Friedrich Merz trouve que les Allemands ne travaillent pas assez

Maxime Heuze

« Ce n’est pas avec la semaine de quatre jours et le "work-life balance" que nous pourrons maintenir notre prospérité ! », a affirmé Friedrich Merz.
Fabrizio Bensch

Maxime Heuze

« Ce n’est pas avec la semaine de quatre jours et le "work-life balance" que nous pourrons maintenir notre prospérité ! », a affirmé Friedrich Merz.
Fabrizio Bensch
Le nouveau chancelier allemand a affiché son objectif : faire travailler plus les Allemands. « Ce n'est pas avec la semaine de quatre jours et le "work/life balance" [l'équilibre vie privée/vie professionnelle] que nous pourrons maintenir notre prospérité ! », a affirmé Friedrich Merz, début mai dans un discours prononcé lors de la journée de l'économie de l'Union chrétienne-démocrate (CDU).
Une rhétorique qui rappelle le « travailler plus pour gagner plus » de l'ancien président français Nicolas Sarkozy et qui semble faire de plus en plus d'adeptes dans l'ouest de l'Europe. Mais alors, les Allemands et les Français travailleraient-ils moins que le reste du monde ? La Tribune fait le point.
Selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques, les Français et les Allemands travaillent beaucoup moins au cours d'une année que les habitants d'autres pays. Alors que la moyenne horaire des membres de l'OCDE est de 1 742 heures de travail par personne, par an, ce chiffre redescend à 1 500 heures pour la France et même 1 342 heures pour l'Allemagne. Les Allemands passent donc presque deux fois moins de temps que les Mexicains à travailler. Un problème pour le nouveau chancelier allemand qui veut relancer la croissance dans le pays après plusieurs années atones.
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Le temps de travail n'est cependant pas l'alpha et l'omega de la productivité. Selon le dernier rapport du Conseil national de productivité, l'Allemagne parvient à maintenir une production plus élevée que la France avec moins d'heures travaillées. Une situation « témoignant d'une meilleure productivité horaire », explique les auteurs du rapport. Pour eux, « les investissements en capital, formation et technologies dans l'amélioration de la compétitivité » sont plus efficaces pour améliorer la production d'un pays que l'augmentation des horaires de travail.
Maxime Heuze