Brexit : vers une crise des changes ?

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En cas de Brexit, la livre va-t-elle s'effondrer ?
En cas de Brexit, la livre va-t-elle s'effondrer ? (Crédits : Reuters)
La livre sterling est sous pression depuis que le Brexit est donné vainqueur dans les sondages. En cas de sortie de l'UE, faut-il s'attendre à un choc monétaire outre-Manche ?

La perspective du Brexit rend le marché des changes très nerveux. La livre sterling a en effet beaucoup baissé depuis le 25 mai, date de la parution des premiers sondages annonçant une inversion de tendance de l'opinion britannique en faveur de la sortie de l'UE. Depuis cette date, la livre est passée de 1,3175 euro à 1,26 euro, soit un recul de 4,3 %. Face au billet vert, le recul est de 3,7 % à 1,416 dollar. Pour beaucoup, ce recul de la monnaie britannique annonce une catastrophe à venir en cas de vote en faveur du Brexit. L'étude du Trésor britannique sur les conséquences d'un divorce avec l'UE évalue le recul de la livre de 15 %. La plupart des prédictions tablent tous sur une correction après le vote, comprise entre 5 % et 30 % !

Pourquoi le Brexit inquiète sur le marché des changes

L'effet négatif sur la monnaie britannique d'un vote en faveur du Brexit ne fait pas l'ombre d'un doute. La raison en est simple : le vote « Leave » ouvrira une période d'incertitude juridique et économique. Pendant deux ans au minimum (la période peut être élargie), le Royaume-Uni devra négocier un nouveau régime de relations avec l'Union européenne. De ce nouveau régime dépendra notamment l'accès du Royaume-Uni au marché unique européen. Dans le cas britannique, cet élément est particulièrement important dans le cas des services. Privé d'un libre accès à ce marché, Londres pourrait être moins attirante pour les investisseurs, notamment ceux actifs dans la finance, mais aussi pour les sièges sociaux paneuropéens. Des éléments extrêmement importants pour l'économie britannique. Même si toute l'activité ne s'effondrera pas, il y aura là une forte incertitude. Or, les marchés détestent l'incertitude. Les opérateurs de change vont donc naturellement chercher à réduire, après le vote en faveur du Brexit, leur exposition à la livre.

La livre, Brexit-dépendante ?

Le mouvement a d'ailleurs débuté. La livre sterling évolue en réalité au rythme des publications de sondages et de l'évolution des cotes chez les bookmakers (considérée outre-manche comme un élément de prédiction historiquement beaucoup plus fiable que les sondages). La livre baisse donc à mesure que le Brexit devient plus probable. Et elle remonte lorsque le maintien dans l'UE revient en grâce. Jamais l'indice de volatilité de la monnaie britannique n'a été aussi élevé depuis la crise de 2008-2009.  Ceci est renforcé par le fait que les investisseurs vivaient jusqu'à la fin du mois de mai dans une sorte de certitude que le Brexit était une fiction improbable. La livre avait ainsi progressé de 6,5 % entre début avril et fin mai face à l'euro, revenant à son niveau de début janvier. Le réveil a été violent et a ramené la livre à un niveau intégrant un peu plus le risque.

Retour à la normale ?

Cette chute de la livre est-elle inquiétante ? Pour le moment, elle ne présente rien d'anormal. En réalité, c'est bien plutôt le renforcement de la livre en avril et mai qui semblait étrange. Les fondamentaux de la monnaie britannique plaident en effet plutôt pour son affaiblissement. La trajectoire de croissance du Royaume-Uni se dirige plutôt vers un ralentissement. Au premier trimestre 2015, le PIB britannique a progressé de 0,4 % contre 0,6 % au trimestre précédent. C'est moins que la zone euro (0,6 %). De plus, la Banque d'Angleterre n'envisage pas de remonter immédiatement ses taux, à la différence de la Fed.

Une baisse encore limitée

Surtout, le Royaume-Uni accuse un déficit courant monumental, de 7 % de son PIB, alors que la zone euro dégage un excédent courant de 3 % du PIB. Ceci conduit à une forte demande de devises, notamment d'euros, outre-manche. C'est un élément structurel qui tend à faire reculer la livre et qui abaisse également le taux d'équilibre de la monnaie britannique. Face à l'euro, ce niveau est autour de 1,15 ou 1,20 euro. On s'y dirige, mais les sondages en faveur du Brexit ont peut-être simplement, pour le moment, ramené la monnaie de Sa Majesté à des niveaux plus raisonnables. En tout cas, à ce niveau, il n'y a aucun risque macroéconomique majeur.

Évidemment, si la victoire du Brexit se précise, la livre va davantage reculer. Il y aura sans doute, dans les jours suivant le vote un effet de choc qui pourrait encore entraîner la monnaie à la baisse. Mais, pour mesurer un effet macroéconomique, il faudra constater une dépréciation continue et durable. Et la nature de cet effet dépendra de l'ampleur de cette baisse. Tout dépendra alors de plusieurs éléments et de leur appréciation par le marché.

La clé des négociations avec l'UE

Le scénario catastrophe dépendra beaucoup de la tournure que prendront  les négociations après le vote. Or, et c'est logique, on ne sait rien de réel sur les intentions de l'UE. Avant le vote, les discours fermes comme ceux de Wolfgang Schäuble dans Der Spiegel qui a prévenu que "dehors, c'est dehors", cherchent sans doute surtout à peser sur la campagne.  Si l'UE rechigne à accorder un accès au marché unique aux Britanniques, si l'on sent que la « ligne dure » l'emporte en Europe, alors l'incertitude grandira. Surtout si, côté britannique, s'ajoutent des éléments de politiques intérieures complexes comme une scission au sein du parti conservateur, de nouvelles élections générales ou un nouveau référendum écossais sur l'indépendance. La livre risque alors d'entrer dans une zone dangereuse et de reculer davantage. Or, sur le marché des devises comme sur les autres, la baisse provoque souvent la baisse. Les investisseurs qui étaient restés en dehors du marché prennent peur et décident de « prendre leurs pertes » et de vendre. Ce courant vendeur pourrait alors menacer de dégénérer en crise monétaire.

Vers une forte hausse des taux ?

Dans ce cas, le Royaume-Uni serait en position difficile. Très désindustrialisé, le pays ne profiterait pas immédiatement de la baisse de la livre pour ses exportations, mais les importations se renchériront alors rapidement. Ceci pourrait ralentir l'activité. Certes, le Royaume-Uni est fortement exportateur de services, mais l'incertitude de l'environnement financier pourrait réduire ce mouvement. D'autant que le modèle économique britannique dépend très fortement des investissements étrangers, lesquels pourraient aussi se réduire en raison précisément de la baisse de la livre, donc de la perte de valeur des actifs en livres. Dès lors, la Banque d'Angleterre n'aura pas d'autres choix pour éviter une spirale inflationniste néfaste que de stopper la baisse de la monnaie en remontant ses taux assez fortement pour frapper les esprits. Dans le contexte actuel de taux bas partout ailleurs, ce pourrait être efficace, mais ce renchérissement du coût de financement pourrait ne pas éviter le ralentissement de l'activité outre-manche. Avec le maintien de l'incertitude, les investissements étrangers resteront réduits et l'activité domestique affaiblie.

Vers une action sur le marché des changes des banques centrales ?

Ce scénario a cependant une alternative moins catastrophique. La baisse de la livre peut aussi être contenue par une action concertée des banques centrales, peu soucieuses de voir se développer une crise monétaire autour de la deuxième économie européenne. La BCE a ouvertement évoqué une action coordonnée avec la Banque d'Angleterre (BoE). Pour la BCE, une forte remontée de l'euro face à la livre n'est pas plus souhaitable que peut l'être la chute de la devise britannique pour la BoE. La livre est, en effet, une des principales monnaies de réserve du monde, avec le yen, l'euro et le dollar. Plusieurs banques de la zone euro sont très exposées au marché des changes. C'est notamment le cas de ce colosse aux pieds d'argile qu'est la Deutsche Bank. Pour Mario Draghi qui s'efforce de redresser les perspectives d'inflation via le système bancaire, un tel choc n'est pas acceptable.

Il y a donc fort à parier que si la chute de la livre prend une tournure préoccupante, les banques centrales interviendront de conserve pour racheter des sterlings. Une action forte et déterminée pourrait permettre de stabiliser la monnaie à un niveau sans doute faible, traduisant l'incertitude post-Brexit, mais tolérable par l'économie britannique et le système bancaire européen. Du reste, devant le danger d'une spirale négative et alors que l'économie mondiale est encore très exposée aux chocs, on peut imaginer que les négociations entre l'UE et le Royaume-Uni prendraient alors un tour plus « raisonnable » afin de rassurer les opérateurs.

Une capacité d'absorption d'un petit choc inflationniste

Or, l'économie britannique ne souffre pas de l'inflation. La hausse des prix a été de 0,3% en mai, en dessous des attentes du marché à 0,4 %. Le taux sous-jacent est de 1,2 %. Il y a donc une certaine marge pour « absorber » la baisse de la livre. Une remontée raisonnable de l'inflation pourrait même redonner une certaine visibilité aux chefs d'entreprises locaux et favoriser l'investissement interne à l'économie britannique. Ces perspectives pourraient, à leur tour, favoriser une stabilisation de la livre et permettre à la BoE de remonter très graduellement ses taux, afin de normaliser sa politique monétaire dans de bonnes conditions. Des taux encore bas et une monnaie faiblement dépréciée pourraient alors être un cocktail favorable à l'économie britannique et, finalement, à terme, compenser les effets de l'incertitude.

Le rôle de la politique britannique

Enfin, un dernier élément peut jouer : celui de la politique britannique post-Brexit. Cette dernière apparaît comme encore incertaine. Mais une chose est certaine : le vote contre l'UE outre-manche n'est pas un vote contre le modèle économique britannique actuel. Le prochain gouvernement devrait donc s'efforcer de maintenir ce modèle basé sur l'attraction d'investissements étrangers. Pour compenser l'éventuelle perte de l'accès au marché unique, en réalité, la mise en place de coûts supplémentaires (établissement d'une filiale européenne, créations de normes distinctes, droits de douanes), le gouvernement britannique qui gérera le Brexit pourrait encore abaisser le taux d'imposition sur les entreprises, une mesure compensée par de nouvelles coupes budgétaires pour réduire le déficit public qui est très important (4,4 % du PIB, soit 0,8 point de plus que la France).

Ceci induira sans doute un nouveau régime d'austérité violent, mais il maintiendrait en partie l'attractivité de la livre par la réduction du déficit budgétaire et le maintien des flux d'investissements. C'est sans doute ce que les partisans du Brexit chez les Conservateurs et à l'UKIP ont en tête. Mais cette dernière stratégie est risquée : en cas de récession de la demande intérieure (la consommation des ménages est un élément clé de la croissance britannique) induite par cette politique, la livre sera affaiblie à terme. Néanmoins, des messages forts dans ce domaine dans les premiers mois pourraient rassurer les marchés.

Il est difficile, au final, de connaître réellement l'impact du Brexit sur la livre sterling. Les facteurs qui la détermineront sont multiples : la politique intérieure britannique, l'ampleur de la réponse des banques centrales, la durée et la nature des négociations avec l'UE seront auteur de facteurs que les opérateurs devront évaluer et interpréter.

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a écrit le 16/06/2016 à 10:45 :
En détricotant l'U-E , les Anglais montreront la voie à suivre pour les autres pays embrigadés dans cette aventure qui tourne au cauchemar.Que sont devenues les chimères de croissance, de plein-emploi proclamées en l'an 2000?

La Chambre Haute du parlement suisse vient de renoncer à demander l'adhésion à l'U-E, ce qui ajoute au mouvement d'émancipation en cours.

Ceux qui agissent dans la coulisse vont toutefois tenter de verrouiller d'autres liens de sujétion par le biais de l'OTAN.

Avant l'effondrement va se manifester une tentative autocratique(pour ne pas employer un vocabulaire plus violent) de conserver l'utopie projetée.Utopie est un vocable bien mal choisi car Thomas Moore était d'une qualité morale que l'on ne retrouve pas en l'espèce.

Je l'ai perçu en 2008, j'en ai informé les dirigeants de l'U-E pour tenter de minorer les victimes du drame à venir.

Une fois l'épreuve passée, la grande Europe(incluant les exclus du jour comme la Russie ou la Suisse etc) saura se reconstruire en s'émancipant de la tutelle anglo-saxonne.

Cela sera contemporain de la faillite de l'idéologie néo-libérale, cela se fera dans la douleur quand ceux qui ont provisoirement le haut du pavé voudront en vain conserver leurs privilèges.

Ce faisant ils aggraveront leur compte karmique et devront rendre des comptes dans
leurs futures incarnations.

Nul n'échappe à la Justice des mondes supérieurs et des Maitres incarnés ou non qui président à la gouvernance globale.Que cela bien compris au sein de toutes les Loges!
a écrit le 16/06/2016 à 8:41 :
Les hollandais sont venus à la rescousse sur la Tamise pour faire sombrer le Titanic union européenne ..

Les hollandais venus à la rescousse, en Angleterre pour Nigel Farage. Sortir les européens de cette prison des peuples, destructrice de toute beauté et création humaine.... L'industrie de la pêche a été sabotée...

https://www.facebook.com/geenpeil/videos/286285568373466/
a écrit le 15/06/2016 à 16:48 :
@KidA : je ne sais pas où tu prends tes infos ? 1) La Russie le pays le plus étanche du monde, sauf que le pays fait partie des premiers pays d’émigration même si la valeur du rouble et les sanctions ont mis un frein à l’économie et aux nouvelles arrivées. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/RUS/en/SM.POP.NETM.html
2) Les accords d’échange commerciaux seront prorogés, car il serait incompréhensible que des pays comme la Norvège, le Lichtenstein, mais aussi le Maroc, la Tunisie, etc., bénéficient de privilèges refusés au RU. Schauble peut se permettre d’imposer aux Grecs, pas aux Britanniques qui ne jouent pas dans la même ligue. Quant aux aboiements des élites socialistes, ils n’empêcheront pas la caravane de passer. 3) La contribution de la Norvège supérieure à celle du RU !! Faut arrêter le manuel mon gars. Conclusion : laissons les Britanniques décider pour et par eux-mêmes avec de vraies infos :-)
a écrit le 15/06/2016 à 15:46 :
Les Anglais vont sortir de l'UE? Encore faudrait-il qu'ils y soient un jour entrés.
Perdants... Gagnants? Rien ne devrait vraiment changer pour l'UE. Pour les Anglais?
C'est leur problème. Enfin, celui de Cameron et de son parti.
Réponse de le 15/06/2016 à 18:27 :
@valbel89: pas faux, mais peut-on reprocher à qui que ce soit de dédendre ses propres intérêts ? En fait, j'aimerais bien que nos politiques fassent la même chose au lieu d'être à la botte des Américains ...mais tout le monde n'est pas De Gaulle, n'est-ce pas :-)
a écrit le 15/06/2016 à 15:30 :
J'écoute ceux qui promettent l'apocalypse en cas de Brexit… et puis je me rappelle que ce sont les mêmes qui promettaient prospérité, plein emploi, paix et démocratie pour l'Europe!
a écrit le 15/06/2016 à 12:49 :
La résultante du Brexit est probablement une pression à la hausse sur la Livre qui serait imposée par les autres pays. UK qui souhaite éviter cette possibilité organise donc une dépréciation par anticipation. Le pays est dans une période de réorganisation avec une dette souscrite en devise faible qui sera gommée lorsque le temps sera venu de la faire remonter.Les effets actuels sur la monnaie n'évoluent que par prétexte laissant aux banquiers toute latitude de spéculation. Un fonctionnement comme à l'ordinaire qui épouse toute aspérité de la conjoncture. Plus avant les principaux accords commerciaux actuels seront reconduits, il est en effet impossible pour qui connaît la structuration des entreprises et de leurs débouchés de ne pas le faire. Ce serait pour nous tous une punition encore plus dure que celle que nous impose le gouvernement russe. La banque pour sa part s'affranchit de toutes ces considération d'un seul point de vue technique puisque la liberté de circulation des capitaux est mondiale. A vrai dire il est probable qu'il ne se passera rien, ce qui concrètement signifie que le Brexit serait en large part inopérant. Comme souvent exposé seuls deux pays, la France et l'Allemagne peuvent encore quitter réellement l'union européïste. Une possibilité existe que UK, forte de son indépendance, du moins juridique si ce n'est économique, forme un groupe propre comprenant des pays européens et d'autres extérieurs dont les USA. Dans certaines conditions il serait possible d'adhérer aux deux ensembles, le second étant axé sur un thème finance-business. Reviendrait alors aux européïstes de mettre les pieds dans le plat en revendiquant la non-existence des nations, ou leur soumission à une structure supra-nationale, faute de se laisser déborder. Il est probable qu'ils adoptent un profil bas en pliant "les cannes", comme au tennis, pour aller récupérer la balle et la replacer au travers de plusieurs échanges petit à petit à leur profit. Mais une seconde strate pourrait s'annoncer qui verrait UK signer les traité trans-atlantique avec les américains pour devenir leur partenaire privilégié en l'imposant aux européïstes.... ce que peut-être beaucoup d'entre eux souhaitent faire sans y parvenir. Le Brexit serait alors la victoire des milieux d'affaire alors assurément UK n'aurait rien à craindre de sa manoeuvre, bien au contraire.
Réponse de le 15/06/2016 à 14:56 :
Contrairement à ce que vous croyez, les accords commerciaux dont beneficient le RU dans le cadre de l'UE ne s'appliqueront plus au RU du jour ou celui-ci quitte l'UE.
Il est impossible de faire autrement , et le RU devra rénegocier l'integralité de son tarif douanier avec l'integralité des membres de l'OMC et negocier sur une base individuelle l'entierete des accords commerciaux dont elle souhaite beneficier, apres avoir perdu le benefice des accords entre UE et autre pays du monde.

C'est INEVITABLE et ca prendra des années. Bon courage à eux, ils vont en avoir grandement besoin.
a écrit le 15/06/2016 à 10:06 :
La construction Européenne dont chacun constate aujourd’hui l’échec cuisant n’est que le dernier avatar de ce comportement historique et récurent. Cette Europe fut vendue aux populations grâce à une rhétorique panglossienne où l’on promit monts et merveilles.
Après plus de trente ans où, à l’instar de l’ex URSS, la réussite de ce projet est toujours annoncée pour le lendemain, il est urgent de faire machine arrière et de retourner à la bifurcation où l’on s’est trompé de route afin de reprendre le bon chemin.
Réponse de le 15/06/2016 à 14:48 :
L'UE est la zone economique la plus riche au monde. j'en prends tous les jours des echecs cuisants comme cela.
Réponse de le 15/06/2016 à 15:54 :
PAS DE POLITIQUE ETRANGERE COMMUNE , PAS D'ARMEE COMMUNE ....MAIS UNE PLEIADE DE HAUT FONCTIONNAIRE ...L'EUROPE EST UN ZINZIN , UN NID DE TECHNOCRATES ....PLUS DE 30 ANS SANS HARMONIE FISCALE ( TAUX D'IS OU TAUX DE TVA ) UN ECHEC ...MERCI AUX JOUR ALISTES HONNETES ( S'IL Y EN A ? ) DE RESSORTIR LES ARTICLES SUR
L'ARRIVEE DE L'EURO ...ET QUAND ON VOIT QUE C'EST MR JUNCKER QUI EST A LA TETE ( LE ROI DU DUMPING FISCAL AU LUXEMBOURG ) ...COLUCHE REVIENT :::
a écrit le 15/06/2016 à 9:32 :
NOUS EXHORTONS NOS LECTEURS A CROIRE EN LA GRANDE-BRETAGNE ET A VOTER POUR QUITTER L'UE LE 23 JUIN
C'est notre dernière chance de nous retirer de la machine à Bruxelles antidémocratique ... et il est temps de saisir cette chance.

"Nous sommes sur le point de prendre la plus grande décision politique de notre vie. Le Sun exhorte tout le monde à voter pour la SORTIE.

Nous devons nous diriger nous-mêmes, sans la dictature de Bruxelles.

Tout au long des 43 ans de notre participation à l'Union européenne, celle-ci a prouvé qu'elle était de plus en plus cupide, dépensière, harcelante, et d'une incompétence à couper le souffle dès qu'il s'agit de traiter une crise.

Jeudi prochain, dans l'urne, nous pouvons corriger cette énorme erreur historique.

C'est notre dernière chance. Parce que, sans le moindre doute, notre avenir sera beaucoup plus sombre si nous restons dedans."

https://www.thesun.co.uk/news/1277920/we-urge-our-readers-to-believe-in-britain-and-vote-to-leave-the-eu-in-referendum-on-june-23/
a écrit le 15/06/2016 à 9:30 :
L'Angleterre sera-t-elle la première à sortir du piège de l'Internationale Materialiste ?
L' U.R.S.S. ou L'INTERNATIONALE SOCIALISTE c'était:

PAS DE FRONTIERES - DES REPUBLIQUES SANS POUVOIR - UNE MONNAIE UNIQUE - LA PEUR - L'INTERDICTION DE CROYANCE OU D'AVOIR DES IDEES - DES HOMMES RABAISÉS AU RANG D’ANIMAUX - DES CHARS DANS LES RUES - UN POUVOIR CONCENTRE SUR UN PETIT GROUPE - Tout cela a provoqué, nous l'avons tous vu, la débâcle et la faillite de tout un continent.
Réponse de le 15/06/2016 à 12:27 :
L' Union européenne c' est comme un gratte-ciel de 28 étages, jusqu' au 2ème tout allait bien !
Réponse de le 15/06/2016 à 14:49 :
pas de frontière l'URSS? merci de ce trait d'humour. L'URSS est justement le modele sur lequel veulent se baser tous les extremistes d'Europe, puisqu'il s'agissait de l'Etat avec les frontières les plus étanches de l'histoire de l'humanité. On a vu le résultat et le pourquoi.
a écrit le 15/06/2016 à 8:48 :
La crise des changes!! Encore heureux qu'elle n'est pas a sortir de l'euro!
a écrit le 15/06/2016 à 7:32 :
il n'y a pas que les renégociations avec l EU à refaire, mais aussi avec près de 57 autres pays, car ces accords là sont avec l'UE pas la GB. Il se plaignent du nombre de fonctionnaires à Bruxelles, vont devoir beaucoup embaucher pour leurs affaires étrangères. Qui peut croire qu ils arriveront à faire ça en 2 ans! Nous faut pas loin de 9 mois pour ratifier une loi, combien pour un accord de libre échange avec la perfide Albion....?! Même Obama a expliqué que la GB irait à la fin de la queue pour toute négociation....
Ce Cameron a cru jouer un beau coup politique, il va coûter très cher à son pays...Demander au peuple si il veut changer ou rien changer, alors qu il souffre, c'est vraiment stupide.
a écrit le 15/06/2016 à 6:37 :
"les discours fermes comme ceux de Wolfgang Schäuble dans Der Spiegel"

Wolfgang Schäuble a fait son temps, il est temps qu'il s'en aille et laisse la place à de vrais Èuropéens. Il fait partie de ceux qui, comme Fraktionschef Kauder pensent "Jetzt wird in Europa Deutsch gesprochen" (en Europe on parle allemand maintenant).
Il n'a rien compris, à part certains Allemands, personne ne le souhaite en Europe.
Ce que nous voulons "Tous pareils et tous ensemble" qu'on le lui dise à ce Schäuble.
Réponse de le 15/06/2016 à 15:02 :
Il n'y a pas que Schauble: les Allemands, français et italiens (et probablement aussi les belgqes) sont sur la meme longueur d'onde: aucune concession en cas de brexit, au RU d'assumer sa volonté de devenir un pays tiers. Il n'existe pas de pays ayant manifest un quelconque desir defaire les beaux yeux au RU en cas de brexit, c'est ca la réalité.
Réponse de le 16/06/2016 à 11:05 :
je ne suis pas un fan de Schauble, mais il a raison dedans c'est dedans, dehors c'est dehors. Les Brexiters vendent que du vent , mais ça peut suffire, car ce génie de Cameron se présente avec quoi? le statut quo, super sexy....il est bien que nous autres leur disions notre vérité malgré tout.
Que proposons nous aux Allemands? rien, non au TCE et aux dernières élections européennes on envoie des FN (pas mal pour le message tous pareils et tous ensembles...). On vote l'année prochaine, vous croyez voir émerger des idées fortes pour l'Europe? moi pas malheureusement.
a écrit le 14/06/2016 à 21:50 :
Il y a un argument-massue anti Brexit mais peut être est-il trop subtil pour les électeurs pro-brexit, c'est que si le Royaume-Uni (mas uni, le restera-t-il ?) veut conserver un accès au marché unique, il devra se soumettre, comme la Suisse ou la Norvège, aux normes et textes européens, sans avoir le moindre mot à dire sur leur élaboration...
Réponse de le 15/06/2016 à 2:07 :
Un argument massue pour dire que la GB est condamnée au sort de la Suisse ou de la Norvège....houai...il faudra en trouver un autre...
Réponse de le 15/06/2016 à 14:59 :
@Pepito:
La Norvege se voit appliquer l'integralité des legislations Européens sur le marché intérieur, mais sans avoir son mot a dire dans leur elaboration. La contribution de la Novege au budget européen est plus élevee que celle du RU. Ce n'est donc pas un soit tres enviable vu que ca revient a etre dans l'europe, mais sans avoir son mot a dire en plus.
Réponse de le 15/06/2016 à 23:02 :
@pepito : le Royaume-Uni a adhéré à l'UE parce que son économie tournait mal. La Suisse et la Norvège ont refusé d'adhérer alors que leur économie va bien (et de fait elles y sont quand même, puisque par exemple elles sont dans Schengen, accèdent au marché unique européen et contribuent au budget de l'UE ; ce dont les a privé la décision de leurs électeurs, c'est d'avoir voix au chapitre sur les décisions européennes). Quitter l'UE n'a en tout cas aucune chance d'améliorer l'économie britannique, puisque déjà ils peuvent jouer librement sur leur monnaie, n'étant pas dans l'€.
a écrit le 14/06/2016 à 21:23 :
Londres n'est pas dans l'euro et attire quand même toute la Finance européenne ! Pourquoi cela changerait-il ? Comme si les Banques européennes ne pouvaient pas avoir de filiales dans les paradis fiscaux parce que leur Etat d'origine est européen ou a adopté l'euro comme monnaie... Ce n'est pas le Royaume-Uni qui craint la sortie de l'Union Européenne, c'est l'Union Européenne qui craint pour elle-même.
Réponse de le 15/06/2016 à 1:11 :
Ho oui, la peur est coté U.E. La G.B sera une grande Suisse, et un paradis fiscal très encombrant s'agissant de la deuxième Economie Européenne ( 700 milliards de P.I.B devant La France, qui devançait la G.B en 2012 : les Britanniques, savent très bien faire sur ce plan de l'attractivité fiscale, et après une période transitoire, la livre deviendra l'équivalent du Franc Suisse.
Au final, la réussite du brexit désintegrera l'Europe ingérable des 28 !!! l'U.E ne pas se passer, sauf à y sacrifier beaucoup de ses entreprises, de ses emplois, et de sa croissance, d'un si gros client en tout.
Réponse de le 16/06/2016 à 10:54 :
ça changera car la City est la porte d'entrée pour les compagnies américaines et autres dans l'Europe et son marché unique. Goldman sachs, Price Cooper et d'autres spécialistes en services financiers ont déjà annoncé leurs départs en cas de Brexit, ils veulent bien sur être au coeur des processus décisionnels et éviter des taxes ou autres contrariétés.
Personnellement je peux trouver dommage la sortie de GB pour l UE, c'est un mauvais signal. Mais vu qu ils n'ont jamais apporté tout ce qu ils pouvaient apporter en terme d idée et de questionnement pertinents, ils ne me manqueront pas... Je leur souhaite le meilleur, mais comme vous je constate par exemple qu au niveau financier ils étaient au top, je vois pas comment ça pourrait aller mieux pour eux après, bien au contraire. L ouvrier et populo anglais va encore déguster, certaines choses ne changent pas...
a écrit le 14/06/2016 à 19:55 :
Après un Brexit de plus en plus certain, laissons les Anglais et leur livre se dé mer der tout seuls:) Que la livre passe à moins de 1.10 € est normal vu les déséquilibres de la GB....et il serait anormal que le divorce soit sans conséquences. Il en va de la crédibilité de l'EU.
a écrit le 14/06/2016 à 19:25 :
On essaye de nous vendre le Brexit avec des accords avantageux. Si cela se produit c'est la mort de l'Europe. Les Anglais veulent sortir, soit mais a eu d'assumer leurs choix.
a écrit le 14/06/2016 à 19:23 :
Une monnaie qui baisse, n'est-ce pas la politique chinoise (entre autres) pour pouvoir exporter plus ? Pays très désindustrialisé, dans un monde virtuel n'est-ce pas un avantage ? Après moi le déluge ? Non, après moi y en aura un autre. Pas besoin donc de nous rejouer la fin du monde comme avec le bug de l'an 2000 :-)
a écrit le 14/06/2016 à 19:13 :
La GB n'est déjà quasiment pas dans l'Europe. Sauf qu'elle bloque quasiment toute décision. Si la Livre baisse, vu la guerre des monnaies, se serait une bonne chose : tout le monde cherche à faire baisser sa monnaie.
a écrit le 14/06/2016 à 18:17 :
L'UE coûte 11 milliards à l'Angleterre chaque année et leur en rapporte...1,3. En dehors de cela, tout les incite à partir...et je les comprends et les envie.
Réponse de le 14/06/2016 à 19:07 :

Vous êtes très mal renseigné c'est le RU qui se fait son beurre sur notre dos. Ils sont beaucoup plus forts que nous en négociation
Réponse de le 15/06/2016 à 2:14 :
c'est vous qui êtes mal renseigné, ou alors victime de la désinformation...oui, la GB ne paie pas ce qu’elle devrait payer mais elle reste contributrice nette. Elle donne plus qu'elle ne reçoit. Tout comme la France qui gagnerait environ 7 milliard d’euros par an en cas de Frexit. Les projets soi-disant financés par l'UE, c'est du foutage de gueule !
Réponse de le 15/06/2016 à 7:45 :
raisonnement complètement bas du front et un calcul bête et méchant...C est normal de payer pour faire parte d'un club qui vous donne accès total à un marché de 500 millions d habitants, le plus riche de la planète, de nous permettre avec nos 66 millions d'habitants de discuter avec les autres puissances du monde et ça devrait encore nous permettre de gérer l immigration à un niveau efficace etc...
Si vous croyez que la France, l Allemagne et la GB n'y trouve pas leurs intérêts, vous êtes bien naifs...vous comprenez pas que le développement de l Espagne ou de la Pologne c'est des milliards de chiffre d'affaire à long terme et donc des emplois (sas compter que la guerre coûte beaucoup plus chere, on a essayé)?
Réponse de le 15/06/2016 à 14:52 :
la contribution net du RU correspond a 0.6% de PIB...lesquels seront largement dépassés par l'inévitable contraction du PIB post-brexit du fait de la perte d'acces privilegié au marché Européen. Faut parfois voir plus loin que le bout de son nez.
Réponse de le 16/06/2016 à 11:51 :
@ KidA
Mais quels privilèges ? Nos marchés sont ouverts aux quatres vents et tous le monde peut vendre autant et tout ce qu'ils veulent quasiment.
Il n'y a presque plus de barrières douanières (tarifaire ou non d'ailleurs).
Et les mouvements de capitaux sont libres et sans contrôles ... ça ne changera pas grand chose...
Réponse de le 16/06/2016 à 12:07 :
Réponse a @@fred

Parce que la Chine ou la Corée n'ont pas accès à notre marché peut être ? Nous n'avons quasiment plus de tarif extérieur commun de toutes façons... Il vous faudrait voir l'UE telle quelle est et non comme vous voudriez qu'elle soit!

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