Élection en Allemagne : Scholz critique l'ingérence d'Elon Musk et de Washington
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Wolfgang Rattay
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Le vice-président américain J.D. Vance a exhorté vendredi les partis traditionnels allemands à coopérer avec l'extrême droite, au lieu de l'ostraciser, s'attirant les critiques du gouvernement à Berlin.
« Il n'y a pas de place pour des pare-feux », a déclaré M. Vance à la Conférence sur la sécurité de Munich, en référence au cordon sanitaire que maintiennent tant bien que mal aujourd'hui les partis établis en Allemagne à l'encontre du mouvement Alternative pour l'Allemagne (AfD).
Lors d'un discours devant des responsables internationaux à la Conférence de Munich sur la sécurité, Olaf Scholz a affirmé : « La direction que prendra notre démocratie, nous seuls en décidons. Nous et personne d'autre ! ». Il a critiqué l'intervention de J.D. Vance, soulignant que de telles actions ne sont pas acceptables, surtout entre alliés.
Le discours de JD Vance avait suscité la stupeur parmi les dirigeants européens. Il avait critiqué la liberté d'expression en Europe et la politique migratoire du continent, ciblant particulièrement les partis allemands traditionnels qui refusent toute alliance avec l'AfD.
Malgré ces divergences, l'Allemagne reste attachée à son partenariat transatlantique. Scholz a assuré que l'Allemagne continuerait à acheter des matériels militaires américains, tout en soulignant la nécessité d'une industrie européenne de l'armement forte. Il a également réaffirmé le soutien de l'Allemagne à la souveraineté de l'Ukraine et s'est opposé à un « découplage de la sécurité européenne et américaine ».
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Le chancelier a insisté sur la nécessité d'augmenter significativement les dépenses de défense, au-delà des 2% du PIB actuellement consacrés par Berlin. Il a plaidé pour une réforme de la règle du frein budgétaire après les élections, afin d'exclure les dépenses de défense.
Ce discours intervient à une semaine des élections législatives anticipées, où Olaf Scholz est donné perdant face à son rival Friedrich Merz, candidat des conservateurs. Merz, qui devance l'AfD et le SPD dans les sondages, est également présent à Munich.
Fin janvier, le milliardaire Elon Musk a apporté son soutien au parti d'extrême droite AfD lors d'un meeting électoral en Allemagne, en pleine polémique après son salut considéré comme nazi, le jour de l'investiture de Donald Trump.
« C'est Ok d'être fier d'être allemand. Battez-vous pour un avenir radieux pour l'Allemagne », a déclaré en direct l'homme le plus riche de la planète devant, selon l'AfD, quelque 4.500 partisans réunis à la Foire de Halle (est).
Il a réitéré son soutien pour ce parti qui incarne selon lui « le meilleur espoir pour l'Allemagne », recueillant des applaudissements nourris du public.
(avec agences)
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