Compétitivité des PME : les pistes choc du ministre de l'Europe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre délégué aux Affaires européennes Benjamin Haddad.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre délégué aux Affaires européennes Benjamin Haddad.
Reuters
LA TRIBUNE- La menace de censure du gouvernement se fait de plus en plus pressante au Parlement. En parallèle, les entreprises pointent le manque de visibilité et l'instabilité politique dans leurs choix d'investissement et d'embaucher. Comment le gouvernement compte s'y prendre pour redonner de la confiance aux PME et TPE dans un tel contexte ?
Le principal défi à relever est l'adoption du budget 2025. Ce débat budgétaire est crucial pour l'avenir du pays et le redressement de nos finances publiques. Nous avons proposé un budget ambitieux, visant à réduire le déficit public de 60 milliards d'euros. Cet objectif est attendu par nos partenaires européens, les investisseurs étrangers et les agences de notation.
Au-delà du budget, rappelons les effets de la politique de l'offre, des réformes, de réduction du coût du travail et du soutien aux entreprises apportés depuis 2017. Les mesures en faveur des PME et de l'innovation ont contribué à renforcer l'attractivité française et faire baisser le chômage. Selon le dernier baromètre EY , aucune entreprise interrogée n'a déclaré avoir annulé ses projets dans l'Hexagone, malgré le climat politique.
Le thème de la souveraineté est revenu en force dans les milieux économiques depuis la pandémie et la guerre en Ukraine. Quel rôle pourrait les jouer les PME européennes sur cet enjeu de souveraineté ?
À lire également
Les PME jouent un rôle essentiel pour les secteurs stratégiques pour notre souveraineté comme l'intelligence artificielle, le quantique ou la décarbonation. La France et l'Europe bénéficient d'un tissu de PME riche, mais il est essentiel de mieux les accompagner et de simplifier leur quotidien en étant à l'écoute de ceux qui savent et sont sur le terrain : les entrepreneurs. Et pour soutenir nos entreprises, la France a fait évoluer la stratégie industrielle européenne. C'est ce que permettent notamment les projets d'intérêt européen commun (PIIEC) dans les semiconducteurs ou les batteries. J'étais à Grenoble récemment pour valoriser ces projets innovants. Nous devons aller beaucoup plus loin.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
