Cartel du pneu : une société de conseil soupçonnée par l'UE
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L'enquête de l'Union européenne sur le cartel du pneu se poursuit. La Commission européenne a annoncé ce mardi des inspections inopinées dans les locaux d'une société de conseil soupçonnée d'avoir facilité une entente sur les prix de plusieurs manufacturiers de pneumatiques en Europe. Ces inspections ont eu lieu dans deux pays membres de l'Union européenne, a indiqué la Commission, sans plus de précision. L'identité de l'entreprise concernée n'a pas été dévoilée.
Ces inspections s'inscrivent dans le cadre d'une enquête rendue publique le 31 janvier au sujet d'une entente présumée sur les prix des pneus neufs de remplacement pour les voitures particulières, camionnettes, camions et autobus, vendus en Europe.
Des inspections avaient été menées dans les locaux de plusieurs fabricants dont Michelin, Bridgestone, Continental, Nokian et Goodyear. Les inspections inopinées constituent une étape préliminaire de l'enquête. Elles ne signifient pas pour autant que les entreprises sont coupables, souligne la Commission.
Le numéro un mondial, le groupe français Michelin, avait confirmé en début d'année être l'un des industriels concernés. Il avait toutefois « catégoriquement » contesté l'existence « de pratiques anticoncurrentielles telles qu'évoquées par la Commission européenne dans sa communication de ce jour, et à fortiori toute pratique de coordination sur les prix ». Dans une déclaration à l'AFP, Michelin avait souligné qu'il « applique scrupuleusement les règles de concurrence dans tous les pays dans lesquels il » exerce.
Son concurrent japonais Bridgestone avait alors également confirmé qu'une inspection avait été menée à son siège pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique situé à Zaventem, en Belgique. « En tant qu'entreprise responsable qui s'engage à respecter des pratiques équitables et à faire preuve de transparence, Bridgestone coopère pleinement » aux investigations, avait déclaré le groupe.
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Le manufacturier allemand de pneumatiques Continental avait, lui aussi, reconnu être concerné par les investigations menées dans plusieurs pays membres de l'Union européenne. « Des inspections des autorités antitrust sont en cours chez Continental en Allemagne », avait déclaré en janvier un porte-parole .
Son concurrent finlandais Nokian avait reconnu être visé, dans une déclaration sur son site internet. « La Commission européenne a entamé aujourd'hui une inspection inopinée au siège de Nokian Tyres à Nokia, en Finlande », avait-il écrit, précisant ne pas disposer d'informations sur l'issue de l'inspection et ne pas pouvoir faire de commentaire. « Nokian Tyres coopère pleinement avec les autorités », avait-il assuré le groupe. L'Américain Goodyear fait aussi partie des entreprises suspectées.
Lors des inspections menées fin janvier, « les fonctionnaires de la Commission étaient accompagnés de leurs homologues des autorités nationales de la concurrence des Etats membres où les inspections ont eu lieu », est-il précisé dans le communiqué de la Commission européenne, qui ne cite pas non plus les pays concernés.
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Dans ce type d'infractions à la concurrence, une entreprise déclarée coupable peut se voir infliger une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel mondial. Aucun délai légal n'est fixé pour mener à bien ce type d'enquêtes.
(Avec AFP)
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