Catalogne, un État indépendant viable ? Stiglitz pas d'accord avec Turner

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Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, farouche détracteur du cocktail dérégulation et austérité, soutient que la Catalogne indépendante serait une économie viable. Adair Turner,ex-vice-président de la banque Merrill Lynch Europe (2000 à 2006), ex-président de l'autorité des services financiers au Royaume Uni (2008-2013) est aujourd'hui président de l'Institute for New Economic Thinking. Il est quant à lui sceptique sur le fait que l'UE ouvrira ses portes à de nouveaux États indépendants.
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, farouche détracteur du cocktail dérégulation et austérité, soutient que la Catalogne indépendante serait une économie viable. Adair Turner,ex-vice-président de la banque Merrill Lynch Europe (2000 à 2006), ex-président de l'autorité des services financiers au Royaume Uni (2008-2013) est aujourd'hui président de l'Institute for New Economic Thinking. Il est quant à lui sceptique sur le fait que l'UE ouvrira ses portes à de nouveaux États indépendants. (Crédits : Enrique Calvo)
Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz estime que la région serait acceptée dans l’Union Européenne et deviendrait donc une économie indépendante viable, mais l’ancien président de l’autorité britannique des services financiers, Adair Turner, n’est pas tout à fait d’accord. Un article de notre partenaire Euractiv.

Avant que l'Écosse ne devienne un modèle pour les nationalistes, le pays était un des moteurs du siècle des Lumières européen. A cette époque, Adam Smith, David Hume et d'autres ont apporté une bouffée d'air frais et de la raison après des siècles dominés par la religion et les coutumes.

Pour marcher dans les pas d'Adam Smith, l'Institut de la nouvelle pensée économique (INET) a organisé sa conférence annuelle à Edimbourg. L'objectif de l'organisation est de donner naissance à une réflexion économique qui, si elle ne la substitue pas, fait au moins la lumière sur les contradictions de la tyrannie du marché.

Pour Stiglitz, la rapidité d'acceptation de la Catalogne par l'UE est vitale

Joseph Stiglitz est un farouche détracteur du cocktail dérégulation et austérité. Le prix Nobel d'économie fait aussi partie de ces grandes personnalités qui soutiennent que la Catalogne indépendante serait une économie viable.

Malgré la fuite de plus d'un millier d'entreprises, la chute prévue du PIB et la combinaison fatale d'une rupture avec l'Espagne, avec l'UE et avec l'Union monétaire, l'économiste américain pense toujours que le Catalogne survivrait à tout cela.

Pour Joseph Stiglitz, l'UE est un facteur décisif, qui déterminera si la Catalogne s'élève en tant que nouvel État ou au contraire s'effondre. Selon lui, « difficile » de croire qu'une Catalogne indépendante ne serait pas acceptée par le club européen.

« Reste à savoir à quelle vitesse ce sera fait, à quelle vitesse iront les négociations. La rapidité est cruciale car les turbulences seront inévitables », a-t-il déclaré.

Il ajoutait :

« La question est la suivante : quelle sera la puissance du choc économique et combien de temps durera-t-il ? »

L'optimiste de Stiglitz peu soutenu

Son optimisme pour une adhésion accélérée à l'UE trouve néanmoins peu de soutien dans le monde réel. Ni l'Espagne ni le reste des partenaires européens n'accepteront une Catalogne qui devient indépendante par la force, puisque cela créerait un précédent dangereux.

« Ce sont des enjeux politiques très complexes sur lesquels l'Europe devra travailler », a-t-il commenté.

Mais, même dans le pire des scénarios, c'est-à-dire celui d'un rejet, Joseph Stiglitz reste optimiste:

« Il existe toute une série d'accords institutionnels que l'Europe a conclu avec des pays qui ne sont pas dans l'UE pour le commerce. »

Le mantra est bien connu : le commerce est bon pour tout le monde, donc pourquoi ne pas l'ouvrir ? En d'autres termes, les bénéfices économiques pourraient finir par assouplir la résistance politique.

Adair Turner, adepte de la "monnaie hélicoptère", reste pessimiste

Adair Turner est quant à lui sceptique sur le fait que l'UE ouvrira ses portes à de nouveaux États indépendants.

« La Catalogne fait face à un véritable problème. La seule manière d'être réellement indépendante est de faire partie de l'UE. Mais l'UE ne veut pas que ça arrive car cela compliquerait tout », a-t-il déclaré à Euractiv tout en soulignant que l'UE ne saurait que faire de ces nouveaux micro-États.

Adair Turner occupe plusieurs postes, dont la présidence de l'INET, l'Institute for New Economic Thinking. Il défend des idées originales comme la « monnaie hélicoptère », un concept selon lequel les banques centrales distribueraient directement de l'argent aux citoyens pour stimuler l'économie. Il « comprend la motivation » des Catalans et des Écossais qui revendiquent l'indépendance, malgré les coûts économiques.

Aspirer à devenir indépendant hors de l'UE est une "idée folle"

Selon lui, dans les sociétés actuelles, l'économie n'est pas le seul point de référence de la population. L'identité régionale ou nationale joue un rôle important. Un facteur déterminant qui a pris de l'ampleur ces dernières années, car « plus vous faites partie d'une monde globalisé, plus vous cherchez une identité locale ».

Adair Turner assure toutefois que c'est « une idée folle » d'aspirer à devenir indépendant en dehors de l'UE. C'est d'ailleurs pour cela que le SNP et les séparatistes catalans réclament l'adhésion à l'UE.

Malgré l'agitation des dernières semaines entre Madrid et Barcelone, l'économiste veut aussi faire preuve d'optimisme.

« J'espère qu'il existe un moyen pacifiste et raisonnable d'arrondir les angles, peut-être en donnant encore plus d'autonomie aux régions espagnoles, mais pour le moment je ne sais pas », a-t-il ajouté.

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Par Jorge Valero, Euractiv.com, (traduit par Marion Candau)

(Article publié le 23 oct. 2017)

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a écrit le 27/10/2017 à 7:03 :
Même si il a raison sur le fait que l'UE a peu de chance d'accepter la catalogne rapidement (en raison de l'hostilité de plusieurs pays à cette indépendance et pas seulement de l'Espagne), n'oublions pas que l'auteur est britannique et qu'il prêche aussi pour sa paroisse (c-à-d contre l'indépendance de l'Ecosse).
Sinon dire que Hume et Adam Smith ont contribué aux lumières est fallacieux, ces gars sont des précurseurs de la pensée "libéral"-capitaliste, c-à-d à des années lumières des philosophes des lumières ou même de Locke.
a écrit le 27/10/2017 à 5:14 :
Luis donner un prix pour la de faites ! La trahison ils a trahit l Espagne et la constitution l exilés au la tôle pas de tolérance ?
a écrit le 26/10/2017 à 20:29 :
On s'en doutait un peu, mais tout Nobel qu'il soit, Stiglitz ne comprend à peu près rien à rien. L'Espagne restante peut à elle seule s'opposer à une adhésion d'une Catalogne indépendante, et nul ne doute qu'elle le ferait si le cas venait à se produire.
a écrit le 26/10/2017 à 19:39 :
"M' enfin" à tous ceux qui soutiennent les Catalans au nom de leur liberté, j'aimerais leur poser cette question: Où est l'oppression de l'Espagne? La Catalogne dispose d'un Parlement, d'un Gouvernement, elle a sa propre politique éducationnelle, le catalan est la première langue obligatoire devant l'espagnol. De quoi souffrent donc les Catalans? D'avoir à payer des impôts qui ne leur profitent pas exclusivement puisqu'ils sont redistribués et servent dans leur redistribution aux espagnols le plus démunis?
Et ils viennent faire des leçons de morale. Ce n'est qu'un question de fric qui les indispose puisqu'ils veulent leur autonomie fiscale. Affligeant. S'ils réfléchissaient un peu plus, la vraie liberté serait de pousser l'Espagne à sortir de l'Ue.
Réponse de le 27/10/2017 à 4:17 :
Tout à fait d'accord, et il faut comprendre d'où viens cette croyance dans le père noël.
En 2008 une étude révèle (mais aussi en 2003) que 55% des Catalans ont pour langue maternelle le Castillan (l'espagnol), contre 31,6% pour le Catalan (disponible sur Wiki/Catalogne).
Les Catalans sont donc en quelque sorte minoritaire en Catalogne, alors il a fallu embellir la marié en promenant monts et merveille à tout un chacun pour faire gagner les indépendantistes.
Le réveille va être très dure, car au mieux en Europe ils payeront à Bruxelles ce qu'ils payaient à l"Espagne, 2000 (grosses) entreprises en moins (Je dis "au mieux" car comme pour le Brexit, il faudrait pas susciter des vocations...).
Hors de l'Europe, ce sera un État non viable (comprendre en faillite).
Reste a se réveiller, à temps...
a écrit le 26/10/2017 à 19:12 :
stiglitz le gauchiste yankee qui dit que l'europe n'est pas viable car l'euro n'est pas construit de maniere optimale, bref l'europe doit exploser ( et en plus ca arrangera oncle sam, si c'est pas merveilleux...)........
les yanks ne savent pas qu'il existe qqch en dehors des usa, alors connaitre ce qui se passe en local....
Réponse de le 27/10/2017 à 7:50 :
Sauf que stiiglitz a travaillé en Espagne ...donc il connaît sûrement mieux le pays que toi.
Et il maîtrise mieux l ecomnomie aussi je pense.
a écrit le 26/10/2017 à 18:17 :
L'économie c'est très intéressant mais là, il faut quand même demander au peuple catalan ce qu'il en pense car jusqu'ici on n'entend que les indépendantistes, mais sont-ils majoritaires? Rien n'est moins sûr.
Réponse de le 27/10/2017 à 9:46 :
Et même si d'aventures ils étaient majoritaires, ils sont profondément divisés.D'un côté, une frange d'extrème gauche, qui pousse pour un modèle très socialisant, de l'autre la petite bourgeoisie qui ne veut pas payer pour le reste de l'Espagne. L'incapacité de Puigdemont à avancer provient de cette profonde division de ses partisans.
C'est d'ailleurs le même pb pour le Brexit où se sont retrouvés des gauchistes anti-libéralisme donc anti-UE et des bourgeois mondialisés qui ne veulent pas payer les contraintes de l'UE.
A la fin, on a un pays incapable de négocier quelque chose de concret, tout comme la Catalogne incapable de se fédérer sur un projet commun
a écrit le 26/10/2017 à 16:45 :
C'est les Anglais qui vont se régaler, après Gibraltar, Catalogne, nouvelle terre anglaise...
Les ennemies de mes ennemies sont mes amis. Le Brexit-land dernier recours de la Catalogne éjecté de l'EU?
Remarquez, ils anticipent déjà cette éventualité les Catalans, car on me parlent déjà anglais ici quand je m'exprime en Espagnole !
Réponse de le 26/10/2017 à 20:17 :
Plusieurs médias espagnols, dont le grand quotidien El Pais, ont attiré l'attention de leurs lecteurs sur la similarité entre une vidéo récemment publiée par l'association sécessionniste catalane, Omnium Cultural, intitulée «Help Catalonia», et un autre court-métrage, «I am a Ukrainian», diffusé en 2014 pendant le mouvement dit du Maïdan. Dans les deux films, une jeune et jolie femme s'adresse à la caméra pour expliquer pourquoi les gens manifestent et quels sont leurs objectifs. El Pais qualifie la vidéo catalane de «copie» de la vidéo ukrainienne.
Source RT
a écrit le 26/10/2017 à 10:38 :
Dans l'Europe du Glyphosate , c'est un avenir incertain , alors qu'ils réfléchissent bien nos amis Catalans .
Réponse de le 26/10/2017 à 19:43 :
En soutenant en sous-main les sécessionnismes régionaux sous couvert d' indépendance, le but ultime de Bruxelles est de dialoguer directement avec les euro-régions en décomposant son dernier obstacle, l'état-nation..

Avez-vous remarqué que l' expression de la contestation des catalans se fait en anglais, curieux pour des indépendantistes, non ?

Il n' y a a pas de peuple européen voilà pourquoi ça va capoter..
Qu' est-ce qu' un morvandiau a comme génèse commune avec un letton, qu' est-ce qu' un catalan aurait en commun avec un polonais ?

Pas d' histoire commune, de culture, de langue, d' économie, d' intérêts, de passé, de présent et encore moins de futur ..

Divide and conquer ..

https://www.upr.fr/av/le-demantelement-des-etats
a écrit le 26/10/2017 à 9:44 :
Je ne crois pas que les putschistes de Catalogne (des franquistes mélangés avec des staliniens ça donne des indépendantistes catalans) se soucient d'une acceptation dans l'union européenne. Ce sont des fanatiques, qui considèrent que l'union européenne est la prison des peuples, et que la survie matérielle importe peu tant que leurs idées restent pures. Un peu comme d'autres extrémistes hors de Catalogne d'ailleurs.

Carlemont est plus raisonnable que sa base (pas beaucoup, mais ce n'est objectivement qu'un nationaliste, et non un ultra-nationaliste). Certes Carlemont est fini, mais son successeur sera confronté au même problème. Tant qu'une minorité bruyante de Catalans néo-franquistes tiendra la rue et le gouvernement régional catalan, il n'y aura pas de solution. Ces gens-là ne négocient pas, ils mangeraient des cailloux plutôt que de dévier de leur ligne idéologique.
Réponse de le 26/10/2017 à 11:53 :
Trouver des franquistes chez les indépendantistes Catalans, faut le faire, chapeau bas, le mur du c..n est pulvérisé. Il est bien connu que Franco était un adepte de l'état Catalan. MdR.
Réponse de le 26/10/2017 à 17:08 :
@ Josep (Joseph Staline ?)

Considérer que la Catalogne n'a pas connu le régime franquisme est de l'ignorance à l'état brut, couplée je pense à une dose un tout petit peu énorme de mauvaise foi.
Réponse de le 26/10/2017 à 19:15 :
Quand les marxistes prennent la Suisse en exemple, rien ne va plus !
Réponse de le 26/10/2017 à 20:29 :
Relisez vos propos: "Je ne crois pas que les putschistes de Catalogne (des franquistes mélangés avec des staliniens ça donne des indépendantistes catalans) " et "Tant qu'une minorité bruyante de Catalans néo-franquistes tiendra la rue et le gouvernement régional catalan"
A moins que la langue française ait beaucoup évoluée ces phrases semblent indiquer que les indépendantistes sont, au moins en partie, des franquistes.
Je maintiens qu'une telle vision relève de la consommation de substances illicites. Par ailleurs lorsque j'écris ' Il est bien connu que Franco était un adepte de l'état Catalan' peut être eussiez vous pu y deviner un zeste d'ironie. Le mur est donc fracassé avec brio. Fart de riure.
a écrit le 26/10/2017 à 8:51 :
"Adair Turner assure toutefois que c'est « une idée folle » d'aspirer à devenir indépendant en dehors de l'UE."

La Suisse pourtant située en plein coeur de l'europe elle l'est depuis très longtemps et se porte très bien. L'idée folle surtout c'est l'indépendance qui est contraire au dogme néolibéral de notre UE.

"Il n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens" Juncker

Heil UE !
Réponse de le 26/10/2017 à 17:20 :
la suisse fait partie du marché unique et même de schengen si je ne m'abuse. C'est tout le debat.... si la catalogne est independante. judiriquement cet état n'est pas un état de l'union ni un état associé. bref c'est le brexit en pire car sans même une journée de négociation et d'adaptation. le saut dans le vide quoi?
Réponse de le 26/10/2017 à 18:14 :
La Suisse s'en sort très bien grâce au dumping fiscal, si c'est ça votre alternative au dogme néolibéral ...
Réponse de le 27/10/2017 à 10:17 :
"la suisse fait partie du marché unique "

Donc la Suisse fait partie de l'a CEE ?

"La Suisse s'en sort très bien grâce au dumping fiscal, si c'est ça votre alternative au dogme néolibéral ... "

Ben le luxembourg aussi et pourtant il est bien dans l'UE aussi non ?

Pouet vous avez quelque chose à dire peut-être ? Une précision à apporter ou bien seulement vos ressentiments habitues à exposer comme d'habitude ?

Patrick comme d'habitude vous trollez

et je ne suis pas marxiste.

Bref j'ai signalé l'ensemble de vos trollages. Merci à tous de me prouver que j'ai raison, votre hystérie est une belle preuve.
a écrit le 26/10/2017 à 8:42 :
De toute manière le débat n'a pas lieu d'être. Il faut l'unanimité pour une intégration dans l'UE. Or, l'Espagne fera barrage ainsi que tous les autres pays avec des régions potentiellement sécessionnistes (ex. Belgique).

L'Ecosse l'avait bien comprise et c'est aussi pour cela qu'elle n'a pas fait sécession, par peur d'être isolée face à une Europe qui, à l'époque, aurait hébergé une Grande-Bretagne qui aurait fait véto, soutenu par l'Espagne, La Belgique etc.

Sans compter les accords politiques, commerciaux etc derrières. Ceux qui ne veulent pas froisser ces partenaires hostiles à toute sécession, voteront également contre car auront plus à perdre qu'à gagner en soutenant un petit pays à l'avenir incertain face à plusieurs gros pays bien installés.
Réponse de le 26/10/2017 à 20:50 :
Le cas écossais devient d'une autre nature si le brexit va à son terme car il ne s'agirait plus d'une partie d'un état membre de l'UE qui ferait sécession mais, en cas de candidature d'une Ecosse qui accéderait à l'indépendance, d'un simple élargissement dans un contexte comparable aux demandes d'adhésion d'états issus de la scission d' états non membres, comme ce fut le cas de la Slovénie, de la Croatie, de la Tchéquie et de la Slovaquie. Bref, une candidature écossaise serait tout à fait recevable.
Réponse de le 26/10/2017 à 21:06 :
@bruno_bd : Tout à fait d'accord. A l'époque du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse la situation était identique à la Catalogne. Néanmoins, avec le Brexit, c'est très différents et c'est d'ailleurs pour cela que pas d'Ecossais demandent un nouveau référendum après le Brexit.
Réponse de le 27/10/2017 à 12:20 :
Helas pour les Ecossais, même si politiquement l'UE pourrait les accueillir, cela sera techniquement très difficile compte tenu de l'intensité des liens avec le reste du RU. On voit déjà que le cas de la frontière Irlande du Nord/Irlande est très compliqué, alors que les flux qui la traversent sont moins significatifs que ceux qui passent entre Angleterre et Ecosse.
Un peu comme si les Suisses Romans voulaient quitter la confédération helvétique pour adhèrer à l'UE.

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