L'exécutif réfléchit à flécher le crédit d'impôt recherche vers les TPE et PME
latribune.fr
Sur les plans sociaux, « nous accompagnerons chaque cas, pour trouver des repreneurs, accompagner les salariés et faire de la reconversion de site », a expliqué Antoine Armand.
Invité au micro de Sud Radio, ce jeudi, le ministre de l'Economie a évoqué un pointage du crédit d'impôt recherche vers les TPE et PME.
Antoine Armand est au chevet des petites entreprises. « Les chefs de TPE et PME font 90% de l'emploi en France. Ils font tourner la boutique France », a fait valoir le ministre de l'Economie, ce jeudi sur Sud Radio. Pour leur venir en aide, le ministre a émis l'idée de faire profiter le crédit d'impôt recherche aux plus petites entreprises.
«On va avoir une petite évolution du crédit d'impôt recherche très marginale, très légèrement, qui nous permettra d'utiliser cet argent pour le crédit d'impôt innovation qui touche les TPE PME et les jeunes entreprises innovantes», a-t-il déclaré.
Pour rappel, ces deux dispositifs fiscaux devaient s'éteindre l'an prochain, provoquant la colère des start-up et des PME qui en bénéficient. En réponse, le ministre s'est montré rassurant : « Il faut sortir de l'idée selon laquelle il n'y aurait que les grands groupes et les entreprises de taille intermédiaire qui innovent. »
Cette mesure - si elle se confirme - intervient dans un contexte économique morose. Le nombre de défaillances a bondi de 23,4% au deuxième trimestre 2024 sur un an, passant de 13.266 à 16.371, selon le cabinet d'Altares. À titre de comparaison, la moyenne trimestrielle était autour de 10.000 sur les cinq dernières années. Les perspectives, elles, sont loin d'être favorables. Le cabinet table sur 64.000 défaillances à mi-année. Or, en France, la moyenne annuelle des défaillances s'établit autour de 60.000.
Le ministre a évoqué plusieurs remèdes, ce jeudi : « La première attente des chefs de TPE PME, c'est la simplification. On vit dans un monde où il y a trop de normes et pas assez de travail (...) nous sommes en train de plonger l'économie dans le formol et ma responsabilité c'est de lui donner de l'oxygène ». Antoine Armand a annoncé qu'il allait présenter un plan de simplification des normes « dans les prochains jours ».
Garder les dispositifs de transmission
S'adressant toujours aux chefs de petites entreprises, le ministre de l'Economie a assuré qu'il « faut préserver les dispositifs qui permettent de transmettre les entreprises », en référence au Pacte Dutreil.
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Enfin, Antoine Armand a expliqué ne pas vouloir augmenter les cotisations sociales. « Aujourd'hui en France, quand vous voulez augmenter un salarié au Smic de 100 euros, il vous en coûte presque 400 euros (...), c'est un vrai problème. Et augmenter le coût du travail au niveau du Smic, ça peut avoir des conséquences » sur l'économie française. Dans un contexte d'équation budgétaire complexe, le ministre n'a pas pu garantir qu'il n'allait pas réduire les exonérations des cotisations sociales pour les petites entreprises.