, principale pierre d'achoppement des négociations de divorce, resterait ouverte.
Domonic Raab s'est également dit "confiant" qu'un accord de divorce puisse être trouvé avec l'UE. En tout état de cause, celui-ci devrait être conclu "d'ici à la fin novembre", selon lui, afin de ménager suffisamment de temps pour son examen au Parlement.
L'idée d'une prolongation de la période transitoire post-Brexit a été évoquée lors des négociations entre Bruxelles et Londres cette semaine, notamment pour apaiser la tension autour du problème de la frontière irlandaise. La Première ministre Theresa May avait déjà évoqué jeudi la possibilité d'une prolongation de "quelques mois" de cette période de transition post-Brexit, s'attirant les foudres des Brexiters, partisans britanniques d'une rupture nette et rapide avec l'UE. Selon les journaux du dimanche au Royaume-Uni, des députés conservateurs s'apprêteraient d'ailleurs à contester son leadership au cours de la semaine à venir.
Pour Dominic Raab, toute extension de la période de transition serait "une alternative" au "filet de sécurité" ("backstop") demandé par l'UE pour éviter le retour d'une frontière physique sur l'île d'Irlande, a-t-il écrit par ailleurs dans The Sunday Telegraph. Cette solution, rejetée en l'état par Londres, prévoit de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière et le marché unique, si aucune autre solution n'est trouvée.
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Alors que les négociations sur l'accord de divorce peinent à se conclure, la ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a souligné que la balle était "dans le camp de Londres". "Nous devons avoir des réponses définitives, ou du moins pas de mesures temporaires qui disparaissent et nous ne savons pas quoi faire après", a-t-elle expliqué sur la BBC. Samedi, près de 700.000 personnes ont manifesté à Londres pour réclamer un référendum sur l'accord final sur le Brexit, selon un dernier décompte des organisateurs.
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