Investisseurs et dirigeants accueillent la victoire de Cameron

 |   |  565  mots
Le parti conservateur de David Cameron emporte la majorité absolue des sièges à la Chambre des communes britannique.
Le parti conservateur de David Cameron emporte la majorité absolue des sièges à la Chambre des communes britannique. (Crédits : © Stefan Wermuth / Reuters)
La Bourse salue la victoire des conservateurs outre-Manche, des analystes de Moody's pointent d'éventuels risques économiques en

Avant même la confirmation de la victoire de Cameron, la City le fêtait déjà.  La Bourse de Londres évoluait en forte hausse vendredi matin. Le Foostsie gagnait ainsi 137,62 points soit 2% par rapport à la clôture de la veille quelques minutes après l'ouverture, à 7 heures  GMT.

Par ailleurs, la livre sterling a gagné du terrain face au dollar dès la publication des premières estimations. La devise britannique a atteint son plus haut niveau depuis fin février et elle était en passe d'enregistrer sa plus forte progression en une journée face à l'euro depuis janvier 2009.

L'oeil de Moody's

Plus tard dans la journée, l'agence de notation Moody's a diffusé un communiqué contenant les commentaires de plusieurs analystes. Certain estiment que l'élection elle-même n'aura pas d'impact sur la notation du pays. Mais ils pointent le fait que le référendum sur l'UE pourrait avoir des conséquences pour l'ensemble de l'économie.

Par ailleurs, selon Marie Diron, vice-présidente:

"En cas de mise en oeuvre, les réformes proposées par les Conservateurs peuvent créer des risques pour les développement des énergies renouvelables, les banques, les assurances vies et les associations chargées des logements sociaux. Le résultat de l'élection réduit les risques pour les distributeurs d'énergie et les opérateurs ferroviaires."

Dans le cas des banques en particulier, la proposition des conservateurs de renforcer la concurrence dans en matière de prêts serait de nature à bouleverser le marché, pointe un autre analyste de Moody's. Cela dit, la presse britannique note que les banques ont de quoi être soulagées par les résultats des élections. En effet, la défaite du Labour écarte la perspective d'une hausse des taxes pour le moment.

Concernant le logement social, c'est la promesse de faire accéder les locataires à la propriété à moindre coût qui est visée. Tandis qu'en matière d'énergie, il serait question de forcer le régulateur à baisser les prix pour les consommateurs.

L'accueil "poli" de Bruxelles en prévision du référendum

Par ailleurs, les félicitations adressées au Premier ministre britannique commencent à affluer. Parmi elles figurent celles de:

  • Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a fait partie des premiers dirigeants à saluer cette victoire. La Commission "se tient prête à travailler de façon constructive avec le gouvernement britannique",a indiqué le porte-parole Margiritis Schinas. Il a ajouté que toute requête de changement dans les relations entre la Grande-Bretagne et l'UE serait examinée de façon "polie, amicale et objective". Des propos rapportés par l'agence allemande DPA.
  • François Hollande, en pleines commémorations des 70 ans de l'armistice du 8 mai 1945, a invité le chef du cabinet britannique à venir à Paris.
  • Donald Tusk, président du Conseil européen et ex-Premier ministre polonais s'est exprimé sur Twitter. "Félicitation, j'ai hâte de vous retrouver à la table du Conseil de l'Europe en juin", écrit-il.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/05/2015 à 1:35 :
Cameron ou pas, l'Angleterre est sur la mauvaise pente, tout comme l'Allemagne. Les conservateurs "biberonnés" au néo-libéralisme vont vouloir toujours plus de réformes, de flexibilité, de productivité... jusqu'à aller trop loin, car ils vont toujours trop loin, trop sûrs de leur force. Les temps ne semblent plus aux révolutions, aux grandes grèves, a des "Mai 68". Peut-être, mais les équilibres sont fragiles et ne demandent qu'à se rompre.Ce qui serait dans la logique des choses.
a écrit le 09/05/2015 à 21:25 :
Si la City réagit positivement à l'élection de Cameron donc au referendum et à la possible victoire de la sortie de l'Angleterre de l'Europe ,c'est qu'elle doit y voir du positif pour les affaires donc pour l'économie !
a écrit le 09/05/2015 à 13:51 :
Rien ne va dans le sens de l'UE de Bruxelles, mais quand on construit une "union" a l'envers pour forcer les choses, on ne peut être surpris!
a écrit le 09/05/2015 à 11:03 :
Ce bazar d'antagonismes est dans les choux de Bruxelles ! Le Royaume Uni a toujours affiché son intérêt essentiellement mercantile, et obtenu un régime ultra-spécial par les dérogations aux règles. Il a toujours démontré et affiché son insularité et sa préférence pour les USA sur l'Europe. De Gaulle l'avait compris dès le début, ayant une sacrée expérience du sujet. Le coq gaulois, ne fait pas le poids en face de l'aigle germanique et il est embourbé dans les contraintes de son histoire colonisatrice puis décolonisatrice.
a écrit le 09/05/2015 à 9:03 :
C'est là que l'on s’aperçoit du niveau de vassalité des États par rapport a une administration technocratique de Bruxelles! Plus ils sont souverain, plus il y a de souplesse et d'adaptation possible!
a écrit le 09/05/2015 à 7:06 :
Quand Hollande et sa bande partiront je suis sûr que ce sera la fête. Quelle leçon terrible les Français ont prise !
a écrit le 09/05/2015 à 3:59 :
On atteint des sommets. Des "héros" écossais qui sont de fait des staliniens plus que des indépendantistes et n'attendent que la bonne soupe de l'UE ET du pouvoir en GB pour avoir évité le pire il y a quelques mois. Un redressement de l'UK qui est une mascarade digne de Potemkine. Grotesque et inquiétant.
a écrit le 08/05/2015 à 20:40 :
Les résultats ont payés. Cameron a été réélu car le pays se porte mieux. En France on s'enfonce année après année et on critique la réussite des autres. Pauvre France et honte à notre gouvernement!
a écrit le 08/05/2015 à 20:39 :
Surtout que l'Anglais ne tarde pas trop à plier les gaules, il n'a jamais été Européen, contrairement à l'Ecossais qui lui semble résolu à rester dans l'UE. Attendre et voir...
a écrit le 08/05/2015 à 20:38 :
Si les Anglais sortent de l'UE nos impôts vont augmenter encore .Comment va t-on faire ?
a écrit le 08/05/2015 à 17:52 :
Bravo ! Quel contraste avec la France sinistrée des socialiste !
Réponse de le 09/05/2015 à 1:04 :
Quant au déficit budgétaire toujours énorme de la GB, malgré la croissance. C'est tout bonnement une croissance qui vit à crédit....
a écrit le 08/05/2015 à 17:25 :
Si l'UE fait autant de place aux demandes de renégociation du RU, qu'aux demandes délirantes de SYRIZA, on peut avoir quelques inquiétudes. En effet, les 2 exécutifs ont été élus aussi démocratiquement l'un que l'autre. Quand on voit le poids de PIB du RU et celui de la Grèce, on devrait plus s'inquiéter du départ du premier !!
a écrit le 08/05/2015 à 17:13 :
Quel heureux pays ! Le peuple anglais a une sagesse remarquable. Le modèle socialiste n'est pas près d'y être adopté. Le désastre français en devient d'autant plus criant et désespérant.
Réponse de le 08/05/2015 à 21:23 :
Tous aux contrats 0 heure.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :